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Des "défaillances" de gestion derrière la mort de 14 bébés dans une maternité

Un des "Barbechas", les fouilleurs de poubelles, à Tunis, le 6 janvier 2019 ( AFP / FETHI BELAID )

Quatorze bébés sont décédés des suites d'une infection bactérienne contractée en mars dans une maternité publique de Tunis, selon un rapport final rendu public jeudi sur cette affaire qui a déclenché de vives critiques contre le secteur de la santé.

Dans une conférence de presse, le président de la commission d'enquête, Mohamed Douagi, a précisé que le nombre des bébés décédés dans ce service de néonatalogie dans la période du 6 au 15 mars s'établissait finalement à quatorze et non pas quinze, comme il l'avait indiqué dans une précédente rencontre avec les médias.

Ces 14 bébés, tous des prématurés, sont décédés des suites d'une infection bactérienne produite lors de la période de la préparation des poches de nutrition entre le 4 et le 8 mars, dans la maternité du complexe hospitalier de Rabta dans la capitale Tunisienne, a-t-il ajouté.

"L'enquête a démontré plusieurs défaillances concernant la salle de préparation des poches". Ainsi "les poches utilisées ou celles qu'on s'apprêtait à utiliser, contiennent la bactérie Enterobacter cloacae qui se transmet par la main", a expliqué le chef de la commission.

De multiples défaillances ont également été révélées dont "l'absence d'effectif humain" suffisant, "absence du contrôle de la qualité efficace et de la formation et de l'encadrement du personnel" au sein de ce service ainsi que le "non-respect des bases de la stérilisation".

Plusieurs hauts responsables au sein du ministère ont été démis de leurs fonctions à la suite de ce drame révélé en mars et ayant choqué le pays. Le ministre de la Santé avait alors démissionné.

Après l'indépendance en 1956, le développement de la santé publique a été une priorité pour la Tunisie qui dispose à ce jour de 166 hôpitaux et 2.100 centres de santé, selon des chiffres officiels.

Mais cet ancien fleuron du pays a été mis à mal par des problèmes de gestion et de financement, alors que la santé privée a prospéré.

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CAN-2019: sans l'Egypte, la fête est plus ouverte

Le Sénégal a eu raison du Bénin lors de la CAN-2019 au Caire le 9 juillet 2019.

Sénégal-Tunisie, puis Algérie-Nigeria: les demi-finales de la première CAN à 24, dimanche au Caire, offrent un plateau inattendu, sans l'Egypte pays hôte, mais avec quatre ambitieux qui n'ont pas ou plus levé la Coupe depuis longtemps, sauf pour les Super Eagles. Tout est ouvert !

. Le grand favori: le Sénégal

Voir le Sénégal dans le dernier carré ne semble pas être une surprise, et pourtant le pays n'a plus atteint ce niveau depuis 2006. Il faut remonter à 2002 pour voir les Lions de la Teranga jouer, et perdre, leur unique finale dans la compétition, avec Aliou Cissé comme capitaine.

Le défenseur est depuis devenu le sélectionneur de cette talentueuse équipe qui voit grand. "On était venus ici avec l'ambition de jouer sept matches. On les jouera. Mais on veut jouer la grande finale", a déclaré le coach aux dreadlocks.

Les éliminations de l'Egypte, du Cameroun et du Maroc ont rajouté de la pression sur les épaules des Sénégalais, les mieux classés du Continent au barème Fifa. Mais des quatre équipes en lice, ce sont ses leaders qui connaissent le mieux le haut niveau, avec Sadio Mané et Kalidou Koulibaly, habitués à la Ligue des champions.

La star de Liverpool, trois buts, s'est déjà montré décisive, quand la défense compte parmi les plus solides, avec un seul but encaissé. Seul hic, le forfait du gardien titulaire Edouard Mendy, remplacé par Alfred Gomis, laisse une interrogation dans les cages.

. Le nouveau favori: l'Algérie

L'Algérie est arrivée sur la pointe des pieds, après une CAN-2017 ratée et son absence à la Coupe du monde. Mais ses performances ont fait grand bruit: sa victoire contre le Sénégal en poule, puis son quart épique face à la Côte d'Ivoire (1-1 a.p., 4-3 aux t.a.b.) ont sorti les Fennecs de leur discrétion.

