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République du Congo

Campagne de distribution de moustiquaires pour lutter contre le paludisme

Deux enfants atteint du paludisme au centre de soins du village de Walikale au Congo le 19 septembre 2010.

Le Premier ministre congolais Clément Mouamba a lancé jeudi dans la banlieue de Brazzaville une campagne de distribution de plus de trois millions de moustiquaires imprégnées d'insecticides, afin de lutter contre le paludisme, première cause de mortalité dans le pays, notamment chez les enfants.

Prévue pour cinq jours la campagne, financée par le Fonds mondial de lutte contre le Paludisme, le Sida et la tuberculose, a pour cible les cinq millions d'habitants de douze Départements du Congo.

Le Fonds a déboursé 12 millions d'euros (8 milliards de FCFA) pour cette campagne. La dernière du genre remonte à 2012, selon le ministère de la Santé.

"Ce sont au total plus de 3 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticides à longue durée d'action qui vont être distribuées, soit une moustiquaire pour deux personnes. L'objectif est de couvrir au moins 90% des ménages du pays", a indiqué Jacqueline Lydia Mikolo, ministre de la Santé et de la Population.

"Le paludisme continue à être un tueur de nos enfants (de 0 à 5 ans). Le paludisme touche toutes les couches sociales. C'est la première cause d'hospitalisation et de décès. Lutter contre le paludisme n'est pas un luxe mais une obligation", a ajouté Mme Mikolo.

Selon le ministère de la Santé, trois enfants sur dix meurent du paludisme qui représente également la première cause d'absentéisme à l'école et au travail.

Depuis 2008, le Congo applique théoriquement la gratuité du traitement du paludisme pour les enfants de 0 à 15 ans et pour les femmes enceintes.

"Nous sommes en train de multiplier les initiatives afin d'atteindre l'objectif d'éliminer le paludisme en 2030", un horizon fixé par l'OMS pour tous les pays africains, a affirmé Mme Mikolo.

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Portrait du nouveau Premier ministre du Congo, Anatole Collinet Makosso

Un panneau publicitaire annonce la candidature du président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, lors de la campagne de 2021, à Brazzaville, en République du Congo, le 17 mars 2021.

Le Chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso a nommé mercredi soir un nouveau Premier Ministre, Anatole Collinet Makosso, ministre de l'Enseignement dans le gouvernement sortant, a-t-on appris de source officielle.

"Anatole Collinet Makosso est nommé Premier ministre", en remplacement de Clément Mouamba, en poste depuis 2016, selon un décret lu mercredi soir à la télévision publique par le directeur de cabinet du président Sassou Nguesso, le général Florent Ntsiba.

M. Mouamba avait démissionné le 5 mai suite à la prestation de serment le 16 avril du président Sassou Nguesso, 77 ans dont 37 cumulés à la tête du pays, réélu début avril pour un cinquième mandat de cinq ans.

Son successeur, M. Collinet Makosso, né en 1965 dans la capitale économique Pointe-Noire (sud), a débuté sa carrière politique dès 1990. Il a été tour à tour conseiller et directeur de cabinet du préfet du Kouilou, région de Pointe-Noire.

Cet enseignant de formation, écrivain également, est devenu conseiller du président Sassou Nguesso à partir de 1998, puis directeur de cabinet d'Antoinette Sassou Nguesso, la première dame.

Il fait son entrée au gouvernement comme ministre de la Jeunesse et de l'Instruction civile en 2011. Depuis 2016, il occupait le poste de ministre de l'Enseignement primaire et secondaire en charge de l’alphabétisation. M. Collinet Makosso a été directeur de campagne adjoint du candidat Sassou Nguesso lors de la dernière présidentielle.

Le nouveau Premier ministre a désormais la lourde mission de former un nouveau gouvernement devant lutter contre la corruption, améliorer les conditions d'accès à l'eau et à l'électricité, et faire face aux problèmes sociaux tels le paiement des arriérés des pensions de retraite. Il devra également mettre en oeuvre les nombreuses promesses des campagne du président Sassou Nguesso en faveur de la jeunesse du pays.

Anatolet Collinet Makosso nommé Premier ministre à Brazzaville

Collinet Makosso, ministre wa Yambo ya Congo-Brazzaville, 12 mai 2021. (Twitter/Présidence Congo-Brazzaville)

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, a nommé mercredi Anatolet Collinet Makosso comme Premier ministre.

