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Un clan mafieux nigérian démentelé en Italie

La police italienne réalisé une perquisition à Gattinara dans le Piémont.

La police italienne a annoncé jeudi l'arrestation de 19 personnes soupçonnées d'appartenir à un clan mafieux nigérian dont les responsables ont fait preuve d'une rare violence.

Plus de 300 agents ont participé aux arrestations et perquisitions dans neuf villes du nord de l'Italie, entre Bergame, Modène et Parme.

Après deux années d'enquête, facilitée par un informateur au sein du clan, la police estime avoir détruit l'essentiel de ce clan aux allures sectaires.

Parmi les personnes arrêtées figurent "ceux qui décidaient des nouvelles initiations, qui dirigeaient les réseaux de prostitution, qui dominaient par la force d'autres organisations criminelles, qui organisaient le trafic de drogue", assure-t-elle dans un communiqué.

Pour garder le contrôle de son territoire, le clan recourait à "la guérilla urbaine pendant plusieurs jours d'affilée", a-t-elle ajouté.

Selon la police, il s'inscrit dans la série de ces organisations criminelles étrangères qui ont adopté les codes de la mafia italienne mais restent "profondément rivaux".

Le clan, surnommé Maphite, a été créé dans les années 1980, tout comme d'autres gangs nigérians comme le Black Ax et les Vikings, et est devenu une véritable organisation criminelle dans les années 1990. Il est désormais implanté dans de nombreux pays à travers le monde.

Des figures surnommées Main Chief (le principal chef), Deputy Don (Don l'adjoint), Checker (le trésorier) et Fire (le feu) dirigeaient le clan, tandis qu'un comité se chargeait d'exécuter les ordres.

Les membres du clan, initiés selon des rites précis, devaient respecter un code de conduite très strict décrit dans une "bible verte", sous peine de punitions corporelles ou de mort.

Et les liens étroits que le clan gardait avec le Nigeria faisaient craindre aux récalcitrants des mesures de rétorsion non seulement en Italie mais aussi au pays, a ajouté la police.

Selon Paolo Borgna, procureur adjoint à Turin, ces mafias étrangères "naissent et se développent en offrant une protection à leurs concitoyens et en développant une sorte de justice parallèle impitoyable".

"C'est une caractéristique commune à toutes les mafias : on propose une protection, on exige une compensation, on impose la protection et finalement ceux qui refusent sont punis", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), qui fustige régulièrement les criminels étrangers en Italie, a salué l'opération en répétant : "Nous n'avons pas besoin de ce type d'immigration. Les ports sont fermés, les prisons ouvertes".

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Fête clandestine en plein 13e arrondissement de Paris

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Coronavirus: "La fatigue pandémique" fait craindre les autorités sanitaires

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Vaccin anti-coronavirus: le G20 promet "un accès abordable et équitable pour tous"

Des flacons avec un autocollant indiquant "COVID-19 / Vaccin contre le coronavirus / Injection uniquement" et une seringue médicale, le 31 janvier 2020. REUTERS / Dado Ruvic

En quelques jours, les annonces sur l'efficacité de projets de vaccin contre la maladie Covid-19 se sont enchaînées. Avec la vaccination à portée de main, les enjeux financiers de cette course planétaire sont énormes. L'OMS reste prudente.

Lors de leur sommet virtuel qui s'est achevé dimanche, les leaders du G20 se sont engagés à garantir "un accès abordable et équitable pour tous" aux vaccins.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déjà recensé 48 candidats vaccins dont 11 qui en sont au dernier stade des essais sur des dizaines de milliers de volontaires à travers le monde.

L'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech a affirmé en premier, le 9 novembre, que son vaccin est efficace à 90%. Deux jours plus tard, les Russes de l'institut Gamaleïa ont renchéri, avec 92% d'efficacité.

Puis c'est au tour d'une autre société américaine, Moderna, d'assurer que l'efficacité de son produit est de 94,5%. Deux jours après, Pfizer/BioNTech révise à la hausse les résultats de ses essais cliniques avec une efficacité annoncée a 95%.

