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Arrestation au Maroc d'un djihadiste qui visait Séville

Arrestation d'un homme accusé de collaborer avec l'Etat Islamique dans un cybercafé à Barcelone le 8 décembre 2015.

Un djihadiste présumé, soupçonné de vouloir commettre un attentat à Séville (sud de l'Espagne) a été arrêté au Maroc, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur espagnol.

Un djihadiste présumé, soupçonné de vouloir commettre un attentat à Séville (sud de l'Espagne) a été arrêté au Maroc, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur espagnol.

Contacté par l'AFP, le ministère n'a pas voulu indiquer si cet homme, qui réside à Séville, voulait agir durant la Semaine sainte, à l'occasion de laquelle des centaines de milliers de touristes affluent dans la capitale andalouse pour assister aux processions catholiques.

"La police nationale et les services de renseignement espagnols et marocains ont mené une opération antiterroriste qui s'est soldée par l'arrestation au Maroc d'un jihadiste présumé qui prévoyait de commettre un attentat à Séville", a écrit le ministère dans un communiqué.

Les forces de l'ordre perquisitionnaient mercredi dans l'après-midi le domicile de cet homme à Séville.

L'Espagne est placée depuis 2015 au niveau 4 sur 5 d'alerte antiterroriste.

Le pays a été frappé à deux reprises par des attentats jihadistes d'envergure: en 2004, quand des bombes avaient explosé dans des trains de banlieue de Madrid, tuant 191 personnes, puis en 2017 quand un double attentat avait fait 16 morts à Barcelone et Cambrils, en Catalogne.

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Plus d'une femme sur deux confrontée à la violence au Maroc

Marocaines des montagnes de l'Atlas préparant le pain dans des fours traditionnels.

Plus de la moitié des femmes au Maroc ont subi une forme de violence selon une enquête publiée mercredi, indiquant également que plus de 90% d'entre elles n'ont pas porté plainte contre leurs agresseurs.

L'enquête a été menée dans l'ensemble du pays de janvier à mars par le ministère marocain de la Famille. Sur plus de 13.500 femmes sondées, âgées entre 18 et 64 ans, 54,4% ont affirmé avoir été victimes d'une forme de violence.

Les violences psychologiques arrivent en tête, suivies des violences économiques, physiques et sexuelles. Les femmes âgées de 25 à 29 ans sont les plus exposées. Les violences conjugales sont les plus communes: 52,5% des femmes mariées ont affirmé en avoir été victime, selon les résultats de cette enquête, diffusés par le ministère.

Les femmes sondées sont 12,4% à avoir subi un acte de violence dans les lieux publics, et 13,4% d'entre elles ont été harcelées sur Internet. Seulement 6,6% des victimes sondées ont porté plainte contre leur agresseur, selon l'enquête qui vise à cerner le profil des agresseurs pour "développer une nouvelle stratégie de lutte contre la violence", selon le ministère.

Après plusieurs années de débats, une loi contre les violences faites aux femmes est entrée en vigueur en septembre dernier. Pour la première fois, elle rend passible de peines de prison des actes "considérés comme des formes de harcèlement, d'agression, d'exploitation sexuelle ou de mauvais traitement". Le texte durcit les sanctions dans certains cas et prévoit des mécanismes de prise en charge des femmes victimes de violences, mais il est jugé insuffisant par les groupes féministes.

Au Maroc, médias et ONG tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur les violences subies par les femmes, en particulier le harcèlement de rue, alors que plusieurs cas d'agressions ont défrayé la chronique ces dernières années.

Six personnes devant la justice pour des avortements clandestins

Le tribunal de première instance de Rabat, au Maroc, le 11 août 2006.

Six personnes, dont deux médecins, seront jugées fin mai au Maroc pour avoir pratiqué clandestinement des avortements, alors que le débat sur l'IVG, passible de prison, refait surface dans le royaume.

Ce "réseau d'avortement clandestin" a été démantelé fin avril dans la ville touristique de Marrakech, ont rapporté mardi des médias marocains, précisant que le procès du groupe aura lieu le 24 mai.

Deux internes en médecine, un étudiant en médecine et un pilote qui importait d'Espagne un anti-inflammatoire souvent utilisé au Maroc par des femmes souhaitant avorter, font notamment partie des personnes jugées, a dit mardi Omar Arbib, membre de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH), section-Marrakech.

Ils sont poursuivis pour avoir pratiqué illégalement des avortements et pour importation illégale de médicaments, a-t-il ajouté.

Les opérations étaient pratiquées dans un appartement à Marrakech et chaque intervention était facturée environ 3.000 dirhams (280 euros), selon la presse locale.

Le Maroc s'était engagé en 2015 dans un profond débat sur "l'urgence" d'un assouplissement de sa législation face au fléau des centaines d'avortements clandestins pratiqués chaque jour.

Une commission officielle avait dans la foulée recommandé que l'avortement dans "quelques cas de force majeure" devienne autorisé, notamment en cas de viol ou de graves malformations. Mais aucune loi n'est depuis venue entériner ces recommandations.

"Le Maroc doit rouvrir le débat sur l'avortement et faire en sorte que chaque femme puisse disposer de son corps", a estimé M. Arbib.

L'interruption volontaire de grossesse (IVG) reste passible de six mois à cinq ans de prison. Le code pénal sanctionne aussi bien la femme qui avorte (de 6 mois à deux ans de prison) que les personnes qui pratiquent l'acte (de 1 à 5 ans de prison).

Bien qu'aucun chiffre officiel n'existe, les associations estiment qu'entre 600 et 800 avortements clandestins sont pratiqués chaque jour, dans des conditions sanitaires parfois désastreuses. Certaines femmes ont recours à des médicaments ou à des plantes présumées abortives.

Les grossesses non désirées renforcent le phénomène des "mères célibataires" et l'abandon d'enfants, jusqu'à 150 par jour affirment des ONG, alors que les enfants nés hors mariage sont considérés comme "illégitimes" par la loi.

Démantèlement d'une cellule pro-EI préparant des "opérations d'envergure" à Tanger

Un douanier marocain regarde un camion circuler dans un scanner qui détecte des drogues cachées 15 février 2008.

Une "cellule terroriste" composée de huit membres qui tentaient de "perpétrer des opérations terroristes d'envergure" au Maroc a été démantelée vendredi à Tanger, dans le nord du pays, ont annoncé les autorités marocaines.

Les membres de la cellule, âgés de 20 à 31 ans, ont "adhéré à la propagande" du groupe jihadiste Etat islamique (EI)et à ses "discours extrémistes", a indiqué vendredi le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ, unité antiterroriste), dans un communiqué.

L'opération a permis la saisie d'"appareils électroniques, d'armes blanches, d'un morceau de tissu noir symbole de 'Daech', d'uniformes paramilitaires, en plus de deux arcs de tir subaquatique", a ajouté cette source, en précisant que le frère d'un des suspects est un "combattant" de l'EI en Irak et en Syrie.

L'opération intervient quatre mois et demi après l'assassinat de deux jeunes touristes scandinaves dans le sud du Maroc, décapitées par des partisans de l'EI. Vingt-quatre hommes, dont des Marocains issus de milieux très populaires et un converti hispano-suisse résidant à Marrakech, ont été arrêtés en lien avec la tuerie et leur procès s'est ouvert jeudi.

Epargné jusqu'à l'an dernier par les violences liées à l'EI, le royaume avait été meurtri par des attaques à Casablanca (33 morts en 2003) et à Marrakech (17 morts en 2011).

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