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RDC

Des "combattants" du parti présidentiel en colère autour du parlement

Félix Tshisekedi à Nairobi au Kenya le 10 janvier 2019.

Des partisans du nouveau président congolais Félix Tshisekedi ont manifesté lundi près du parlement leur colère à l'encontre des députés proches de l'ancien président Joseph Kabila sur fond de tractations pour constituer un gouvernement.

Plusieurs dizaines de "combattants" ont filtré l'entrée du parking utilisée par les députés en milieu de journée.

La police a fait usage de gaz lacrymogène, a rapporté le site actualité.cd.

Les "combattants" de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS, le parti de M. Tshisekedi) accusent des députés de la majorité parlementaire pro-Kabila d'"outrage" envers leur leader.

"Nous traquons les députés FCC (Front commun pour le Congo pro-Kabila) parce qu'il faut les stopper maintenant. Dans ce pays le président de la République c'est Félix Tshisekedi. Ils doivent le comprendre", a déclaré à l'AFP Dido Kadima, conducteur de taxi-moto fulminant de colère.

"Ils sont majoritaires dans la salle ? Désormais, ils devront tenir compte de la vraie majorité constituée par le peuple", a tempêté pour sa part Boni Kabasele, étudiant et militant de l'UDPS.

Samedi, le groupe parlementaire pro-Tshisekedi avait accusé les députés pro-Kabila d'avoir tenu la veille des "propos injurieux" envers le nouveau chef de l'Etat.

Vendredi, les députés pro-Kabila du FCC, ultra-majoritaires, avaient critiqué dans l'hémicycle deux ordonnances de nominations signées par le président Félix Tshisekedi.

Cette passe d'armes intervient alors que la coalition pro-Tshisekedi Cap pour le changement (Cach) et la coalition pro-Kabila FCC négocie toujours pour constituer un gouvernement.

M. Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 mais son prédécesseur a conservé une vaste majorité au parlement, selon les résultats officiels contestés par une partie de l'opposition.

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Ebola en RDC: plus de 1.500 décès enregistrés

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Le nombre de décès de la maladie à virus Ebola dans l'est de la République démocratique du Congo a dépassé la barre de 1.500 décès en dix mois dans deux provinces où elle sévit.

"Depuis le début de l’épidémie, le cumul des cas est de 2.239, dont 2.145 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1.506 décès (1.412 confirmés et 94 probables) et 621 personnes guéries", selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé daté de dimanche.

"276 cas suspects sont en cours d’investigation", indiquent les autorités alors que "13 nouveaux cas sont confirmés" et "140.915 personnes sont vaccinées".

Le premier décès en dehors des limites des provinces congolaises du Nord-Kivu (est) et de l'Ituri (nord-est) est celui d'un enfant de 5 ans décédé le 12 juin en Ouganda voisin et de son frère le lendemain.

La RDC et l'Ouganda ont engagé des discussions sur la finalisation d'un protocole d’accord "qui définira les procédures de collaboration sanitaire approfondie entre les deux pays", selon les autorités congolaises.

Ebola: impact sur le commerce à la frontière
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L'épidémie déclarée le 1er aout sur le sol congolais est la dixième en RDC depuis 1976, et la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie après les quelque 11.000 morts enregistrés en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

La lutte contre cette épidémie déclarée dans une zone des conflits est rendue davantage difficile à cause des résistances communautaires face aux activités de ripostes organisées par les autorités et leurs partenaires.

Les Nations unies ont nommé le 23 mai un "coordinateur de l'intervention d'urgence" contre l'épidémie d'Ebola en RDC, pour entreprendre de nouveaux efforts dans la riposte.

La musique adoucit les orphelines pour la fête de la musique

L'orchestre du pianiste congolais, Ray Lema, lors d'une répétition le 13 juin 2019 à Kinshasa.

"Chaque fois que ma colère monte, j'ai recours à la musique comme exutoire de la révolte contre la mort précoce de ma mère et l'abandon de mon père", raconte Angèle, percussionniste congolaise de 15 ans.

En République démocratique du Congo, capitale autoproclamée de la musique africaine, comme dans une centaine de pays, le 21 juin est l'occasion de célébrer la fête mondiale de la musique par des concerts et des spectacles.

De nature taciturne, Angèle Digba se transforme lorsqu'elle se déchaîne, juchée sur un tam-tam en peau d'animaux sauvages, qu'elle martèle de ses mains frêles. Ces moments sacrés sont pour elle autant d'occasions d'oublier son destin d'orpheline.

Angèle vivait avec son père en Tanzanie, lorsqu'elle est retournée en 2013 dans son pays natal, la RDC, avec sa jeune soeur. On leur avait expliqué que c'était pour y passer des vacances.

Mais en fait, son père et sa nouvelle épouse avaient préparé leur retour définitif en RDC. A la descente de l'avion, leur accompagnatrice les avait semées et abandonnées. Elles avaient vivoté à l'aéroport jusqu'au jour où elles avaient été recueillies par le centre d’hébergement de Matumaïni de Kinshasa, qui héberge et encadre 35 autres filles.

Les mercredi et vendredi sont des jours spéciaux pour les pensionnaires de cette institution: un jeune professeur de musique, Bled Pambu, vient dispenser bénévolement des cours de percussion aux filles.

"La percussion dégage toute la colère que j'avais", avoue Angèle.

"Angèle est passionnée de musique, particulièrement de percussion. Elle est bourrée de talents", témoigne Yolande Soba, gestionnaire de ce centre d'hébergement, qui ne reçoit que des filles abandonnées et des orphelines.

Dans la cour, on voit Angèle empoigner son tam-tam, le serrant contre son corps comme une poupée d'adolescente. "En une année, j'ai pu apprendre les styles Kimbunda et Manianga" joués par deux tribus de l'ouest de la RDC, explique-t-elle.

"Angèle s'est adaptée très vite. Avec ses camarades, elles sont prêtes pour former un groupe respectable pouvant se produire en spectacle, devant n'importe quel public", assure Bled Pambu.

Angèle n'ambitionne pas pour autant de devenir une vedette de la musique pour se faire connaître ou gagner de l'argent: elle rêve de créer une école de percussion réservée exclusivement aux filles.

Les difficultés de Dorothée, réfugiée burundaise à Goma

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200 000 réfugiés enregistrés au Nord-Kivu

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