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Coronavirus: Trump suspend tous les voyages de l'Europe vers les Etats-Unis pour 30 jours

Le président Donald Trump, lors de son discours à la nation dans le bureau ovale de la Maison Blanche au sujet du coronavirus, le mercredi 11 mars 2020 à Washington. (Doug Mills / The New York Times via AP, Pool)

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi la suspension pour 30 jours de tous les voyages depuis l'Europe vers les Etats-Unis afin d'endiguer l'épidémie de nouveau coronavirus qui a de nouveau affolé les marchés financiers.

"J'ai décidé de prendre des actions fortes mais nécessaires pour protéger la santé et le bien-être de tous les Américains", a annoncé M. Trump lors d'une allocution solennelle depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche

"Pour empêcher de nouveaux cas de pénétrer dans notre pays, je vais suspendre tous les voyages en provenance d'Europe vers les Etats-Unis pour les 30 prochains jours", a-t-il ajouté, déplorant que l'Union européenne n'ait pas pris "les mêmes précautions" que les Etats-Unis face à la propagation du virus.

Cette mesure, qui entrera en vigueur vendredi à minuit (04H00 GMT samedi), ne concernera pas le Royaume-Uni, a précisé le milliardaire républicain.

Au cours de son allocution de dix minutes, le président de la première puissance mondiale a qualifié le nouveau coronavirus de "virus étranger".

Il y a quelques jours, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait provoqué une polémique, et l'ire de Pékin, en parlant de "virus de Wuhan".

Le 45e président des Etats-Unis a achevé son discours en martelant sa conviction que l'avenir des Etats-Unis restait "plus radieux que personne ne peut l'imaginer".

Le président américain est accusé par nombre d'élus démocrates de vouloir minimiser à tout prix l'ampleur de la crise sanitaire à venir et d'envoyer des messages confus, parfois en contradiction avec ceux des autorités sanitaires.

"Cela va disparaître, restez calme", avait-il encore déclaré mardi. "Tout se déroule bien. Beaucoup de bonnes choses vont avoir lieu".

- "L'Europe est la nouvelle Chine" -

M. Trump a par ailleurs appelé le Congrès américain à adopter rapidement une réduction des taxes sur les salaires pour aider les ménages américains à surmonter l'impact économique de l'épidémie de coronavirus.

Cette proposition faite par son administration en début de semaine n'a pas eu un écho très favorable auprès des élus, y compris de son propre parti.

Le président a aussi annoncé le report de la date butoir de paiement des impôts pour certains individus et entreprises, qui devrait permettre selon lui de réinjecter 200 milliards de dollars de liquidités supplémentaires dans l'économie.

Wall Street a connu une nouvelle séance noire mercredi: le Dow Jones Industrial Average s'est effondré de 5,87%, à 23.550,74 points, et le Nasdaq a perdu 4,70%, à 7.952,05 points.

Quelques heures avant l'allocution présidentielle, le directeur des Centres de détection et de prévention des maladies (CDC) Robert Redfield avait estimé que le principal risque de propagation de l'épidémie pour les Etats-Unis venait d'Europe.

"La vraie menace pour nous, c'est désormais l'Europe", avait-il affirmé. "C'est de là qu'arrivent les cas. Pour dire les choses clairement, l'Europe est la nouvelle Chine".

Début février, Washington avait provisoirement interdit l'entrée aux Etats-Unis des non-Américains s'étant récemment rendus en Chine. Le président Trump a longtemps invoqué cette décision drastique pour assurer que la propagation de l'épidémie était sous contrôle sur le territoire américain.

Le département d'Etat a aussi recommandé aux ressortissants américains d'éviter les voyages non indispensables en Italie, un avertissement aux voyageurs susceptible d'être au moins partiellement étendu au reste de l'Europe.

