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Bolsonaro à Washington pour sceller l'alliance conservatrice Brésil-Etats unis

Le président brésilien Jair Bolsonaro, le mercredi 9 janvier 2019. (Photo AP / Eraldo Peres)

Le président brésilien Jair Bolsonaro est aux Etats-Unis lundi pour une visite durant laquelle il rencontrera Donald Trump pour sceller une alliance conservatrice, renforcer les relations économiques et accroître la pression sur le Venezuela.

M. Bolsonaro a atterri dimanche à 15h40 heure locale (19h40 GMT) sur la base aérienne Andrews, près de Washington.

C'est le premier voyage de M. Bolsonaro à l'étranger pour une rencontre bilatérale depuis qu'il a pris ses fonctions le 1er janvier. Il avait assisté en janvier au forum économique de Davos (Suisse).

Le président brésilien est accompagné de six ministres, dont ceux des Affaires étrangères, Ernesto Araujo, de l'Economie, l'ultra-libéral Paulo Guedes, et de la Justice et de la Sécurité, Sergio Moro.

Eduardo Bolsonaro, fils du président d'extrême droite et député fédéral, qui joue un rôle majeur dans le rapprochement de Brasilia avec la droite ultraconservatrice américaine, se trouve lui aussi à Washington.

Le président Bolsonaro, qui n'a jamais caché son admiration pour son homologue américain, a souligné sur Twitter l'importance cruciale que revêt pour lui cette visite.

- "Alliance pour la liberté" -

"Pour la première fois depuis longtemps, un président brésilien qui n'est pas anti-américain vient à Washington", a-t-il écrit. "C'est le commencement d'une alliance pour la liberté et la prospérité, comme les Brésiliens l'ont toujours désirée".

Avant le départ de M. Bolsonaro pour Washington, le porte-parole de la présidence brésilienne, Otavio do Rêgo Barros, avait déclaré que cette visite était "un signe de la priorité que le gouvernement attribue à la construction d'une association solide avec les Etats-Unis".

C'est mardi que le chef de l'Etat brésilien doit rencontrer le président Trump mardi dans le Salon ovale de la Maison Blanche. Auparavant, il doit s'entretenir avec Luis Almagro, secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), qui a son siège à Washington.

Il participera aussi à plusieurs forums pour vanter les atouts de l'économie brésilienne.

Quelque 50 personnes ont manifesté dimanche devant la Maison Blanche contre la venue de M. Bolsonaro avec des pancartes disant "Bolsonaro assassin" et "Libérez Lula", référence à l'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), en prison pour corruption.

L'un des principaux sujets des entretiens avec M. Trump devrait être la crise au Venezuela, sur laquelle les deux présidents devraient réaffirmer une ligne dure contre le président socialiste Nicolas Maduro.

Les Etats-Unis, qui exigent le départ du pouvoir du chef de l'Etat vénézuélien, sont à la tête des quelque 50 pays, dont le Brésil, ayant reconnu l'opposant Juan Guaido, président du Parlement, après qu'il s'est autoproclamé président par intérim.

Pour accroître la pression, Washington impose au Venezuela des sanctions économiques et a décrété un embargo sur le pétrole, exportation cruciale pour l'économie du pays, qui entrera en vigueur le 28 avril.

- Coopération aérospatiale -

Par ailleurs, M. Bolsonaro a annoncé jeudi la signature pendant sa visite d'un accord de coopération technologique. Il permettra notamment aux Etats-Unis de lancer des satellites depuis le centre spatial d'Alcantara, dans l'Etat septentrional de Maranhao.

Alcantara est idéalement situé en raison de sa proximité avec l'équateur, qui permet des économies de combustible de l'ordre de 30% pour les lancements ou la mise en orbite de charges plus lourdes.

MM. Bolsonaro et Trump devraient aussi discuter de mesures visant à accroître le commerce bilatéral et de la possibilité de l'entrée du Brésil dans l'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Dimanche soir, M. Bolsonaro, qui est logé pendant son séjour à Blair House, la résidence pour les hôtes officiels située près de la Maison Blanche, a dîné à la résidence de l'ambassadeur du Brésil à Washington avec des leaders d'opinion.

