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Côte d'Ivoire : des centaines de bénévoles nettoient la plage de Bassam

Des soldats ivoiriens patrouillent à l'extérieur de l'Etoile du Sud hôtel à côté de quelques passants à Grand Bassam, Côte-d'Ivoire, 14 mars 2016. epa/ LEGNAN KOULA

Plusieurs centaines de bénévoles ont participé samedi au nettoyage de la plage de la station balnéaire de Grand-Bassam en Côte d'Ivoire, pour marquer la journée internationale de nettoyage des côtes, et démontrer la "résistance" de la ville six mois après l'attaque jihadiste qui a fait 19 morts.

Vêtus de tee-shirts blanc avec l'inscription "Ma plage, mon pays", les bénévoles ont parcouru pendant deux heures la plage de sable fin, sous le soleil, ramassant les sachets, les bouteilles et autres déchets.

Il faut "assainir l'environnement pour que nous puissions tous en profiter", a déclaré à l'AFP Cédric Gnékpa, un étudiant, en déposant une bouteille de limonade jetée sur la plage dans un sac poubelle. "On a remarqué que lorsque les gens vont sur ces plages, ils déposent beaucoup d'ordures".

Chaque jour, et surtout le week-end, la plage de Grand-Bassam accueille les touristes et autres visiteurs qui viennent s'y baigner et découvrir la cité classée par l'Unesco au patrimoine mondial.

Il faut "nettoyer mais surtout faire de la prévention, ne pas salir", a déclaré de son côté Ahmed Legrouri vice-président de l'université de Grand-Bassam, entouré de plusieurs étudiants.

C'est "notre petite contribution pour préserver cette ressource très importante pour nous tous l'océan et la plage", a expliqué Liz Atégou, une volontaire.

L'opération baptisée Ma plage, mon pays "contribuera à démontrer la force de Grand-Bassam, sa résistance et le charme de ses plages", a déclaré le chargé d'affaire de l'ambassade des Etats-Unis, Andrew Haviland.

Le 13 mars, trois jihadistes, tués pendant l'attaque, avaient remonté la plage de Grand-Bassam, puis pris d'assaut plusieurs restaurants, tuant 19 personnes.

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'attaque perpétrée en réponse à l'opération antijihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés. La Côte d'Ivoire a aussi été visée pour avoir livré quatre membres d'Aqmi aux autorités maliennes.

Le principal suspect, Kounta Dallah, est toujours en fuite. Les autorités ivoiriennes ont drastiquement renforcé les contrôles à leurs frontières et instauré des mesures de sécurité.

Avec AFP

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La France nomme un "envoyé spécial" dédié à l'épidémie Ebola en RDC

Le personnel médical de l'Unité de traitement Ebola à l'Hôpital général de Bwera, à la frontière avec la RDC.

La France, critiquée pour son absence de réaction, a annoncé mardi la nomination d'un envoyé spécial sur Ebola, le Pr Yves Lévy, chargé "d'orienter" sa réponse face à l'épidémie en République démocratique du Congo qui vient de gagner l'est du pays.

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Pr Lévy est un spécialiste reconnu en immunologie, ancien PDG de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui "exercera cette mission à titre bénévole".

"L'épidémie de maladie à virus Ebola qui sévit actuellement dans l'est de la RDC est la plus grave jamais enregistrée dans le monde, après celle de 2014 en Afrique de l'Ouest" (qui avait fait 11.000 morts), a relevé un porte-parole lors d'un point de presse, s'inquiètant que "la réponse à l'épidémie (soit) aujourd'hui entravée par plusieurs facteurs dont la situation sécuritaire difficile".

"Face à cette situation très préoccupante, la France est déterminée à apporter une contribution renforcée aux efforts internationaux" a poursuivi le porte-parole rappelant que lors de sa visite à Kinshasa le 20 mai dernier, le ministre, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé "la relance d'un partenariat bilatéral (...) dans lequel le secteur de la santé, et notamment la lutte contre l'épidémie Ebola, serait une priorité".

La France promet son soutien aux ONG déployées sur le terrain et son appui scientifique et de recherche, sans annoncer de budget dédié.

La confirmation mardi d'un cas d'Ebola à Goma, la grande ville de l'est de la RDC, constitue "un avertissement" a estimé l'Organisation mondiale de la santé (OMS) réunie lundi à Genève. Le patient, un pasteur, est décédé mardi.

Selon le responsable des situations d'urgence de l'OMS Mike Ryan "c'est un avertissement parce que chaque fois que la maladie se déplace, elle peut s'établir ailleurs", a-t-il déclaré à l'AFP.

L'épidémie, qui a fait 1.668 morts depuis qu'elle a été déclarée le 1er août, était circonscrite jusqu'à présent à la région de Beni-Butembo (environ 250 km à vol d'oiseau au nord de Goma) et très marginalement dans la province voisine de l'Ituri.

M. Ryan a regretté l'absence de contribution financière française notant que "l'OMS n'a reçu aucune contribution financière de la part du gouvernement".

Le ministre britannique du Développement international, Rory Stewart, dont le gouvernement a pris la tête de la mobilisation, a également appelé les pays francophones à redoubler d'efforts lors de cette réunion : "Ce serait bien que nous ayions davantage de personnels issus des pays francophones sur le terrain. Nous avons besoin d'expertise en français mais surtout nous allons avoir besoin de beaucoup d'argent, de centaines de millions de dollars pour apporter une vraie réponse et retomber à zéro (cas) cette année", a-t-il martelé.

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