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Maroc

Démantèlement d'une cellule pro-EI préparant des "opérations d'envergure" à Tanger

Un douanier marocain regarde un camion circuler dans un scanner qui détecte des drogues cachées 15 février 2008.

Une "cellule terroriste" composée de huit membres qui tentaient de "perpétrer des opérations terroristes d'envergure" au Maroc a été démantelée vendredi à Tanger, dans le nord du pays, ont annoncé les autorités marocaines.

Les membres de la cellule, âgés de 20 à 31 ans, ont "adhéré à la propagande" du groupe jihadiste Etat islamique (EI)et à ses "discours extrémistes", a indiqué vendredi le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ, unité antiterroriste), dans un communiqué.

L'opération a permis la saisie d'"appareils électroniques, d'armes blanches, d'un morceau de tissu noir symbole de 'Daech', d'uniformes paramilitaires, en plus de deux arcs de tir subaquatique", a ajouté cette source, en précisant que le frère d'un des suspects est un "combattant" de l'EI en Irak et en Syrie.

L'opération intervient quatre mois et demi après l'assassinat de deux jeunes touristes scandinaves dans le sud du Maroc, décapitées par des partisans de l'EI. Vingt-quatre hommes, dont des Marocains issus de milieux très populaires et un converti hispano-suisse résidant à Marrakech, ont été arrêtés en lien avec la tuerie et leur procès s'est ouvert jeudi.

Epargné jusqu'à l'an dernier par les violences liées à l'EI, le royaume avait été meurtri par des attaques à Casablanca (33 morts en 2003) et à Marrakech (17 morts en 2011).

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Nouveau report du procès du viol collectif d'une adolescente

Khadija avec son avocat dans un parc près du Palais de justice de Beni Mellal après une audience le 10 octobre 2018.

Le procès de 12 hommes accusés d'avoir séquestré et violé collectivement une adolescente marocaine a été reporté mardi pour la troisième fois en deux mois, au grand dam de la victime "impatiente de reprendre une vie normale".

"J'attends que ça se termine pour rétablir la vérité et pour me faire détatouer", a confié à l'AFP Khadija, à la sortie du tribunal de Beni Mellal.

Son histoire avait suscité l'émoi dans le royaume et au-delà : pour obtenir justice, cette adolescente issue d'une famille défavorisée âgée de 17 ans au moment des faits, avait raconté en août dans une vidéo virale avoir été kidnappée, séquestrée, violée et martyrisée pendant deux mois par des jeunes hommes de son village d'Oulad Ayad, près de Beni Mellal.

Son témoignage filmé dans lequel elle montre des brûlures de cigarettes et des tatouages obscènes, infligés selon elle par ses agresseurs, avait suscité une forte mobilisation contre "la culture du viol et de l'impunité".

Mardi, elle se présentait pour la première fois devant le tribunal n'ayant pas été invitée précédemment "pour des raisons de santé" au procès qui s'est ouvert mi-avril, selon son père.

L'audience a été immédiatement renvoyée au 9 juillet, deux des prévenus n'ayant toujours pas d'avocats.

La jeune fille s'est présentée au tribunal une main couverte par un gant noir pour cacher ses tatouages que ses avocats veulent utiliser comme preuve de ses accusations.

Les accusés, âgés de 19 à 29 ans, étaient présents dans la salle, menottés et surveillés par des policiers. Ils sont jugés pour "traite d'être humain", "viol", "constitution d'une bande organisée" ou "enlèvement et séquestration" et risquent jusqu'à 30 ans de prison. Un treizième est jugé séparément à huis clos, son dossier ayant été disjoint car il était mineur au moment des faits.

Khadija, qui vit avec ses parents dit avoir "traversé une période difficile" et "ressent toujours de la peur même si les choses vont mieux".

Après sa séquestration, elle a du affronter les critiques dans son village. Les proches des prévenus martèlent qu'elle "était avec les garçons de son plein gré", certains la désignent comme coupable de ce qui lui est arrivé, même si quelques uns de ses agresseurs ont reconnu les faits.

Son choix de briser le silence en s'exposant publiquement est très rare dans une société conservatrice qui pousse les victimes de viol à se taire, pour protéger leur image et la réputation de leur famille.

Plus de 90% des Marocains ayant subi une forme de violence n'ont pas porté plainte contre leurs agresseurs, selon une récente enquête officielle. Khadija, elle, affirme avoir "résisté aux pressions" et appelle les victimes de violences à "ne pas se taire".

CAN-2019 : le Maroc s'en tire bien...

Supporters marocains avant le match de football du groupe D de la Coupe d'Afrique des Nations opposant le Maroc et la Namibie au Stade Al Salam du Caire, en Egypte, le 23 juin 2019.

Dans la douleur: il a fallu attendre la 89e minute de jeu et un but contre son camp du Namibien Itamunua Keimuine pour voir Hervé Renard et les Marocains sourire enfin, pour leur entrée en Coupe d'Afrique des Nations, dimanche au Caire.Actualisé

Les "Lions de l'Atlas", un des favoris pour la victoire finale, ont longtemps buté sur des "Brave Warriors" très regroupés et solides défensivement. Les assauts offensifs de la star marocaine Hakim Ziyech n'ont jamais percé le mur namibien. Le joueur de l'Ajax Amsterdam a cependant tiré le coup franc libérateur dans les dernières minutes.

L'équipe entraînée par Hervé Renard n'a pas mis à profit sa possession et s'est révélée trop maladroite face au but en ne cadrant que 6 frappes en 19 tentatives.

"C'était difficile de mettre du rythme et cela pour plusieurs raisons: certainement la bonne organisation de la Namibie, la chaleur... et puis, dans un premier match, c'est toujours difficile de rentrer à 100% dans une compétition", a confié l'entraîneur français à la fin de la rencontre.

"Le plus important, c'est prendre trois points. J'espère que la Namibie va poser des problèmes à la Côte d'Ivoire et à l'Afrique du Sud", a-t-il ajouté.

Cette victoire permet aux Marocains de prendre la tête du groupe D avant le duel entre la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud lundi.

Avec seulement trois tirs sur l'ensemble du match, les "Warriors" n'ont jamais inquiété le gardien marocain et se sont longtemps contentés du point du match nul, pour leur première Coupe d'Afrique depuis 2008.

"Je suis tellement fier de mes garçons, tellement fier de la façon dont ils ont exécuté la tactique. Oui, parfois ce n'est pas agréable à regarder mais nous avons affronté un entraîneur très expérimenté, une équipe très expérimentée", a relativisé Ricardo Mannetti, le sélectionneur de la Namibie.

Les Marocains devront retrouver leur efficacité offensive pour leur deuxième match de groupe contre la Côte d'Ivoire vendredi et assumer leur statut.

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