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Depuis la Floride, Trump rêve de victoire en 2020

Le président des États-Unis, Donald Trump, lors d'un meeting de campagne à Panama City, Floride, le 8 mai 2019.

"Vous vous souvenez, cette fantastique élection? 2016... Et maintenant nous avons 2020!".

Depuis Panama City Beach, dans cette partie de la Floride où il a enregistré des scores spectaculaires, Donald Trump a retrouvé mercredi soir les estrades de campagne. Avec un plaisir évident, loin des âpres luttes avec les démocrates du Congrès sur l'enquête du procureur spécial Robert Mueller.

En plein air, au soleil couchant, face à une foule de casquettes rouges et sous un immense panneau "Make America Great Again", il s'amuse, moque ses adversaires, vante son bilan et la bonne santé de l'économie.

La foule scande "Quatre ans de plus!".

Il dit son envie d'en découdre: "Je veux que cette campagne électorale commence immédiatement!".

Depuis le "Sunshine State", à quelque 1.200 kilomètres de Washington, il passe rapidement en revue les noms de ses adversaires démocrates potentiels.

"Il y a le choix entre Joe l'Endormi et Bernie le Dingue", ironise-t-il, utilisant les surnoms dont il a affublé l'ancien vice-président Joe Biden et le sénateur du Vermont Bernie Sanders, tous deux candidats à la primaire démocrate.

"Choisissez quelqu'un et allons-y, que ça commence!", ajoute-t-il, faisant mine d'être indifférent au choix de ses adversaires politiques.

"Il y a aussi le jeune (Pete) Buttigieg", ajoute-t-il, évoquant cette star montante des démocrates, maire de 37 ans ouvertement gay de South Bend (Indiana), ville moyenne des bassins industriels américains.

"Il va nous représenter devant le président chinois Xi Jinping", ironise le milliardaire républicain. "Je veux être dans la pièce pour voir ça..."

"Et Beto, qu'est-il arrivé à Beto?", lance-t-il, moqueur, évoquant le Texan Beto O'Rourke, lui aussi en lice dans le camp démocrate.

- "Vous voyez, c'est un despote" -

Autre cible de choix? Les médias "Fake News".

"Dans six ans, ils n'auront plus de boulot", lance-t-il, évoquant l'échéance à laquelle il quittera la Maison Blanche s'il est élu pour un deuxième mandat.

"Si je veux les rendre fous, je vais dire 10 ans...", ajoute-t-il, s'amusant du fait que les journalistes vont immédiatement dire "Vous voyez, c'est un despote".

"10, 14, comme vous voulez", dit-il encore au milieu de rires, dans cette région où il l'a emporté haut la main lors de la présidentielle de 2016 (plus de 70% des voix dans le Bay County où se trouve Panama City Beach).

Il évoque aussi, une nouvelle fois, la "chasse aux sorcières" dont il estime avoir été victime, menée selon lui par une bande de "démocrates en colère".

Le milliardaire républicain espère refermer une fois pour toutes le chapitre de l'enquête russe du procureur spécial Robert Mueller.

Mais les démocrates ne l'entendent pas de cette oreille et sont déterminés à ne pas se faire imposer une lecture du rapport par le ministre de la Justice Bill Barr, qui s'est transformé à leurs yeux en véritable avocat du président.

"Pas de collusion, pas d'obstruction, rien (...). Après deux ans (d'enquête), rien", martèle Donald Trump. "Et maintenant les démocrates disent: nous voulons tous recommencer. C'est une honte!".

"Ils veulent faire des investigations plutôt que des investissements. Je crois que cela nous conduira tout droit à la victoire en 2020!", ajoute-t-il.

Auparavant, il s'était rendu sur la base aérienne de Tyndall, située entre Panama City et Mexico Beach. Cette zone de Floride avait été dévastée il y a sept mois par le puissant ouragan Michael (catégorie 5) qui a touché terre avec des vents de plus de 250 km/h, laissant dans son sillage des scènes de désolation.

