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Le chef de l'Onusida, Michel Sidibé, nommé ministre de la Santé du Mali

Michel Sidibé lors d'un panel sur le VIH, à Washington, DC, Juillet 2012.

Le chef de l'Onusida, le Malien Michel Sidibé, dont le mandat a été terni par des accusations de mauvaise gestion, a été nommé ministre de la Santé du Mali, a annoncé lundi l'agence de l'ONU.

La porte-parole de l'Onusida, Sophie Barton-Knott, a confirmé à l'AFP cette nomination, sans toutefois indiquer la date de son départ de l'ONU.

Critiqué pour sa gestion d'une plainte interne pour agression sexuelle visant Luiz Loures, un de ses anciens adjoints, M. Sidibé avait offert de quitter son poste en juin prochain, six mois avant la fin du mandat qu'il exerce depuis plus de 9 ans à la tête de cette agence créée en 1994 pour coordonner les programmes de lutte contre le sida.

L'Onusida, basée à Genève, a traversé l'an dernier la pire crise de son histoire après une plainte pour agression sexuelle déposée par une employée à l'encontre de l'ex-directeur adjoint de l'organisation, Luiz Loures.

Dans un premier temps, le responsable avait été blanchi par une enquête interne, très critiquée pour la façon dont elle avait été menée. M. Loures avait néanmoins préféré quitter l'agence en mars 2018.

Mais sous la pression des critiques, l'ONU avait demandé à un groupe d'experts indépendants d'enquêter sur la gestion de cette crise.

Leur rapport, remis en avril, a conclu que M. Sidibé n'avait "pas pris ses responsabilités face à une culture de l'impunité" et lui a reproché d'entretenir un "culte de la personnalité".

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Pour l'Aïd, l'imam Dicko appelle à "chasser les démons de la division" au Mali

Mahamoud Dicko à Badalabougou le 24 juillet 2020. (VOA Bambara)

Les Maliens doivent "se faire violence" et "chasser les démons de la division", a déclaré vendredi la figure morale de l'opposition au Mali, l'imam Mahmoud Dicko, à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd al-Adha, alors que les efforts pour dénouer la crise politique au Mali font du surplace.


​"Chacun dans ce pays doit faire violence sur soi, doit avoir un dépassement de soi, pour que les coeurs se rapprochent, pour que nous puissions vraiment bâtir ensemble notre pays dans la paix, la prospérité et la quiétude", a déclaré à la presse l'influent chef religieux, après avoir dirigé la prière dans sa mosquée de Bamako et sacrifié un mouton, comme le veut la tradition lors de cette fête, la plus importante du calendrier musulman.

"C'est un devoir citoyen et un devoir religieux pour tout un chacun. C'est un voeu ardent que je formule. Je pense que, Inch' Allah (si Dieu le veut, ndlr), le peuple malien saura avoir les ressources nécessaires pour chasser les démons de la division, de la discorde, dans notre pays et que les coeurs se retrouvent pour qu'on ait un Mali stable dans la paix et dans la quiétude", a ajouté l'imam Dicko.

Le religieux de 66 ans est la figure clé du mouvement de contestation sans précédent du président Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK" qui a vu le jour ces derniers mois et qui fait craindre aux voisins du Mali, épicentre de la menace jihadiste au Sahel, que le pays sombre dans le chaos.

Après avoir appelé à voter pour M. Keïta en 2013, l'imam Dicko s'en est éloigné au point de devenir la bête noire du chef de l'Etat, qui le soupçonne de vouloir faire du Mali une république islamique.

L'influent imam souffle le chaud et le froid sur le plan de sortie de crise adopté par les Etats ouest-africains de la Cédéao lors d'un sommet virtuel lundi dernier.

Contrairement au mouvement d'opposition M5-RFP, coalition hétéroclite de chefs religieux, d'opposants et de membres de la société civile dont il est proche sans en faire formellement partie, Mahmoud Dicko ne réclame pas la démission du chef de l'Etat.

Mais il a rejeté la main tendue du Premier ministre Boubou Cissé, qui lui demandait de jouer de son influence pour que l'opposition le rejoigne dans un gouvernement d'union nationale, l'une des recommandations essentielles de la Cédéao.

Lors d'un tête-à-tête mardi, Mahmoud Dicko a au contraire demandé à Boubou Cissé de "rendre sa démission" afin que soit formé un "vrai gouvernement d'union nationale".

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