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Affrontements dans le sud : 3 morts et une centaine de déplacés


Une maison brûlée lors des attaques à Alindao, Centrafrique, le 29 novembre 2018. (VOA/ Felix Yepassis-Zembrou)

Au moins 3 personnes sont mortes et une dizaine ont été blessées vendredi dans le sud de la Centrafrique dans des combats opposant des militaires à des membres d'un groupe armé signataire d'un accord de paix conclu avec le gouvernement il y a un an, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

"Il y a eu un accrochage entre les membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et ceux de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la ville d'Alindao", a déclaré lundi à l'AFP Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission des Nations Unies en Centrafrique, une opération de maintien de la paix lancée en 2014 dans ce pays où 70% du territoire est contrôlé par des groupes armés.

Une dizaine de blessés ont été évacués et quelque 125 personnes se sont réfugiées autour de la base de l'ONU d'Alindao après l'incendie de deux camps de déplacés, a-t-il ajouté.

Au moins trois militaires centrafricains ont perdu la vie dans ces combats, a précisé le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui. Une "vingtaine de maisons ont été brûlées ainsi que plusieurs commerces".

La Centrafrique est déchirée par une guerre civile depuis le renversement du président François Bozizé en 2013 par une coalition de groupes rebelles. Si la signature d'un accord de paix le 6 février 2019 entre le pouvoir de Bangui et 14 groupes armés, dont l'UPC, a permis une baisse significative des violences, le pays reste secoué par des combats réguliers.

Les heurts ont éclaté vendredi alors que les éléments de l'UPC "avait arrêté un Faca en ville", a expliqué à l'AFP le sous-préfet d'Alindao, Victor de Pascal Ouiabona Yankombona. "Alors que chacun venait chercher ses blessés, chaque faction a cru à une arrivée de renforts, menant à une escalade des violences", a-t-il ajouté. Cette version des faits a été confirmée par des responsables de l'UPC, joints au téléphone par l'AFP.

"Nous devons continuer à travailler pour l'accord, mais on doit dire à certaines parties que cela suffit", a déclaré samedi le porte-parole du gouvernement. M. Kazagui a également appelé l'ONU, l'Union africaine et les partenaires internationaux, garants et facilitateurs de cet accord, à réagir : "Des sanctions doivent être prises. L'impunité a trop longtemps prévalue en Centrafrique".

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