M. Makosso, 65 ans, était ministre de l’enseignement et de l’alphabétisation dans le gouvernement sortant.

Il est désormais chargé de conduire le premier gouvernement d’après l'élection présidentielle du 21 mars que M. Sassou Nguesso a remportée avec 78,40% selon les résultats officiels.

Natif de Pointe-Noire, la capitale économique, dans le sud-ouest, M. Makosso n’est pas à son second poste au sein du gouvernement.

Avant d’être ministre de l'éducation depuis 2015, il avait déjà occupé le poste de ministre de la jeunesse et de l'éducation de 2011 à 2015.

Démission du Premier ministre et de son gouvernement à Brazzaville

Le Premier ministre Clement Mouamba, à Brazzaville, au Congo, le 16 mai 2017. (VOA/Ngoussou Ngouela)

Le Premier ministre du Congo-Brazzaville Clément Mouamba a remis la démission de son gouvernement au président Denis Sassou mercredi à la suite de la présidentielle du 21 mars dernier.

"La démission a été acceptée par le président de la république qui a adressé ses remerciements à l’ensemble des ministres pour le travail accompli durant cinq années de collaboration", indique le cabinet du président Sassou Nguesso dans une annonce.

La démission est consécutive à l’élection présidentielle du 21 mars que M. Sassou Nguesso, selon la confirmation de la Cour constitutionnelle, a remportée avec 78,40% des suffrages exprimés.

A 77 ans, il cumule près de 37 ans au pouvoir dans ce pays d'Afrique centrale.

Le gouvernement qui démissionne avait pour mission de mettre en œuvre le projet présidentiel appelé "la marche vers le développement" dont les résultats sont controversés, selon les analystes.

Récemment, M. Mouamba avait, selon un compte-rendu du gouvernement, reproché aux ministres de négliger les réunions gouvernementales en attendant leur démission.

Le président devra nommer un nouveau Premier ministre dans les jours à venir et M. Mouamba pourrait aussi être reconduit.

L'ex-ministre de l'Enseignement de la RDC arrêté à Brazzaville

Willy Bakonga, le 21 avril 2008 à Kinshasa.

Le ministre sortant de l’Enseignement de la République démocratique du Congo a été arrêté mardi soir à Brazzaville à la demande de Kinshasa qui l’accuse de détournement de fonds, a appris mercredi l’AFP de source policière.

"Willy Bakonga, ancien ministre de l’Enseignement de la RDC, a été débarqué mardi soir d’un vol d’Air France en partance pour Paris, à la demande de Kinshasa qui sollicite son extradition", a déclaré à l’AFP cette source policière sous couvert d’anonymat.

M. Bakonga était recherché par le parquet depuis le 16 avril dans le cadre d'une affaire de détournement des fonds.

Ancien ministre des Sports sous le régime de l'ex-président Joseph Kabila, M. Bakonga occupait depuis août 2019 le portefeuille de l'Enseignement primaire et secondaire de la RDC dans l'équipe gouvernementale démissionnaire du président Félix Tshisekedi.

"Il est détenu présentement dans les locaux de la Centrale d’intelligence et de la documentation", ex-direction générale de la surveillance du territoire (DGST), a ajouté la même source sans plus de commentaire.

En RDC, le directeur du service de paie des enseignants et le secrétaire général du ministère de l'Enseignement primaire et secondaire ont été condamnés le 25 mars à 20 ans de prison pour détournement de fonds.

La gratuité de l'enseignement primaire est une des mesures phares du M. Tshisekedi, au pouvoir depuis janvier 2019.

La Banque mondiale a suspendu en février un financement de 100 millions de dollars en faveur de la gratuité de l' enseignement, en raison d'une affaire de corruption. Deux responsables de l' enseignement public ont été condamnés fin mars à 20 ans de prison.

L'arrestation de M. Bakonga intervient moins d’une semaine après la visite du président Tshisekedi à Brazzaville, où il a assisté le 16 avril à l’investiture de son homologue Denis Sassou Nguesso qui entame un quatrième mandat.

Entre Brazzaville et Kinshasa règne un climat de confiance "mutuelle", avait alors déclaré le président Tshisekedi.

Par le passé Kinshasa a réclamé en vain l’extradition du général Munéné, un dignitaire du régime Joseph Mobutu (1965-1997).

C’est au Congo-Brazzaville qu'un chef rebelle Udjani de la province de l’Equateur (nord-est de la RDC) a trouvé la mort en 2010. Il n’avait pu être extradé après son arrestation.

Denis Sassou N’Guesso a été investi pour un nouveau mandat

Denis Sassou N’Guesso a été investi pour un nouveau mandat
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