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Coronavirus: le système de santé de l'UE risque d'être débordé

La société DuPont a multiplié par trois sa production de tenues de protection contre le coronavirus.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a averti jeudi qu'il y avait un risque "élevé" de voir le système de santé dans l'UE et au Royaume-Uni être débordé par l'épidémie du Covid-19.

"Le risque que la capacité des systèmes de santé soit dépassée dans l'UE/EEA (Islande, Lichtenstein et Norvège, ndlr) et au Royaume-Uni dans les prochaines semaines est considéré comme élevé", a écrit dans un communiqué l'ECDC, une agence de l'Union européenne installée en Suède.

L'agence a appelé ses Etats membres à mettre en oeuvre une série de mesures pour arrêter la propagation du virus, notamment la mise en quarantaine des porteurs confirmés ou soupçonnés de présenter des symptômes et l'interdiction des rassemblements publics.

Elle a également recommandé d'instaurer une distance minimale à respecter sur les lieux de travail et d'annuler les déplacements et les réunions non essentielles, ainsi que de prendre des mesures dans les écoles, y compris d'éventuelles fermetures.

Enfin, elle a également recommandé un "cordon sanitaire autour des zones résidentielles présentant des niveaux élevés de transmission".

Parallèlement, la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a écrit sur Twitter que les mesures visant à limiter la propagation du virus étaient "plus que jamais nécessaires dans toute l'UE".

"De nombreux États membres ont déjà pris des mesures de grande envergure, qui ont un effet sur la vie quotidienne de nos citoyens et sur l'économie", a poursuivi Mme Kyriakides.

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Les poursuites contre une société française pour complicité de torture en Libye au point mort

Le président libyen Mouammar Kadhafi (à dr.) et son homologue français Nicolas Sarkozy au palais Bab Azizia à Tripoli, Libye, le 25 juillet 2007. (REUTERS/Pascal Rossignol/archives)

La société Amesys est poursuivie en justice pour avoir fourni un logiciel qui a permis à feu Mouammar Kadhafi d'espionner ses adversaires.

La société française Amesys s'est-elle rendue complice de torture en Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi en lui vendant du matériel de cybersurveillance ? Ouverte à Paris il y a près de huit ans, l'enquête s'enlise, provoquant la colère des parties civiles.

"Je pensais que les procédures judiciaires étaient plus rapides en France", s'étonne Alsanosi Fonaas, un opposant qui a passé 89 jours dans une geôle libyenne fin 2009-début 2010.

Cet homme de 41 ans, qui communiquait avec d'autres militants libyens via Facebook ou Skype, a raconté notamment avoir été battu avec des câbles électriques ou un gourdin en détention, selon son audition fin 2015 chez le juge d'instruction, consultée par l'AFP.

Auparavant, au moins cinq autres victimes, détenues début 2011, avaient raconté en 2013 au magistrat avoir été interrogées sur leurs correspondances interceptées par les services libyens, notamment sur Facebook.

Au coeur des soupçons se trouve le programme Eagle, développé par la société française d'ingénierie Amesys, spécialement pour l'Etat libyen.

Cette dernière a été placée, en mai 2017, sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre celui de témoin simple et celui de mis en examen. Depuis, à l'exception de quelques auditions de témoins, les investigations sont au point mort.

"Nous sommes dans ce que la jurisprudence considère comme un délai déraisonnable", estime Me Patrick Baudoin, qui défend plusieurs parties civiles dans ce dossier.

Pourtant, "on a vraiment la preuve que le matériel de surveillance fourni en toute connaissance de cause à Kadhafi a été utilisé pour enfermer et torturer des opposants", affirme-t-il, s'étonnant qu'il n'y ait eu aucune mise en examen.

L'affaire avait éclaté en 2011, quand des journalistes du Wall Street Journal avaient découvert qu'Amesys, rachetée par Bull en janvier 2010, avait équipé le centre de surveillance d'internet de Tripoli avec un système d'analyse du trafic internet (DPI), permettant de contrôler les messages qui s'échangent.

