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Des bases militaires attaquées par Boko Haram dans le Nord-Est

Des cases incendiées par des combattants de Boko Haram dans le village de Maiborti, dans la banlieue de Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria, le 17 décembre 2018 (Photo AUDU MARTE / AFP)

Le groupe jihadiste Boko Haram a attaqué au moins trois bases militaires dans le nord-est du Nigeria, ont annoncé mercredi des sources militaires et de sécurité.

Des combattants du groupe de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), une faction de Boko Haram affiliée aux jihadistes de l'Etat islamique, ont envahi mardi ces bases, situées dans l'Etat de Borno, ont indiqué à l'AFP des sources militaires et des membres des milices combattant aux côtés de l'armée.

Boko Haram a intensifié ces derniers mois ses attaques contre des cibles militaires dans les Etats de Borno et de Yobe, prenant d'assaut des bases militaires et tuant plusieurs dizaines de soldats.

"Ils ont d'abord délogé des soldats à un poste de contrôle à Kimba, près de Biu... Ils ont ensuite pris le contrôle d'un autre poste à Sabon Gari, à cinq kilomètres de là", a affirmé un officier de l'armée nigériane.

Les jihadistes ont également attaqué une autre base à Wajirko, selon un membre des milices dans la région.

Lundi, ils s'en étaient pris à des militaires dans le village de Buni Gari, dans l'Etat voisin de Yobe, occasionnant "des pertes", a déclaré un officier de l'armée.

"Les soldats ont été submergés et forcés de battre en retraite après de violents combats avec les terroristes", a-t-il ajouté.

L'ISWAP a revendiqué ces attaques, affirmant avoir tué 14 soldats et en avoir pris un autre en otage, selon le Centre américain spécialisé dans la surveillance de la mouvance jihadiste (SITE).

L'armée nigériane a également affirmé avoir perdu un hélicoptère, lors d'une tentative des combattants jihadistes de s'emparer d'une autre base, mercredi à Damasak, sans plus de précisions.

La semaine dernière, les jihadistes de Boko Haram ont pris le contrôle de la ville stratégique de Baga, un important port de pêche sur le lac Tchad.

L'insurrection jihadiste, qui a débuté au Nigeria en 2009, a fait au moins 27.000 morts et provoqué une grave crise humanitaire avec 1,8 million de déplacés.

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Libération de 28 lycéens nigérians kidnappés début juillet

Un groupe d'écoliers est escorté par des militaires et des officiels nigérians après leur libération à Katsina, au Nigeria, vendredi 18 décembre 2020.

Les hommes armés qui avaient enlevé début juillet 121 adolescents dans un lycée du nord-ouest du Nigeria, ont relâché 28 nouveaux adolescents, a affirmé dimanche à l'AFP l'un des responsables de cet établissement secondaire chrétien.

Le 5 juillet dernier, des hommes armés ont envahi dans la nuit les dortoirs du lycée baptiste Bethel, situé à Chikun dans l'Etat de Kaduna, avant de kidnapper ses pensionnaires âgés entre 10 et 19 ans.

Cette attaque est la dernière d'une série d'enlèvements de masse d'enfants et d'étudiants commis dans le nord-ouest du Nigeria par des groupes criminels.

"Vingt-huit ont été relâchés et nous les avons réunis avec leurs parents", a déclaré le révérend Joseph Hayab, l'un des responsables du lycée baptiste Bethel.

"Les bandits les ont relâchés hier et nous sommes allés les chercher avec les bus de l'église", a détaillé le révérend, qui a précisé que les enfants ont passé la nuit dans l'école avant que les autorités n'appellent leurs parents tôt dimanche pour leur dire de venir les récupérer.

Contactée par l'AFP, la police de l'Etat de Kaduna n'avait pas réagi dimanche en début d'après-midi.

"En tout nous avons 34 enfants qui ont retrouvé leur liberté, et 87 qui sont toujours pris en otage par les bandits", a souligné le révérend.

En effet, "cinq enfants s'étaient enfuis le 21 juillet dernier, deux d'entre eux avaient été retrouvés par la police. Les trois autres avaient réussi à rejoindre l'école par leur propre moyen", a-t-il ajouté.

"Il avaient réussi à s'échapper lorsque les bandits les avaient envoyés chercher du bois pour la cuisine. Il y a deux semaines, les ravisseurs avaient aussi libéré un lycéen pour des raisons médicales", a-t-il ajouté.

Après l'enlèvement, les ravisseurs avaient demandé aux responsables de l'école de la nourriture et une rançon pour la libération des otages.

"Nous avons beaucoup discuté avec les bandits. L'église mais aussi les parents ont joué un rôle" dans leur libération.

"En tant que responsable, je vous mentirai si je vous disais qu'il n'a pas été question d'argent, mais je ne peux pas vous dire combien a été donné", a-t-il ajouté. Désormais, "nous prions pour qu'ils relâchent les autres enfants".

Les enlèvements de voyageurs sur les routes ou de personnalités influentes contre le paiement d'une rançon sont fréquents dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

Les islamistes de Boko Haram s'étaient livrés aux premiers rapts dans des écoles, avec l'enlèvement de plus de 200 jeunes filles dans leur dortoir de Chibok en 2014, suscitant l'émoi de l'opinion publique mondiale.

Mais les enlèvements d'écoliers se sont tragiquement multipliés depuis, en particulier cette année, où plus de 1.000 jeunes gens ont été kidnappés depuis décembre 2020. La plupart ont été libérés après des négociations mais beaucoup d'entre eux restent entre les mains de leurs ravisseurs, des bandes criminelles organisées pouvant compter des centaines de membres.

Le président nigérian Muhammadu Buhari avait ordonné aux forces de sécurité de tout faire pour libérer les enfants mais le chef de l'Etat est fortement décrié alors que la situation sécuritaire du pays ne cesse de se dégrader.

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