Ses habitants attendent toujours l'aide de la capitale fédérale pour la reconstruction. Mais les débats s'enlisent au Congrès sur fond de désaccords entre républicains et démocrates, ces derniers réclamant que des fonds conséquents soient aussi débloqués pour Porto Rico, frappé en 2017 par les ouragans Irma et Maria.

Avec AFP

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Ce que Memorial Day représente pour les Américains

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Première sortie publique de Joe Biden depuis le 15 mars

L'ancien vice-président Joe Biden parle lors de la troisième journée de la Convention nationale démocrate à Philadelphie, 27 juillet, 2016. (AP Photo / J. Scott Applewhite)

Le candidat démocrate à la Maison Blanche, Joe Biden, a fait lundi sa première sortie publique en plus de deux mois, avec un masque, pour une brève cérémonie de dépôt de gerbe sur un monument aux anciens combattants américains près de son domicile, en ce jour férié de Memorial Day.

"Cela fait du bien de sortir de chez moi", a lâché le candidat, 77 ans, reclus depuis mi-mars avec sa femme, Jill, dans sa maison de Wilmington dans le Delaware, dont il sortait tout de même pour des promenades périodiques à pied et à vélo, selon lui.

Joe Biden n'avait participé à aucun événement public depuis un débat dans un studio de télévision contre son ex-rival des primaires Bernie Sanders le 15 mars, un confinement handicapant en pleine campagne présidentielle, alors que son adversaire Donald Trump est très présent dans l'actualité et sort régulièrement de la Maison Blanche.

Le président, lui, ne porte pas de masque en public. Il a repris le golf ce week-end, après plus de deux mois d'interruption, alors que le déconfinement est largement engagé dans l'ensemble des Etats-Unis.

La campagne de l'ancien vice-président de Barack Obama s'était brusquement arrêtée avec les premières décisions de confinement en mars. Un meeting dans l'Ohio avait été annulé à la dernière minute le 10 mars et remplacé par un discours dans une salle à demi-vide à Philadelphie ce soir-là, puis il avait fait une conférence de presse dans un hôtel de Wilmington le 12 mars.

C'est confiné qu'il a célébré sa victoire aux primaires, et depuis plus de deux mois, il tente de faire campagne à distance, depuis un studio installé dans sa maison, pour le scrutin présidentiel de novembre.

Lundi, il a échangé quelques mots avec des soutiens et des journalistes, à bonne distance, et en gardant son masque sur le visage, ce qui a rendu la compréhension difficile. "N'oublions jamais les sacrifices de ces hommes et femmes. N'oublions jamais", a-t-il dit.

Accusations contre le président de la BAD : Washington demande une enquête indépendante

Le président Trump avec des dirigeants africains. De gauche à droite, le président kenyan, le président de l'UA Alpha Condé, le président de la BAD Akinwumi Adesina, le vice-président nigérian et le Premier ministre éthiopien, à Taormina, Italie, le 27 mai 2017. (AP/A. Medichini)

Les Etats-Unis ont demandé à la Banque africaine de développement (BAD) de lancer une enquête indépendante sur les accusations de prévarication contre son président Akinwumi Adesina, dans une lettre du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin obtenue par l'AFP lundi.

Faisant part de ses "sérieuses réserves" sur la décision de la BAD de blanchir son président de toutes les accusations, Steven Mnuchin demande "une enquête approfondie sur ces allégations par un enquêteur extérieur indépendant", dans son courrier daté du 22 mai, adressé à la présidente du bureau du conseil des gouverneurs de la BAD, la ministre ivoirienne du Plan et du développement Kaba Nialé.

Sur recommandation de son comité d'éthique, la BAD avait totalement disculpé M. Adesina de multiples accusations telles que "comportement contraire à l'éthique, enrichissement personnel et favoritisme", formulées début avril par des "lanceurs d'alerte" anonymes se présentant comme un groupe d'"employés inquiets".

Ancien ministre nigérian de l'Agriculture, devenu président de la BAD en 2015, M. Adesina, 60 ans, est seul candidat à sa réélection pour un nouveau mandat de cinq ans. L'institution panafricaine de développement doit élire son nouveau président fin août - le scrutin initialement prévu fin mai ayant été reporté à cause de l'épidémie de coronavirus.

"Considérant l'étendue, la gravité et la précision des allégations contre le seul candidat au leadership de la Banque pour les cinq prochaines années, nous pensons qu'une enquête plus approfondie est nécessaire pour que le président de la BAD bénéficie du soutien et de la confiance complets des actionnaires", précise le secrétaire américain au Trésor.

Dans une lettre longue et détaillée, les "lanceurs d'alerte" reprochaient à M. Adesina diverses malversations, ainsi que son favoritisme dans de nombreuses nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians. Il était aussi accusé d'avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraudes ou de corruption, ou de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ, sans les sanctionner.

Affirmant "avoir procédé à un examen point par point de toutes les allégations contenues dans la plainte", le Comité d'éthique de la BAD avait conclu qu'elle "ne reposait sur aucun fait objectif et solide".

Les lanceurs d'alerte avaient alors réclamé une enquête indépendante.

La BAD, une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde, a réalisé en octobre 2019 une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars, considérée comme un succès personnel pour le président Adesina.

La BAD compte 80 pays actionnaires (54 pays africains et 26 non africains, d'Europe, d'Amérique et d'Asie).

Escalade des tensions entre la Chine et les États-Unis

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Les campagnes de vaccination perturbées, 80 millions d'enfants menacés

Seth Berkley, PDG de GAVI Alliance lors de la session «Rising to a Global Challenge: The 15th Anniversary of GAVI» dans la station de montagne suisse de Davos, le 22 janvier 2015. REUTERS / Ruben Sprich /

Environ 80 millions d'enfants de moins d'un an dans 68 pays risquent de contracter des maladies contagieuses, comme la rougeole, car la pandémie de Covid-19 limite les vaccinations de routine, ont averti l'OMS, l'Unicef et Gavi vendredi.

"Cette donnée est alarmante. C'est quelque chose que nous n'avons jamais vu de toute notre vie", a déclaré le Dr Seth Berkley, directeur exécutif de l'Alliance du vaccin (Gavi), au cours d'une conférence de presse virtuelle.

Ce cri d'alarme est lancé à quelques jours du Sommet mondial sur la vaccination qui sera virtuellement accueilli le 4 juin par le Royaume-Uni.

Comme l'expliquent l'Organisation mondiale de la santé, le Fonds des Nations unies pour l'enfance et Gavi dans un communiqué, la pandémie limite la vaccination de routine pour plusieurs raisons.

Certains parents hésitent à sortir de chez eux en raison des mesures de limitation de mouvement, du manque d'information ou parce qu'ils craignent d'être infectés par le coronavirus responsable de la maladie Covid-19. En outre, de nombreux agents de santé ne sont pas disponibles en raison des restrictions de déplacement ou de leur réaffectation à des tâches relatives à la lutte contre la pandémie.

Et alors que la pandémie a cloué au sol de nombreux avions, des problèmes de logistiques et de transports perturbent l'acheminement des vaccins, a expliqué aux médias la directrice générale de l'Unicef, Henrietta Fore.

Depuis mars, les services de vaccination systématique des enfants en particulier contre la roougeole poliomyélite, mais aussi contre le choléra, la méningite et le tétanos notamment, sont ainsi perturbés à un niveau sans précédent depuis le lancement des programmes élargis de vaccination dans les années 1970.

Selon les données recueillies par l'ONU et Gavi, le fonctionnement des services de vaccination systématique est considérablement perturbé dans au moins 68 pays, ce qui pourrait affecter environ 80 millions d'enfants âgés de moins d'un an.

Fin mars, craignant que les rassemblements de masse pour les campagnes de vaccination ne favorisent la propagation du Covid-19, l'OMS avait recommandé aux pays de suspendre provisoirement celles qui étaient menées à visée préventive, le temps d'évaluer les risques et de mettre en place des mesures efficaces pour réduire la transmission du coronavirus.

Après avoir évalué la situation, l'OMS conseille désormais "aux pays de procéder à une évaluation spécifique des risques en fonction de la dynamique locale de propagation du coronavirus, des capacités de leur système de santé et de l'intérêt pour la santé publique de mener des campagnes de vaccination".

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