Amesys avait alors avait reconnu avoir fourni au régime de Kadhafi du "matériel d'analyse" portant sur des "connexions internet", tout en rappelant que le contrat avait été signé dans un contexte de "rapprochement diplomatique" avec la Libye, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

"Tout détruire"

Après un premier classement sans suite, la Fédération internationale des droits humains (FIDH) qui avait déposé plainte pour complicité de torture, avait finalement obtenu qu'un juge mène l'enquête.

Les dirigeants d'Amesys avaient-ils conscience que leur logiciel serait utilisé à de telles fins?

Onze employés d'Amesys ont été placés en garde à vue et relâchés sans poursuites fin 2016, tandis que les principaux responsables de la société, ainsi que le sulfureux intermédiaire franco-libanais Ziad Takkiedine, ont été entendus comme témoins simples.

"L'Etat Libyen avançait toujours la lutte contre le terrorisme et la sécurité du territoire", a déclaré aux enquêteurs en février 2017 Philippe Vannier, patron de la société jusqu'à 2010. Selon lui, il n'était pas question de traquer les opposants ni de se servir du logiciel pour la politique intérieure.

C'est lui qui a négocié en 2006 le contrat d'un peu plus de 15 millions d'euros avec notamment l'ex-chef des services secrets Abdallah al-Senoussi, condamné en France par contumace à la prison à vie pour l'attentat du DC-10 d'UTA en 1989 qui avait fait 170 morts.

Elément troublant, tous les documents contractuels ont disparu. "Nous les avons cherchés, mais nous ne les retrouvons pas et ce n'est pas faute d'avoir essayé", a affirmé M. Vannier.

Une version contredite par le directeur commercial d'Amesys à l'époque des faits, Stéphane Salies.

"A vrai dire, fin 2011 début 2012, Philippe Vannier nous a demandé de tout détruire", a-t-il déclaré aux enquêteurs.

Ce dernier a racheté en 2012 le fonds de commerce d'Amesys, dont le programme Eagle, et créé une nouvelle société, Nexa Technologies. Celle-ci est visée depuis 2017 par une nouvelle enquête, également sur des soupçons de complicité de torture, mais en Egypte, pour avoir vendu le logiciel au régime d'Abdel Fatah al-Sissi pour l'aider à traquer ses opposants.

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Suppression d'emplois dans les résidences de la reine Elisabeth II

Une employée au travail lors d'une exposition spéciale au palais de Buckingham à Londres, en Grande-Bretagne, le 17 juillet 2019. REUTERS/Toby Melville

Les résidences officielles de la reine Elisabeth II vont supprimer des emplois à cause de la crise du nouveau coronavirus, malgré leur réouverture partielle au public prévue fin juillet, a annoncé mercredi l'organisme chargé de leur gestion.

Fermés depuis plusieurs mois à cause de la pandémie, le château de Windsor, les galeries de la reine et les écuries royales du palais de Buckingham à Londres ainsi que Holyroodhouse à Edimbourg accueilleront de nouveau le public à partir du 23 juillet, a indiqué le Royal Collection Trust (RCT).

Les visiteurs doivent désormais réserver en ligne et les capacités d'accueil ont été limitées pour réduire la propagation du virus.

D'autres lieux de la monarchie britannique comme les "State Rooms" de Buckingham Palace ou la résidence du prince Charles restent en revanche fermés jusqu'à nouvel ordre.

Malgré ce redémarrage partiel, le RCT s'attend à un effondrement de ses revenus. Selon une porte-parole, il prévoit désormais un chiffre d'affaires de 13 millions de livres (14,4 millions d'euros) pour l'année comptable en cours, plus de 80% inférieur à ses prévisions initiales.

Il prévoit de finir l'exercice 2020/2021 sur une perte de 30 millions de livres (33 millions d'euros).

