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Des adeptes de BDK accusés d’avoir tenté de renverser l’ordre institutionnel en place à Kinshasa


Des adeptes de Bundu dia Kongo présentés aux autorités comme auteurs présumés des violences qui ont secoué Kinshasa et le Kongo central, au siège de la police nationale congolaise, dans la capitale de la RDC, 9 août 2017. (Twitter/Baudouin Kamanda Wa K. )

La police congolaise a présenté aux autorités un groupe de 31 auteurs présumés des violences qui ont secoué lundi Kinshasa et une province voisine, en les qualifiant de "terroristes". Ils sont tous membres du groupe politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK), selon la police.

"Ces terroristes ont été interpellés lundi à la suite de l'opération de maintien de l'ordre public", a déclaré le porte-parole de la police nationale en présentant les 31 interpellés à trois ministres (Intérieur, Défense et Communication) et au patron de l'Agence nationale de renseignements (ANR).

​La police les accuse, selon la presse congolaise, d’avoir tenté de renverser l’ordre institutionnel en place à Kinshasa.

Les assaillants avaient, selon leur présentation, planifié d’attaquer simultanément trois cibles stratégiques : l’aéroport international de N’Djili, le quartier Binza et la Ratio-Télévision nationale où ils allaient faire une déclaration de prise de pouvoir, rapportent les médias congolais citant les sources de la police.

Les violences dans la capitale et la province du Kongo central ont fait "19 tués, sept blessés et 31 interpellés", a indiqué le colonel Mwanamputu parlant d'un "bilan provisoire".

Parmi les victimes se trouvent trois membres des forces de l'ordre, a-t-il précisé pendant cette "présentation" ouverte à la presse au siège de la police nationale.

Les "assaillants" visaient la télévision nationale et l'aéroport international de Kinshasa, selon lui.

L'officier a répété que les auteurs présumés se réclamaient de "la secte mystico-politico-religieuse Bundu Dia Kongo".

Il a appelé un par un par leur nom les "assaillants", dont trois femmes. L'une d'elles, Thérèse, couverte d'un pagne à l'effigie de la Vierge Marie, a été présentée comme la "fétichiste du groupe", statut qu'elle a publiquement rejeté.

Les auteurs présumés des violences étaient pieds nus, assis sur des chaises en plastique, sous la surveillance de policiers en uniforme, certains avec un béret ou un bandeau rouge autour de la tête.

Deux valises de fétiches, couteaux et bâtons étaient déposées sur le sol devant eux.

Au terme de la séance, les assaillants présumés ont été embarqués dans deux véhicules de la police. Ils vont être déférés "devant les juridictions compétentes", selon le porte-parole de la police.

L'AFP avait décompté 46 assaillants présumés mardi entre les mains des forces de l'ordre au siège de la police nationale.

Les violences de lundi ont éclaté à la veille de deux journées "ville morte" organisées à l'appel de l'opposition, qui demande la publication d'un calendrier électoral et le départ du pouvoir du président Joseph Kabila dont le mandat a pris fin depuis le 20 décembre 2016.

Avec AFP

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