Ils joueront leur première demi-finale depuis 2010.

"On est ici pour réaliser ce que personne ne croit peut-être. Nous, on y croit. C'est gratuit, ça ne coûte rien d'être ambitieux, même si les objectifs sont très élevés", a déclaré le coach Djamel Belmadi.

L'organisation algérienne a impressionné jusqu'ici, et son succès face aux Eléphants lui a fait passer une sacré épreuve mentale. Mais avant le Nigeria, deux questions restent: sur la récupération --deux jours complets avant le match, un de moins que les Super Eagles-- et la blessure du latéral Youcef Atal.

. L'habitué: le Nigeria

Les Super Eagles planent à nouveau: champion en 2013, mais absent des deux éditions suivantes, le Nigeria revient en demi-finale, où il a ses habitudes. Pour sa 18e participation, c'est la 15e fois qu'il atteint ce niveau !

Cette performance est à la hauteur de ses fortes individualités, à commencer par les attaquants Ahmed Musa, Odion Ighalo, Alex Iwobi et Samuel Chukwueze. Au milieu, le joueur de Leicester Wilfred Ndidi, 22 ans, confirme l'étendue de son talent.

"Nous sommes ici pour gagner le titre", a assuré Chukwueze, après le quart remporté dans les dernières minutes face à l'Afrique du Sud (2-1). Battue par Madagascar en poules (2-0), l'équipe de Gernot Rohr est montée en puissance, en éliminant le Cameroun tenant du titre (3-2) puis les Bafana Bafana.

. Le revenant: la Tunisie

Le chemin a été aussi laborieux que l'attente a été longue: la Tunisie, sans avoir gagné un match de poule, a retrouvé le dernier carré pour la première fois depuis 2004, l'année de son seul sacre.

Le bateau mené par Alain Giresse a beaucoup tangué jusqu'au 8e remporté face au Ghana aux tirs au but (1-1 a.p., 5-4 aux t.a.b.), mais le quart contre Madagascar (3-0) le remplit d'espoirs.

"Une fois que tu es là, tu as envie d'aller au bout", assure Naïm Sliti.

Face aux Malgaches, les Aigles de Carthage ont montré une belle solidité, et en attaque, ses leaders Youssef Msakni et Wahbi Khazri ont été efficaces. Des promesses à confirmer face au Sénégal.

Le journal de la CAN-2019 du 12 juillet avec Yacouba Ouédraogo

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CAN-2019: quatre avions pour transporter des supporters tunisiens au Caire

Supporters tunisiens devant quart de final de la CAN-2019 opposant la Tunisie à Madagascar le 11 juillet 2019.

Quatre avions vont acheminer 700 supporters tunisiens vers le Caire, où la Tunisie, qualifiée pour les demi-finales de la Coupe d'Afrique des Nations pour la première fois depuis 2004, rencontre dimanche le Sénégal, ont annoncé la Fédération et la compagnie Tunisair.

Ces quatre avions affrétés par le gouvernement partiront samedi 13 et dimanche 14 juillet pour le Caire, selon un communiqué de la compagnie aérienne nationale.

C'est la première fois depuis 15 ans que la Tunisie, sacrée à la CAN en 2004, rejoint le dernier carré de la compétition.

Elle a battu Madagascar 3-0 jeudi en quart de finale, mettant fin à l'aventure de cette équipe modeste, mais qui s'est révélée comme la surprise de ce tournoi auquel elle participait pour la première fois.

La victoire de la Tunisie au stade al-Salam au Caire, grâce aux buts de Ferjani Sassi (52) et de Youssef Msakni (60) et de Naïm Sliti (92), lui a permis de rejoindre le Sénégal en demi-finale, déclenchant une onde d'euphorie dans les rues de Tunisie.

Le Premier ministre Youssef Chahed "a appelé le président de la Fédération tunisienne de football Wadii Jarii pour le féliciter au nom de tout le gouvernement et lui assurer son soutien concernant le match contre le Sénégal", a indiqué vendredi la Fédération dans un communiqué.