Les Etats-Unis ont dépassé mercredi la barre des 1.200 cas d'infection au nouveau coronavirus, et 38 personnes en sont mortes, selon les statistiques de l'université américaine Johns Hopkins.

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Accord sur un fonds de 19 millions de dollars pour indemniser des victimes d'Harvey Weinstein

L'actrice Louisette Geiss lors d'une conférence de presse du groupe de femmes "Silence Breakers", qui ont dénoncé le comportement prédateur sexuel du producteur hollywoodien Harvey Weinstein, à l'hôtel de ville de Los Angeles, le 25 février 2020. (AP Photo/Chris Pizzello)

Les femmes harcelées ou agressées alors qu'elles travaillaient pour Harvey Weinstein et sa société de production devraient bientôt pouvoir être indemnisées, suite à un accord censé mettre fin à deux actions en justice et annoncé mardi par la procureure de l'Etat de New York.

Selon la procureure Letitia James, l'accord doit encore être validé par deux juges - le juge des faillites qui supervise la liquidation de la Weinstein Company et un juge fédéral new-yorkais.

S'il est accepté, il mettra fin à une action en nom collectif intenté devant la justice civile fédérale contre l'ex-producteur d'Hollywood -qui purge actuellement une peine de 23 ans de prison- ainsi qu'à la plainte déposée en février 2018 par la procureure de New York contre Weinstein, accusé d'avoir notamment exigé des faveurs sexuelles de certaines employées avec la complicité de sa société.

"Après tout le harcèlement, les menaces, les discriminations, ces victimes vont enfin voir justice rendue", s'est félicitée la procureure.

Louisette Geiss, l'une des femmes à l'origine de la plainte en nom collectif contre l'ex-producteur, s'est félicitée de la création d'un fonds qui permettra d'indemniser "beaucoup de victimes qui ont perdu leur carrière, et beaucoup plus".

Les avocats Douglas Wigdor et Kevin Mintzer, représentant six victimes présumées d'Harvey Weinstein, ont cependant dénoncé un projet d'accord "profondément injuste".

Ils ont notamment souligné qu'Harvey Weinstein n'y acceptait aucune responsabilité pour ses actes, qu'il ne contribuerait pas financièrement au fonds, et que les victimes qui voudraient poursuivre les compagnies d'assurance du producteur et de sa société ne le pourront plus car elles seront libérées de toute obligation par l'accord.

Le communiqué de la procureure mardi ne mentionne pas un autre projet d'accord annoncé en décembre, qui prévoyait le versement de quelque 25 millions de dollars aux victimes présumées dans le cadre d'un accord global qui solderait l'ensemble des dettes, contentieux et obligations de la Weinstein Company.

Plusieurs accords distincts sont négociés entre avocats pour solder une série de procès intentés au civil dans le sillage de l'affaire Weinstein, qui a éclaté en octobre 2017 et donné naissance au mouvement #MeToo, mouvement de dénonciation des agressions sexuelles souvent impunies perpétrées par des hommes de pouvoir.

Accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par une centaine de femmes, Harvey Weinstein, 68 ans, a été jugé coupable d'un viol et d'une agression sexuelle par un jury new-yorkais en février dernier.

New York revoit le budget de sa police

Des agents de police de New York arrêtent un homme sur une promenade à New York, le 21 juin 202

La ville de New York a adopté dans la nuit de mardi à mercredi un budget annuel réduisant les fonds alloués à ses services de police, illustration de l'impact des manifestations antiracistes même si la mesure a été critiquée de toutes parts.

Le budget de la première métropole américaine pour l'année fiscale 2021 qui s'ouvre ce 1er juillet rogne les dépenses policières de plus d'un milliard de dollars, par rapport à un budget opérationnel de la police new-yorkaise - la plus importante des Etats-Unis avec quelque 36.000 agents - de quelque 6 milliards, selon le maire de New York Bill de Blasio.

