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Guinée

De nouvelles violences meurtrières lors de l’enterrement d'opposants

Onze corps avant l'enterrement à Conakry, Guinée, le 4 novembre 2019. (VOA/Zakaria Camara)

Les affrontements entre forces de l’ordre et membres du Front national pour la défense de la constitution ont fait deux morts et plusieurs blessés lundi à Conakry.

Les affrontements ont éclaté lundi à Conakry entre jeunes en colère et les forces de l’ordre lors du transport vers le cimetière des corps de 11 jeunes tués pendant les manifestations organisées par des anti-3e mandat.

Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées.

Affrontements à Conakry entre jeunes en colère et forces de l’ordre
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Selon une source officielle, les échauffourées ont commencé après la prière sur les corps à la mosquée de Bambéto, quartier périphérique de Conakry.

Deux personnes sont mortes, mais le communiqué du ministère guinéen de la sécurité ne précise pas si elles ont été tuées par balle.

"Alpha Condé n’a pas voulu pas qu’il y ait un cortège à partir de l’hôpital Ignace Deen, il s’était même permis, à la grande surprise de tout le monde, d’extraire les corps de la morgue et de venir les jeter dans la cour de cet hôpital. Les corps que vous voyez, la plus part sont décomposés en raison des traitements inhumains qu’Alpha Condé leur a infligés", s’indigne Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition guinéenne avant la levée des corps à l’hôpital sino-guinéen.

Les membres du FNDC à Conakry avant la marche funèbre, Guinée, le 4 novembre 2019. (VOA/Zakaria Camara)
Les membres du FNDC à Conakry avant la marche funèbre, Guinée, le 4 novembre 2019. (VOA/Zakaria Camara)

Depuis plusieurs semaines, le Front national pour la défense de la constitution organise des manifestations de rue en Guinée pour exiger du président Alpha Condé le renoncement à son projet de nouvelle constitution.

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Manifestation anti troisième mandat

Manifestation anti troisième mandat
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Trois morts après une manif anti-Condé

Trois morts après une manif anti-Condé
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Trois morts après une manif anti-Condé

La police guinéenne arrête un manifestant

Trois Guinéens ont été tués par balle lors des heurts survenus jeudi à Conakry après la dispersion par les forces de sécurité d'une nouvelle manifestation d'opposants au président Alpha Condé, selon un bilan mis à jour vendredi auprès de l'opposition et de l'hôpital.

Ces décès portent à au moins 20 le nombre de civils tués depuis le début, le 14 octobre, d'une mobilisation contre un éventuel troisième mandat du président Condé. Un gendarme a également été tué.

Les Guinéens sont à nouveau descendus en masse jeudi dans les rues de la capitale à l'appel du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), qui mène la contestation. Des violences ont éclaté sur le trajet de la marche, puis se sont étendues à plusieurs quartiers.

Alpha Souleymane Diallo, 16 ans, Abdouramane Diallo, 19 ans, et Amadou Oury Barry, 32 ans, ont été tués par les forces de sécurité au cours "d'expéditions punitives" et "en dehors de toute manifestation", a rapporté le FNDC sur les réseaux sociaux.

Au moins 66 personnes ont été blessées, dont 26 par des balles tirées par les policiers ou les gendarmes, a dit à l'AFP Abdoulaye Oumou Sow, un responsable de ce collectif de partis d'opposition, de syndicats et de membres de la société civile.

Amadou Oury Barry a été touché par balle "alors qu'il était enfermé dans une boutique", a dit un proche de la famille.

Les trois décès ont été confirmés par une source médicale à l'hôpital de l'Amitié sino-guinéenne.

Aucun commentaire n'a été obtenu auprès des autorités qui n'ont fait état jusqu'alors que d'un mort.

La Guinée, coutumière des protestations et des répressions brutales, est en proie à l'agitation depuis que le FNDC a appelé à faire barrage au projet prêté à M. Condé, élu en 2010 et réélu en 2015, de briguer sa propre succession en 2020 et de réviser dans ce but la Constitution, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels.

Guinée: Amnesty International met en garde contre les violations des droits humains avant les élections de 2020
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La veille de la manifestation de jeudi, les forces de sécurité avaient fait l'objet d'un rapport accusateur d'Amnesty International. Il dénonce l'usage excessif de la force, les interdictions de manifestations pacifiques, les arrestations "massives" et "arbitraires", les cas de torture et l'impunité des gendarmes et policiers.

Le gouvernement s'est défendu contre un rapport ignorant selon lui ses efforts.

A 81 ans, M. Condé, ancien opposant historique qui fut le premier président démocratiquement élu après des décennies de régimes autoritaires et militaires, entretient le flou sur ses intentions, mais a lancé en septembre des consultations sur la Constitution.

Des manifestants tués par balles en Guinée

Des manifestants et les forces de l'ordre à Conakry, en Guinée, le 14 novembre 2015. (VOA/Zakaria Camara)

Au lendemain d’une manifestation contre un éventuel 3e mandat d'Alpha Condé dispersée. la société civile a enregistré un nouveau mort à Conakry.

La présence des forces de l'ordre vendredi matin sur la route de Prince a vite tourné aux violences. Un jeune élève a été mortellement touché par balle à Hamdallaye, quartier périphérique de Conakry.

Ce cas vient s'ajouter aux trois victimes. Il s’agit de trois jeunes "tués à bout portant", selon un communiqué du FNDC.

Jeudi, des violences ont et signalées pendant plusieurs heures après la dispersion des malfaisants par les forces de l'ordre à Conakry.

Le chef de file de l'opposition guinéenne a condamné "une répression sauvage". Le ministre guinéen de la Sécurité précise "qu'à aucun moment les opérations de maintien de l'ordre n'ont ciblé un véhicule ou une personne en particulier".

Guinée: Amnesty International met en garde contre les violations des droits humains avant les élections de 2020
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Présent à Conakry pour une sortie de crise, Ibn Chambass représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Afrique de l'Ouest, a rencontré plusieurs responsables de la classe politique guinéenne.

Le gouvernement répond à Amnesty International

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