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Lori Lightfoot, première femme noire maire de Chicago

Lori Lightfoot, au Daley College de Chicago, le 24 mars 2019.

Les habitants de Chicago ont élu mardi une femme noire et ouvertement homosexuelle à la tête de leur ville, une première dans cette cité marquée par les inégalités sociales et la violence due aux armes à feu.

Lori Lightfoot, 56 ans, une ancienne procureure fédérale qui a notamment dirigé une commission de surveillance des activités de la police, l'a largement emporté face à Toni Preckwinkle, démocrate et Afro-Américaine comme elle.

Mme Lightfoot a obtenu 74% des voix selon les premières estimations, après que la majorité des bulletins ont été dépouillés.

Elle a fait campagne avec un programme progressiste, promettant notamment de réduire les inégalités sociales et raciales. Les quartiers sud et ouest de la ville, les plus pauvres et habités majoritairement par une population noire, restent à la traîne du centre financier et du nord de la ville, qui ont bénéficié des programmes de développement économique.

"C'est le changement contre le statu quo", a récemment affirmé Mme Lightfoot, faisant une comparaison avec Toni Preckwinkle, 72 ans, élue locale depuis plusieurs décennies et actuelle dirigeante du comté de Cook dans lequel se situe Chicago.

Les deux démocrates étaient arrivées en tête du premier tour de l'élection municipale fin février avec respectivement 17,5 et 16% des suffrages.

Elles ont devancé les 12 autres prétendants à la succession du démocrate Rahm Emanuel, en poste depuis 2011. Cette ancienne étoile montante du parti démocrate a annoncé à la surprise générale qu'il ne briguerait pas de troisième mandat.

La municipalité de Chicago n'a été dirigée depuis 1837 qu'une fois par un Noir et une fois par une femme. Chicago devient la plus grande ville du pays à porter à sa tête une femme noire.

- Ras-le-bol -

Lori Lightfoot devient aussi la première personne homosexuelle à diriger cette ville de 2,7 millions d'habitants, la troisième du pays, marquée par la défiance entre police et minorités, les inégalités profondes entre quartiers et une criminalité importante.

Plus de 550 meurtres ont été comptabilisés en 2018 à Chicago, soit davantage que les chiffres combinés de New York et de Los Angeles, dont les populations sont pourtant plus importantes.

Selon les analystes, le scrutin a été marqué par un sentiment de ras-le-bol concernant la politique locale dans ce fief démocrate.

"Les électeurs semblent être dans un état d'esprit de +virez-les tous+", a expliqué Evan McKenzie, professeur de sciences politiques à l'université de l'Illinois.

"Le message est qu'ils veulent de nouvelles idées et un gouvernement plus propre", a-t-il ajouté. "Ils sont fatigués de la corruption, des enquêtes fédérales contre des responsables municipaux, des scandales entourant la police et de la crise budgétaire".

Mme Preckwinkle, qui se qualifie aussi de progressiste, avait revendiqué son expérience et sa connaissance des affaires publiques --contrairement à sa concurrente-- pour tenter de refaire son retard dans les sondages.

Au premier tour, les deux femmes ont notamment devancé un cacique de la politique locale, Bill Daley, et un ancien chef de la police de la ville, Garry McCarthy.

Ce dernier, engagé en 2011 par M. Emanuel pour endiguer la criminalité, a été limogé en 2015 pour sa gestion de l'enquête sur la mort l'année précédente d'un jeune Noir, Laquan McDonald, criblé de balles par un policier blanc, Jason Van Dyke.

La police avait attendu un an avant de diffuser les images du drame, qui montraient que l'agent avait tiré alors que la victime s'éloignait, un couteau à la main. Rahm Emanuel avait été accusé d'avoir tenté de couvrir le scandale et la ville avait été secouée par des mois de manifestations contre les violences policières. Le policier a été condamné en janvier à sept ans de prison.

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Coronavirus: Boeing annonce un plan de départs volontaires

Un Boeing 737 MAX est vu lors d'une visite médiatique de l'usine Boeing à Renton, Washington, États-Unis, le 7 décembre 2015. (Photo: REUTERS/Matt Mills McKnight)

Le patron de Boeing a annoncé jeudi la mise en oeuvre d'un plan de départs volontaires afin de permettre au géant de l'aéronautique de faire face à l'impact de la pandémie de coronavirus et de préserver l'essentiel pour préparer la reprise.

