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Un accord de paix a été signé à Bangui


Des Casques bleus en patrouille à Bangui, République centrafricaine, le 14 février 2016.

L'accord avait été paraphé mardi à Khartoum où les belligérants avaient négocié pendant une dizaine de jours. Il préconise la cessation de toute violence contre les civils, selon le chef de l'Etat centrafricain.

Un accord de paix entre le pouvoir en Centrafrique et les groupes armés qui contrôlent la majorité du territoire de ce pays, a été signé mercredi à Bangui.

"Le premier effet de cet accord est la cessation de toute violence contre les civils", a affirmé le président centrafricain Faustin Archange Touadéra, sans dévoiler le contenu de l'accord qui restait encore inconnu en fin d'après-midi.

Accord de paix et de réconciliation à Bangui
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L'accord avait été paraphé mardi à Khartoum où, à l'initiative de l'Union africaine (UA), les belligérants avaient négocié pendant une dizaine de jours.

Les chefs des deux principaux groupes, Ali Darassa pour l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) et Noureddine Adam, leader du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), n'ont pas assisté à la cérémonie de signature.

Ils avaient en revanche paraphé le texte appelé "accord de Khartoum", mardi dans la capitale soudanaise.

"Ce jour est pour nous un moment historique qui consacre l'aboutissement de presque trois années d'efforts", a affirmé M. Touadéra, soulignant avoir "tendu la main à nos frères et nos sœurs des groupes armés".

"Le véritable défi sera le suivi de cet accord", a de son côté estimé le président de la Commission de l'UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat.

"Il ne faut pas qu'il soit un énieme accord (sans suite) comme disent les cyniques" et "nous serons très regardants sur l'application effective de cet accord", a-t-il ajouté.

Cet accord de paix est le huitième depuis 2012, mais les sept précédents n'ont jamais été respectés.

Ancienne colonie française classée parmi les pays les plus pauvres au monde, la Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants, est cependant riche en diamants, or et uranium.

Les groupes armés, qui contrôlent 80% du territoire, s'y affrontent pour le contrôle de ces richesses.

Ils s'opposent régulièrement aux quelque 12.000 soldats et policiers de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) qui tente en vain d'empêcher les violences.

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