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Démission du président de l'Etoile sportive après un match agité

  • VOA Afrique

Le président de l'Étoile du Sahel Ridha Charfeddine lors d'une cérémonie à Carthage, Tunisie, le 2 décembre 2015.

Le président du club tunisien de l'Etoile sportive du Sahel (ESS), Ridha Charfeddine, a confirmé lundi sa démission annoncée dimanche à la fin du match contre l'Espérance Sportive de Tunis (EST) à Sousse (0-0).

"Je ne prends pas des décisions hâtives, ma démission est bien réfléchie", a-t-il affirmé par téléphone à l'AFP sans vouloir donner d'autres détails.

A la fin d'un match entre l'ESS (5e du classement) et le club tunisois l'EST (1er), qui avait été interrompu durant huit minutes en raison des altercations et des violences entre les joueurs, M. Charfeddine avait annoncé dimanche soir à la presse son retrait de la présidence du club.

"Ce qui s'est passé sur le terrain n'honore pas le football tunisien et c'est pour cette raison j'ai décidé de me retirer" de la présidence de l'ESS, avait-il dit dans une déclaration à la chaîne nationale Watanya 1.

"Ce match a été retransmis en direct, le monde entier nous regardait! Ce n'est pas cette image sur la Tunisie que nous voulons montrer (...), le public n'honore pas l'ESS. Qu'il cherche un autre président", s'était-il emporté.

Ciblé en 2015 par une tentative d'assassinat par balles à Sousse, M. Charfeddine avait argué aussi sa "démission définitive" par des "conditions inadéquates" et une "absence de financement".

Selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, pendant huit minutes les joueurs se sont bousculés violemment sur le terrain pendant que des policiers tentaient de les séparer. L'arbitre a exclu trois joueurs à la suite de ces altercations. D'autres vidéos montrent des supporters en colère lançant des chaises et des projectiles sur le terrain.

"C'est dommage de voir ce genre de scène sur le terrain surtout qu'environ 11 joueurs de ces deux équipes vont participer au mondial 2018", a réagi à l'AFP Ridha Jeddi, ex-entraîneur adjoint de l'ESS.

"Classico scandale", titrait lundi le quotidien arabophone Achourouk.

Ce genre d'incident n'est pas nouveau dans le football tunisien. Plusieurs scènes de violence avaient déjà été enregistrées ces dernières années.

Commentant une ancienne étude ministérielle, des sociologues jugent que ces violences ont pris de l'ampleur sous le régime de Zine El Abidine Ben Ali (1987-2011) car elles étaient un moyen de "respirer" et de "protester" dans un pays muselé.

Avec AFP

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