La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.
La pandémie de Covid-19 était à l'ordre du jour du sommet virtuel du G20 ce week-end. L'Arabie Saoudite était le pays hôte. Photo prise le samedi 21 novembre 2020.

L’espoir est donc permis, mais des questions restent en suspens: ces vaccins empêchent-ils carrément la transmission du coronavirus? Pendant combien de temps durera la protection qu'ils accordent? Quels sont leurs effets secondaires?

Aux États-Unis, des sénateurs se sont portés volontaires pour participer aux essais cliniques dans l'espoir de rassurer le public dont une grande partie, les "anti-vaxxers", reste méfiante à l'égard des vaccins.

C'est le cas par exemple du sénateur Rob Portman, un républicain qui représente l'État de l'Ohio. Il a participé aux essais cliniques menés par l'équipe de la multinationale Johnson & Johnson.

Un autre sénateur républicain, Steve Daines du Montana, a choisi de participer aux essais de Pfizer. "Il s'agit de restaurer l'espoir. Il s'agit de rétablir la normalité dans notre mode de vie", a-t-il confié à Fox News.

Toutefois, le responsable des situations d'urgence de l'OMS, Michael Ryan, a prévenu mercredi que les vaccins n'arriveront pas à temps pour lutter contre la deuxième vague de la pandémie, et beaucoup de pays devraient s'apprêter à " l'affronter sans vaccins".

Selon l'expert, il faudra "au moins quatre à six mois" avant qu'il y ait des niveaux suffisants de vaccination.

Les chiens renifleurs sont désormais utilisés pour identifier les personnes infectées par le coronavirus

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Le Brésil accuse la France d'entraver l'application de l'accord Mercosur-UE

Le président brésilien Jair Bolsonaro lors d'une cérémonie marquant la Journée des diplomates au palais Itamaraty à Brasilia, au Brésil, le jeudi 22 octobre 2020.

Le président brésilien Jair Bolsonaro a estimé jeudi que "le grand problème" pour la mise en oeuvre de l'accord entre le Mercosur et l'Union européenne était "en France".

"La France est notre concurrent en termes de matières premières. Notre gros problème pour la progression de l'accord Mercosur-UE est justement en France. Nous faisons tout notre possible, mais la France, défendant ses intérêts, nous rend cette affaire difficile", a dit le chef de l'État lors de sa retransmission hebdomadaire en direct sur Facebook.

L'accord entre le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) et l'UE, adopté l'année dernière après 20 ans de négociations pour créer la plus grande zone de libre-échange du monde, n'a pas encore été ratifié par plusieurs pays européens, dont la France, inquiets des conséquences environnementales.

Les tensions ont augmenté depuis l'arrivée au pouvoir de M. Bolsonaro en 2019 et la multiplication des incendies et de la déforestation dans les zones protégées du Brésil, notamment en Amazonie.

Le président brésilien avait d'abord menacé cette semaine de révéler une liste de pays qui critiquent sa politique environnementale et qui toutefois achèteraient du bois récolté illégalement au Brésil.

Mais ce jeudi, il a déclaré qu'il ne viserait pas des "pays" mais des "entreprises". Il a précisé que des entreprises françaises figuraient sur la liste, sans toutefois en mentionner aucune.

Selon la presse brésilienne, cela fait référence à une opération de la la police fédérale (PF), en 2017, au cours de laquelle du bois illégalement extrait d'Amazonie a été saisi et destiné à des entreprises de plusieurs pays (notamment Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas et Royaume-Uni).

Les experts en environnement et les ONG assurent que le gouvernement Bolsonaro a affaibli les agences de contrôle environnemental et que son discours en faveur des activités extractives dans les aires protégées favorise la déforestation et les incendies de forêt.

Il y a deux semaines, le vice-président Hamilton Mourao a fait un voyage en Amazonie avec des ambassadeurs de huit pays, dont des représentants de l'Allemagne et de la France, dans le but d'améliorer l'image du gouvernement.

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