La décision d'affréter des avions a été prise afin de "soutenir l'équipe", qui jouera au stade du 30-juin au Caire, selon le communiqué.

L'équipe tunisienne, dirigée par le sélectionneur français Alain Giresse, n'a gagné qu'un match depuis le début de la compétition dans le temps réglementaire, et a concédé trois matchs nuls face à l'Angola (1-1), le Mali (1-1), et la Mauritanie (0-0) en phase de poules.

Après l'élimination de poids lourds dont l'Egypte, les Aigles croient d'autant plus en leurs chances de disputer la finale le 19 juillet au stade international du Caire face au vainqueur de l'autre demi-finale, qui opposera l'Algérie et le Nigeria dimanche.

CAN-2019: la Tunisie met fin au rêve de Madagascar

Le milieu de terrain malgache Ibrahim Amada (à gauche) et l'attaquant tunisien Wahbi Khazri lors du match de quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations au Caire le 11 juillet 2019.

Le conte de fées de Madagascar s'est arrêté en quarts. La Tunisie a battu les surprenants Zébus (3-0), jeudi au Caire, pour aller dans le dernier carré de la CAN pour la première fois depuis 2004.

Ne gagner aucun match de poule, passer le 8e de finale aux tirs au but, être apathique pendant 45 minutes face aux modestes Malgaches... les Aigles de Carthage n'ont rien survolé depuis le début du tournoi, mais les voilà en demies, face au Sénégal, dimanche.

Leur parcours tortueux contraste avec la portée historique de leur exploit: jusque-là, les Tunisiens avaient buté cinq fois en quarts en quinze ans, depuis l'année de leur unique titre, remporté à domicile. Ce succès brise la malédiction et met en route la machine à rêves.

L'équipe d'Alain Giresse a réussi sa meilleure période en Egypte au retour des vestiaires, concrétisée par des buts de Ferjani Sassi (52), Youssef Msakni (60) et Naïm Sliti (92). Une simple réaction d'orgueil, ou une vraie montée en puissance?

Ses supporters, peu nombreux au stade Al-Salam, le sauront face au Sénégal, un adversaire difficile pour la Tunisie qui a affiché le moins de certitudes dans le jeu des quatre demi-finalistes.

- Msakni-Khazri, double menace -

Le sélectionneur des Lions de la Teranga Aliou Cissé a dû prendre note des faiblesses de son futur adversaire étalées face à Madagascar. Pendant longtemps, les Maghrébins ont semblé dépendre d'un exploit individuel de Wahbi Khazri ou de leur capitaine Youssef Msakni pour débloquer la situation.

A court d'idées collectives, les Aigles de Carthage ont failli ouvrir le score sur un coup franc du Stéphanois claqué sous la barre par Melvin Adrien (31). C'est finalement un coup du sort qui les a sortis de leur torpeur: une frappe de Sassi déviée par le défenseur Thomas Fontaine, impuissant.

Sur le second but, Msakni suit bien une frappe de Khazri mal repoussée par le gardien des Zébus, pour clore l'affaire.

Ces deux actions résument bien la rencontre de Madagascar, que la réussite aura fui cette fois-ci.

Deux avions de supporters venus spécialement d'Antananarivo n'ont pas suffi, ni un bel état d'esprit: les Malgaches, qui découvraient la compétition, n'ont pas enchaîné un nouvel exploit, après avoir battu le Nigeria (2-0) puis la RD Congo en 8es (2-2 a.p, 4-2 aux t.a.b.).

Trop brouillonne, et émoussée physiquement, l'équipe de Nicolas Dupuis n'a pas été capable de porter le danger sur le but de Mouez Hassen. Mais le Petit Poucet peut quitter l'Egypte la tête haute.

Le Dijonnais Naïm Sliti a célébré le troisième but, à la conclusion d'un contre, d'un geste signifiant la fin des espoirs malgaches. Mais pour les Tunisiens, ça ne fait que commencer.

Le journal de la CAN-2019 du 11 juillet avec Yacouba Ouédraogo

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