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Sénégal

Cinq candidats pour la présidentielle, les deux principaux opposants définitivement hors course

Le président sortant Macky Sall (à gauche) et son épouse Marieme Faye Sall (à droite) saluent les spectateurs à la cérémonie de son investiture comme candidat à la prochaine élection présidentielle, à Dakar, le 1er décembre 2018,

Le Conseil constitutionnel sénégalais a publié dimanche la liste officielle des cinq candidats en lice pour l'élection présidentielle du 24 février, dont le chef de l'Etat sortant Macky Sall.

Ses deux principaux opposants, l'ex-maire de Dakar Khalifa Sall et l'ancien ministre Karim Wade ont été écartés définitivement.

Identique à la liste provisoire publiée le 14 janvier, elle a été affichée en fin de soirée sur des panneaux disposés devant le siège du Conseil constitutionnel, où attendaient plusieurs dizaines de journalistes, dans un quartier résidentiel de Dakar.

Outre celle de Macky Sall, le Conseil a validé, comme la semaine précédente, les candidatures du député Ousmane Sonko, ancien haut fonctionnaire et figure montante de l'opposition, de l'ex-Premier ministre Idrissa Seck, d'un proche de l'ancien président Abdoulaye Wade (2000-2012), Madické Niang, et du candidat du Parti de l'Unité et du Rassemblement (PUR), El Hadji Sall.

Les "sept sages" ont sans surprise écarté les recours introduits par Karim Wade, ex-ministre et fils d'Abdoulaye Wade (2000-2012), et Khalifa Sall, dissident du Parti socialiste, qui avaient pourtant recueilli le nombre requis de parrainages - environ 52.000 signatures - mais sont frappés par des condamnations judiciaires.

"Naturellement, la décision qui vient d'être rendue publique par le Conseil constitutionnel, nous la rejetons totalement", a déclaré à la presse le représentant de Khalifa Sall, Babacar Thioye Ba.

"Le Conseil constitutionnel n'a pas rendu une décision fondée sur le droit. Pour utiliser une image, le Conseil constitutionnel, c'est un peu la tour de Pise. Il est toujours penché du même côté, celui du pouvoir", a ajouté le conseiller de l'ancien député-maire de Dakar, radié de l'Assemblée nationale le 17 janvier.

"La seule riposte, la seule réponse, reste l'action politique", a également indiqué Babacar Thioye Ba, en annonçant que des consultations auront lieu dans les prochains jours entre candidats de l'opposition pour définir leur stratégie.

Le Sénégal, qui a connu deux alternances, en 2000 et en 2012, et aucun coup d'Etat, fait figure de modèle de démocratie dans la région.

Mais des organisations internationales et régionales, ainsi que des ONG de défense des droits de l'Homme, ont dénoncé le caractère "inéquitable" de certains procès, notamment ceux de Karim Wade et Khalifa Sall, ou des restrictions aux libertés publiques.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS, libéral), qui a investi Karim Wade et n'a officiellement pas prévu de "plan B" en cas d'invalidation de sa candidature, n'a pas réagi dans l'immédiat.

Pour rejeter la candidature de Karim Wade, le Conseil avait relevé la semaine dernière sa condamnation en 2015 à six années de prison pour "enrichissement illicite" et la mention "personne non inscrite sur le fichier électoral" sur la carte d'identité figurant dans son dossier.

Il a cette fois jugé que le recours introduit par le représentant de sa coalition et ne portant pas la signature de Karim Wade était "irrecevable", les réclamations n'étant ouvertes qu'aux candidats ou à leur représentants dûment mandatés.

Condamné quant à lui à cinq ans de prison pour "escroquerie portant sur les deniers publics", Khalifa Sall, en détention depuis bientôt deux ans et dont le pourvoi en cassation a été rejeté le 3 janvier, est bien privé de sa qualité d'électeur et ne peut donc pas non plus se porter candidat, a estimé le Conseil, en rejetant tous les arguments de l'ancien maire de la capitale.

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A Dakar, des noyades toujours aussi fréquentes

Plage de Mbao (Banlieue de Dakar), des enfants se baignent sans surveillance, le 7 octobre 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Les cas de noyade dans la banlieue dakaroise sont toujours aussi fréquents, et les jeunes sont les plus exposés . Entre juillet et septembre 2018, 56 jeunes ont perdu la vie selon les chiffres des sapeurs-pompiers, tandis que cette année, les noyades se multiplient au même rythme.

De la plage des Parcelles à celle de Guédiawaye en passant par Golf, Malika et BCEAO, le littoral qui longe la banlieue de Dakar enregistre de nombreux cas de noyades durant les vacances, une situation que les riverains vivent avec désarroi.

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Alassane Faye a assisté à plusieurs repêchages de corps et estime que les mesures de sécurité doivent être renforcées à tous les niveaux car, juge-t-il, ce qui se passe est très grave.

"C'est une zone très dangereuse et les noyades sont récurrentes parce que la baignade risquée". Pour ce riverain de la plage de Guédiawaye, les premières mesures à prendre concernent les familles parce qu'il faut "retenir les enfants de moins de 15 ans voire 18 ans parce qu'on a remarqué que ces enfants sont victimes de noyades".

Il ajoute qu'une "sécurité établie tout le long du littoral permettra d'éviter que les enfants immatures se baignent en toute liberté".

A quelques pas de la plage de Malika, un riverain ayant requis l'anonymat rejette la responsabilité sur les parents : "ils ne surveillent plus les enfants qui sont parfois très nombreux à passer pour aller à la plage."

Dépité, il peste contre le manque de contrôle parentale. "Personne ne les contrôle alors qu'ils n'ont même pas 10 ans. Actuellement, l'éducation des enfants est défaillante", estime-t-il.

Les autorités ne peuvent pas assurer la surveillance de toutes les plages. C'est l'avis de Djibril Diouf pour qui "si chacun s'occupait convenablement de ses enfants avec des recommandations précises il n'y aurait pas de problèmes".

Ce riverain du littoral Nord estime que les autorités ne peuvent pas tout faire et qu'avant de les indexer, les parents devraient assumer leurs responsabilités "avec un simple contrôle parental, l'enfant n'osera pas aller à la plage sans autorisation."

Pour lui, les parents doivent davantage assurer l'éducation de leurs enfants et veiller à leur sécurité.

Entre 2015 et 2018, 1.023 jeunes ont perdu la vie dans les plages. Des chiffres officiels de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers du Sénégal montrent l'ampleur des cas de noyades malgré les mesures prises par les autorités avec la présence massive des maîtres-nageurs et sauveteurs en bord de mer.

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