Selon lui, ces coupes répondent aux exigences de réformes des manifestations antiracistes portées par le mouvement #BlackLivesMatter qui ont suivi la mort de George Floyd, un homme noir asphyxié par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai.

A New York comme ailleurs, les demandes de transfert des fonds alloués à la police municipale au profit des minorités défavorisées ont été une revendication phare des manifestants.

M. de Blasio souligne avoir renoncé à embaucher 1.100 policiers qui devaient commencer leur formation en juillet. Et assure que son budget répond aux demandes pour plus de justice sociale comme au "désir profond" de sécurité des 8,5 millions de New Yorkais.

Mais les mesures ont été jugées insuffisantes, voire purement cosmétiques, par l'aile gauche du parti démocrate, et ont été critiquées par les républicains qui voient dans une récente augmentation des fusillades à New York la preuve que la police doit être soutenue.

Donald Trump a ainsi accusé dans un tweet mercredi le maire de "neutraliser et mépriser" une police qu'"il déteste".

Le président américain s'en est aussi pris à la décision du maire de placer prochainement un panneau à l'emblème de "Black Lives Matter" devant la tour Trump, sur la 5e Avenue, où habitait le milliardaire jusqu'à son élection.

Après que le maire eut déclaré sur la chaîne MSNBC qu'il voulait ainsi que le président "entende (...) trois mots pour lesquels il n'a jamais montré aucun respect", M. Trump a estimé que la police ne devrait "peut-être" pas laisser apposer "ce symbole de haine sur la plus prestigieuse rue new-yorkaise".

Le budget new-yorkais 2021 s'inscrit dans un contexte de coupes budgétaires imposées par la pandémie, avec la crise économique et le manque à gagner fiscal qu'elle a générés.

Il atteint 88,1 milliards de dollars, soit sept milliards de moins qu'une version préliminaire adoptée en février, un mois avant que la pandémie ne mette la capitale économique américaine à l'arrêt.

Le maire explique depuis plusieurs semaines que si le gouvernement fédéral n'accorde pas d'aide substantielle à la ville ou si l'Etat de New York ne l'autorise pas à recourir à l'emprunt, quelque 22.000 postes municipaux devront être supprimés le 1er octobre, affectant tous les services de base.

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Pompeo met les talibans en garde contre des attaques visant des Américains

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo à Washington, États-Unis, le 24 juin 2020.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a mis les talibans en garde contre des attaques visant des Américains, a annoncé mardi le département d'Etat tandis que l'affaire des primes russes prenait de l'ampleur aux Etats-Unis.

Le secrétaire d'Etat "a eu une vidéoconférence hier avec le numéro deux et négociateur en chef des talibans, le mollah (Abdul Ghani) Baradar, pour discuter de la mise en oeuvre de l'accord entre les Etats-Unis et les talibans", a indiqué la porte-parole de la diplomatie américaine, Morgan Ortagus.

M. Pompeo "a clairement fait savoir aux talibans qu'il était attendu d'eux qu'ils respectent leurs engagements, y compris de ne pas attaquer des Américains", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

A Kaboul, les talibans ont annoncé avoir renouvelé leur engagement à respecter l'accord signé fin février avec les Etats-Unis, qui vise au retrait des troupes étrangères d'Afghanistan en échange notamment du démarrage d'un dialogue de paix interafghan, au cours de cet entretien avec M. Pompeo.

Le New York Times, suivi ensuite par le Washington Post et le Wall Street Journal, a rapporté ce week-end que des agents russes avaient distribué de l'argent à des combattants "proches des talibans" pour qu'ils tuent des soldats américains ou de l'Otan en Afghanistan.

Selon ces journaux, qui s'appuient sur des sources anonymes au sein du renseignement américain, les informations ont été transmises à Donald Trump, et le conseil de Sécurité nationale de la Maison Blanche en a discuté à la fin mars sans qu'aucune action ne soit engagée.

La Russie et les talibans ont démenti en bloc ces informations.

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