"Dans un premier temps", le RCT va "proposer un plan de départs volontaires aux employés", geler les salaires et "entamer un processus de consultation" sur les cotisations de retraite, a-t-on précisé de même source. A l'issue, le RCT déterminera si une "restructuration complémentaire" est nécessaire.

Dans une note citée par le quotidien conservateur Daily Telegraph, le Lord Chamberlain, qui chapeaute les services de la monarchie, souligne que le nombre de visiteurs risque de rester inférieur à la normale pendant "plusieurs années".

Ainsi, la contribution aux finances royales du Royal Collection Trust, qui représente environ un cinquième des revenus de la couronne, sera "considérablement réduite".

Selon le Lord Chamberlain, il est "peu probable" que les économies résultant de la baisse des activités royales "compensent en totalité la réduction anticipée des revenus".

Les craintes évoquées par le Daily Telegraph portent également sur le personnel de Buckingham, que la souveraine de 94 ans et son époux le prince Philip, 99 ans, ont quitté depuis le début de la pandémie pour le château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Londres.

L'épidémie qui a fait plus de 44.000 morts au Royaume-Uni, n'a pas épargné la monarchie. Charles, l'héritier de la couronne, a lui-même été atteint d'une forme sans gravité du Covid-19.

Des portraits de soignants réalisés par l'artiste JR affichés sur l'Opéra Bastille

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Reconfinement des villes à cause de la hausse des cas d'infection au coronavirus

Un policier dirige la circulation à un barrage routier dans la banlieue de Melbourne, en Australie, le jeudi 2 juillet 2020. (Daniel Pockett / AAP Image via AP)

Dans certains pays, les autorités ont décidé de reconfiner des villes pour éviter l'expansion des nouvelles infections. Le président brésilien a été testé positif tandis que son homologue américain est prêt à financer un vaccin contre la maladie COVID-19.

En Algérie, les autorités ont ordonné le reconfinement pour quinze jours, et ce, à compter de mercredi, de 18 communes de la wilaya de Sétif, la deuxième préfecture la plus peuplée du pays, en raison d'une hausse des contaminations au nouveau coronavirus.

Même disposition à Melbourne, deuxième ville d'Australie, où plus de cinq millions de personnes devront retourner en confinement pour au moins six semaines à partir de minuit, après une flambée des cas de nouveau coronavirus.

Les Etats-Unis restent le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas. Le virus a encore fait près de 55.000 nouvelles contaminations en une journée hier.

Le gouvernement américain a annoncé ce mardi avoir accordé 1,6 milliard de dollars à la biotech américaine Novavax pour son projet de vaccin contre la maladie COVID-19, garantissant aux Etats-Unis la priorité des 100 millions de premières doses en cas d'efficacité prouvée.

L'Iran a annoncé un nouveau record de morts avec 200 décès en une journée. Le pays fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

"L'augmentation du nombre de morts est très douloureuse pour nous tous", a regretté Sima Sadat Lari, porte-parole du ministère de la santé. C'est "le résultat de notre comportement et des nos actions à tous."

L'Iran, qui a déclaré ses premiers cas de contamination par le virus en février, est le pays le plus durement touché par la pandémie au Moyen-Orient.

Le président brésilien Jair Bolsonaro, qui s'est toujours dit sceptique, a annoncé ce mardi avoir été testé positif au nouveau coronavirus. Depuis le début de pandémie, il n'a jamais cessé de la minimiser, alors qu’elle a déjà fait plus de 65.000 morts dans son pays.

Pékin a annoncé mardi zéro nouveau malade du Covid-19 sur les 24 dernières heures dans la capitale chinoise, une première depuis un rebond le mois dernier.

Ce mardi, 11 millions de lycéens chinois ont entamé les épreuves du bac avec un mois de retard, avec mise à l'écart des candidats pris d'une soudaine quinte de toux.

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