"Nous prenons des mesures -- y compris ce plan de départs volontaires -- sur la base de nos connaissances à ce jour. Ces mesures vont nous mener jusqu'à la reprise à condition que nous ne soyons pas confrontés à d'autres défis", écrit Dave Calhoun dans un message à tous les employés du groupe.

Le secteur aéronautique est parmi les premières victimes économiques de la pandémie de Covid-19. Boeing était déjà englué dans la crise de son 737 MAX, interdit de vol après deux accidents rapprochés ayant fait 346 morts.

"Nous faisons tout ce que nous pouvons pour protéger l'avenir de notre activité", assure M. Calhoun, soulignant que l'entreprise continuait à servir ses clients, que ce soit dans le domaine de l'aviation civile, de la défense ou de l'espace.

Mais qu'il était essentiel selon lui de "maintenir la stabilité de (la) chaîne d'approvisionnement pour être prêt à redémarrer une fois que la pandémie sera terminée".

"Cela signifie surtout que nous devons faire tout notre possible pour garder notre équipe intacte. Nous ne pouvons pas retourner à la normale après la crise si nous n'avons pas les gens et les savoir-faire nécessaires", ajoute-t-il.

Boeing n'a donné aucun détail sur la taille de son plan de départs volontaires, mais a précisé que les employés qui choisiraient de partir pourraient bénéficier d'une couverture santé pendant un certain temps, un aspect très important aux Etats-Unis, où il n'y a pas de couverture santé universelle, comme en Europe par exemple.

Le géant de Seattle et sa chaîne de fournisseurs représentent au total 2,5 millions d'emplois aux Etats-Unis, selon Boeing.

Le constructeur emploie plus de 150.000 personnes à travers le monde, dont 70.000 dans le seul Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis.

Avertissement de Trump à l'Iran: Téhéran n'agit "qu'en légitime défense", répond Zarif

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif en Allemagne, le 15 février 2020.

L'Iran n'agit qu'en "légitime défense", a rétorqué jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères, au lendemain d'une mise en garde du président américain Donald Trump en cas de nouvelle attaque contre les troupes américaines en Irak.

"Contrairement aux Etats-Unis --qui mentent, trompent, et assassinent--, l'Iran agit uniquement dans le cadre de la légitime défense", a écrit Mohammad Javad Zarif sur Twitter.

Mercredi soir, M. Trump avait assuré que son pays ne voulait "pas d'hostilités" avec les Iraniens. "Mais s'ils nous sont hostiles, ils vont le regretter comme jamais auparavant", avait-il ajouté.

"Ne soyez pas, ENCORE UNE FOIS, trompés par les bellicistes habituels", a affirmé le ministre iranien jeudi, ajoutant que "l'Iran ne commence pas les guerres, mais il donne une leçon à ceux qui le font".

Le président américain avait tweeté mercredi que "selon nos informations (...), l'Iran et ses protégés préparent une attaque sournoise contre des troupes américaines et/ou des installations en Irak", prévenant que "si cela a lieu, l'Iran paiera un prix très élevé".

M. Zarif a encore dit jeudi sur Twitter que l'"Iran a des AMIS: personne ne peut avoir des MILLIONS de +protégés+".

En janvier, des missiles tirés d'Iran ont fait une centaine de blessés sur la base aérienne irakienne d'Aïn al-Assad, où sont toujours postés des centaines de militaires américains.

Les tirs iraniens étaient une riposte à l'assassinat par les Etats-Unis sur le sol irakien du puissant général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien Abou Mehdi al-Mouhandis début janvier.

L'Iran a mis en garde les Etats-Unis mercredi contre le risque d'entraîner le Moyen-Orient dans une "situation désastreuse" en pleine crise du nouveau coronavirus, après le déploiement par Washington de missiles Patriot sur le sol de l'Irak voisin.

L'Iran, qui compte officiellement plus de 3.000 décès dus au nouveau coronavirus, est l'un des pays les plus touchés par la pandémie.

Dans ce contexte de pandémie, le président iranien Hassan Rohani a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient raté une "opportunité historique" de lever leurs sanctions contre Téhéran.

L'économie iranienne pâtit fortement des sanctions rétablies par les Etats-Unis après leur retrait unilatéral en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien. Ces sanctions peuvent frapper toute banque ou entreprise commerçant avec Téhéran, y compris non-américaine, dès lors qu'elle opère en dollars ou a des activités aux États-Unis.

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