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De hauts responsables congolais interdits d'entrée aux Etats-Unis


Heather Nauert, porte-parole du Département d'Etat américain, Washington, le 9 août 2017.

Plusieurs hauts responsables de la République démocratique du Congo ont été interdits d'entrée aux Etats-Unis en raison de leur "implication" dans des cas de "corruption visant à entraver le processus électoral", a annoncé le département d'Etat américain.

Le communiqué de la diplomatie américaine ne précise ni le nombre ni l'identité ni la fonction des "hauts responsables" concernés.

Interrogé par l'AFP, le département d'Etat a refusé de les nommer, expliquant qu'il s'agissait de "désignations privées" faites "sur la base de considérations de politique étrangère" conformément à la loi américaine.

"Même si ces personnes ne sont pas publiquement nommées, nous pensons que cela envoie un message important: la corruption est inacceptable, sape les institutions d'un pays et a des conséquences", a dit un responsable du département d'Etat.

>> Lire aussi : Washington demande à Kabila de quitter le pouvoir après les élections

"Le gouvernement américain est déterminé à combattre la corruption, à soutenir des élections crédibles qui aboutissent à la première passation de pouvoirs pacifique et démocratique de l'histoire de la RDC, et à tenir pour responsables" les personnes impliquées dans des faits de corruption ou des violations des droits de l'Homme, a prévenu la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert dans son communiqué.

Elle a appelé à "des élections crédibles, transparentes et organisées dans les délais en décembre 2018, à l'occasion desquelles les Congolais puissent être libres d'exprimer leurs opinions sans peur de subir la violence ou l'intimidation".

Au pouvoir depuis 2001, élu en 2006, réélu en 2011, le président congolais Joseph Kabila, 47 ans, ne peut pas se représenter selon la Constitution qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Il s'est jusqu'ici borné à affirmer qu'il respecterait la Constitution.

Ses opposants le soupçonnent de vouloir briguer un troisième mandat lors du scrutin prévu le 23 décembre et lui demandent en vain de déclarer publiquement qu'il va bien quitter le pouvoir.

Avec AFP

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