Selon des sources diplomatiques, parmi les invités figuraient Steve Bannon, ancien stratège de campagne de Donald Trump, et Olavo de Carvalho, un écrivain brésilien résidant aux Etats-Unis et considéré comme le gourou de M. Bolsonaro.

Après sa visite aux Etats-Unis, M. Bolsonaro se rendra au Chili puis, fin mars, en Israël.

Avec AFP

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USA: les étudiants étrangers ne sont plus autorisés à prendre des cours en ligne

Gregory Minott se tient devant l'hôtel de ville à Andover, Mass. Il est arrivé aux États-Unis depuis la Jamaïque il y a plus de 20 ans avec un visa d'étudiant et a pu se tailler une carrière dans l'architecture. (AP Photo/Elise Amendola)

Les Etats-Unis ne donneront pas de visas aux étudiants étrangers inscrits dans des établissements qui continueront à enseigner uniquement en ligne à la rentrée 2020 en raison de la pandémie de coronavirus, ont annoncé lundi les services migratoires américains.

Les étudiants déjà présents sur le territoire américain "doivent quitter le pays ou prendre d'autres mesures, comme s'inscrire dans une école avec des cours en personne pour conserver leur statut légal", a précisé la police de l'immigration et des douanes (ICE) dans un communiqué.

Quand les établissements opteront pour un modèle "hybride", ils devront certifier que leurs étudiants étrangers sont bien inscrits au maximum possible de cours en personne, afin que ceux-ci conservent leurs droits de séjour.

Sont concernés les visas F1 (pour des études académiques) ou M1 (pour des formations professionnelles).

Comme le reste du pays, les universités américaines, qui comptent en moyenne 5,5% d'étudiants étrangers et dépendent grandement de leurs frais de scolarité, ont fermé leurs portes en mars et basculé vers un enseignement en ligne pour tenter d'endiguer la pandémie.

Faute de vaccins, certaines, dont l'Université de l'Etat de Californie ou la prestigieuse université de Harvard ont annoncé qu'ils poursuivraient avec des cours à 100% en ligne à la rentrée.

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Tuberculose: Johnson & Johnson va baisser le prix d'un médicament

Un médecin examine un patient atteint de tuberculose dans un hôpital gouvernemental pour la tuberculose à Allahabad, en Inde, le 24 mars 2014. (AP Photo / Rajesh Kumar Singh)

Le groupe pharmaceutique américain Johnson & Johnson a annoncé qu'il baisserait à compter de lundi le prix de la bédaquiline, un médicament contre la tuberculose, une revendication de longue date des ONG.

Fin 2012, la bédaquiline (commercialisée sous le nom de Sirturo) est venue renforcer l'arsenal thérapeutique dont disposent les médecins face à la tuberculose, après son autorisation par l'agence américaine des médicaments (FDA).

Ce traitement est devenu en outre le premier médicament contre la tuberculose à être homologué en 40 ans.

Le groupe Johnson & Johnson va mettre la bédaquiline à la disposition du partenariat international Halte à la tuberculose au prix de 340 dollars américains (300 euros) par traitement de six mois dans 135 pays, contre 400 dollars précédemment.

Cette "initiative vise à toucher en 2020 au moins 125.000 patients et pourrait permettre aux programmes nationaux de lutte contre la tuberculose dans les pays à faible et moyen revenu d'économiser jusqu'à 16 millions de dollars", a indiqué dans un communiqué le partenariat Halte à la tuberculose.

Cette baisse, réclamée par les organisations non gouvernementales, "devrait permettre à davantage de personnes atteintes de formes multirésistantes de tuberculose d'accéder à ce médicament salvateur", a souligné Médecins Sans Frontières dans un communiqué.

L'ONG a précisé que l'accord allait faire baisser le prix de la bédaquiline à 1,50 dollar par jour, un montant qu'elle juge encore trop élevé. L'an dernier, elle avait lancé une campagne internationale pour exhorter le laboratoire américain à amener le prix à 1 dollar par jour dans les pays à faible revenu et certains pays à revenu intermédiaire.

La tuberculose se transmet par voie aérienne et est l'une des 10 premières causes de mortalité dans le monde, selon l'OMS. En 2018, 10 millions de personnes l'ont contractée dans le monde et 1,5 million en sont mortes (dont 251.000 porteuses du VIH).

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