Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sénégal

De nombreux actes de vandalisme pendant les manifestations

Un bus incendié à Dakar, le 29 janvier 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Au Sénégal, les manifestations en période électorale sont souvent ponctuées par le vandalisme des d'édifices ou biens publics. En 2012 plusieurs institutions publiques ont été vandalisé et l'hôtel des députés a même été brûlé ainsi que plusieurs voitures appartenant à des services publics.

2019 n'a pas dérogé à cette triste réalité. À moins d'un mois de la Présidentielle plusieurs bus de la société des transports publics ont été saccagé lors de manifestations de l'opposition.

A Dakar, le réseau des transports publics est déréglé depuis quelques jours. Les usagers sont obligés d'attendre plus que d'habitude à cause des nombreuses déviations et contournements que les bus effectuent pour éviter les points chauds de la capitale.

De nombreux actes de vandalisme pendant les manifestations
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:35 0:00

Pour Charles Augustin Sagna, les citoyens sont les principales victimes du caillassage des bus.

"A chaque fois qu'il y a ces manifestations, on voit que les gens se déchaînent sur les bus ou sur des choses qui appartiennent à la société. C'est nous qui en subissons les conséquences. Quand il y a de la casse, Dakar Dem Dikk (société en charge des transports publics) met ses bus à l'arrêt et la population souffre parce qu'après on a plus la possibilité de prendre ces bus pour rentrer."

De son côté, Papa Abdoulaye Faye estime que les bus sont le bien des Sénégalais. Ils appellent les manifestants à éviter ces pratiques.

"Les dégâts, ce ne sont pas que les bus Dakar Dem Dikk, c'est les édifices, les magasins, ils tirent sur tout ce qu'ils trouvent sur leur chemin et c'est pas bien. On peut manifester sans pour autant casser. On peut faire une marche pacifique, dénoncer et se faire entendre sans pour autant casser. Parce qu'à chaque fois qu'il y a des casses, il y a les bandits qui se mêlent à la foule pour faire leur sale besogne."

Avec deux bus brûlés et plusieurs autres caillassés, la société des transports publics est la victime préférée des manifestants. Me Moussa Diop, directeur général de Dakar dem Dikk déplore ces violences.

"Certaines personnes ont voulu régler leurs problèmes dans la rue ce qui est regrettable parce que les bus Dakar Dem Dikk sont un patrimoine national et appartiennent à tous les Sénégalais surtout les gens qui n'ont pas de moyens. Nous avons essuyé des caillassage mais également des tentatives de vandalisme sur le patrimoine national qu'est Dakar Dem Dikk. Des personnes ont été arrêté parce que j'ai demandé à mes services de quadriller le réseau pour assurer la sécurité des bus."

Pointé du doigt suite à ces actes de vandalisme, plusieurs jeunes de l'opposition ont été arrêtés la semaine dernière.

Vendredi, le tribunal de Dakar a relaxé l'un d'entre eux, les autres sont incarcérés à la prison de Rebeuss en attendant leur jugement.

Toutes les actualités

"Trafic d’êtres humains": Serigne Modou Kara Mbacke dément les accusations

"Trafic d’êtres humains": Serigne Modou Kara Mbacke dément les accusations
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:25 0:00

Décès du footballeur sénégalais Papa Bouba Diop à l'âge de 42 ans

Décès du footballeur sénégalais Papa Bouba Diop à l'âge de 42 ans
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:12 0:00

Arrestations de 43 fidèles d'un chef religieux sénégalais pour "trafic d'êtres humains"

La police a déployé un dispositif sécuritaire impressionnant au centre-ville de Dakar, empêchant ainsi une marche appelée par l'ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, à Dakar, Sénégal, 25 juillet 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La gendarmerie sénégalaise a annoncé l'arrestation de 43 personnes pour notamment "traite d'êtres humains" dans des centres d'éducation créés par un influent chef religieux dans la région de Dakar où des individus étaient "victimes de séquestration et de maltraitances", des affirmations démenties lundi par l'entourage du chef religieux.

Ces arrestations ont eu lieu lors d'opérations menées du 26 au 28 novembre par la gendarmerie dans ces centres tenus par des disciples de Serigne Modou Kara Mbacké, selon la gendarmerie qui les a rendues publiques dans un communiqué dimanche soir.

Serigne Modou Kara Mbacké est un chef religieux membre de l'influente confrérie musulmane des mourides et dirigeant d'un parti politique. Il a mis en place à travers le pays des "centres de redressement" ciblant notamment des jeunes en perdition.

Les enquêtes de la gendarmerie ont permis de démanteler "un réseau de vol de scooters, de trafic de chanvre indien et de traite d'êtres humains" dans ces centres.

Plus de 370 pensionnaires de ces centres de rééducation, dans plusieurs quartiers de Dakar et de sa banlieue, ont été libérés.

Ils vivaient "dans des conditions sanitaires déplorables. Souffrant visiblement de maladies et de malnutrition sévère, les stigmates des sévices corporels sont visibles sur les corps des victimes, dont certains semblent avoir perdu la raison", a poursuivi la gendarmerie.

"Les témoignages des victimes font état de plusieurs décès durant ces deux dernières années, dont le dernier remonte à trois jours. L'enquête se poursuit sous la direction du Procureur de la République, précisément pour les faits d'association de malfaiteurs, vol en réunion en temps de nuit, trafic de drogue, traite de personnes et complicité", selon le communiqué.

Le service de communication de Serigne Modou Kara Mbacké a démenti ces accusations.

"La gendarmerie n'a trouvé de la drogue dans aucun des centres de redressement" qui accueillent plutôt "des victimes de la drogue, des jeunes repris de justice et des déficients mentaux", dans un communiqué lundi.

En raison des "résultats satisfaisants" dans ces centres, le nombre de pensionnaires a augmenté et causé une "promiscuité du cadre de vie" due au "manque de moyens", s'est justifié le service de communication de Serigne Modou Kara Mbacké.

Il appelle l'Etat, au lieu de les "sanctionner", à accompagner ces structures qui "ont réussi là où des structures officielles n'ont pas de solutions malgré leur budget à coup de milliards".

Macky Sall craint l’éventualité d’une seconde vague de Covid-19

Macky Sall craint l’éventualité d’une seconde vague de Covid-19
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:43 0:00

La peinture pour lutter contre les violences faites aux femmes

La peinture pour lutter contre les violences faites aux femmes
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:48 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG