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Deux arrestations pour l’assassinat de Marielle Franco au Brésil

Rassemblement pour dénoncer l'assassinat de la militante Marielle Franco, tuée le 14 mars 2018, Sao Paulo, Brésil, 15 mars 2018.

Deux ex-policiers ont été arrêtés, suspectés de l'assassinat de l'élue de Rio Marielle Franco, un an après la mort de la militante. Ce 15 mars, de grands rassemblements sont prévus dans tout le Brésil pour marquer le premier anniversaire de sa mort.

La conseillère municipale Marielle Franco, engagée contre le racisme, l'homophobie et la violence policière, a été abattue à l'âge de 38 ans le 14 mars 2018, avec son chauffeur. Elle était membre du Parti du socialisme et de la liberté (PSOL).

Le policier militaire à la retraite Ronie Lessa, suspecté d'avoir criblé de balles l'élue et Anderson Gomes dans leur voiture, avec 13 tirs, a été arrêté mardi avant l'aube à son domicile, a annoncé le parquet de Rio. Un arsenal constitué de 117 fusils M-16 et de 500 munitions a été également découvert à Rio, dans la maison d'un ami de Lessa, a rapporté la police.

Un autre ancien policier, Elcio Vieira de Queiroz, exclu de la police militaire à une date non précisée, a lui aussi été arrêté chez lui lors d'une opération retransmise en direct à la télévision. Elle a permis la saisie de documents et d'armes. Il est soupçonné d'avoir conduit la voiture qui avait suivi de près celle de Marielle Franco après une réunion de militantes en soirée dans le centre de Rio. "Les enquêtes ont conclu, sur la base de diverses preuves, que Lessa est l'auteur des (...) tirs (...) avec la participation de Elcio qui a conduit (le véhicule) utilisé pour l'exécution", a déclaré le parquet de Rio dans un communiqué.

Ronie Lessa a été arrêté dans un immeuble résidentiel du front de mer de Barra de Tijuca, où habite également le président Jair Bolsonaro quand il est à Rio, a confirmé la police.

Selon les services du procureur chargé de la lutte contre le crime organisé, "l'assassinat a été méticuleusement planifié pendant les trois mois ayant précédé le crime".

Pour le premier anniversaire de la mort de Marielle Franco, de nombreuses manifestations devaient se dérouler jeudi dans les grandes villes du Brésil.

Rio de Janeiro est confrontée depuis une vingtaine d'années au phénomène des milices, des groupes formés d'agents ou d'ex-agents de sécurité qui font régner leur loi dans les favelas, et contre lesquelles Mme Franco avait milité.

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Des ONG veulent poursuivre l'ex-patron de la "police politique" de Kabila

Kalev Mutond, ancien chef de l'ANR (agence nationale de renseignement) pour la RDC en réunion à Goma, en RDC, le 25 janvier 2917. (VOA/Charly Kaseraka)

Des défenseurs congolais des droits de l'Homme ont annoncé mercredi leur intention de poursuivre en justice l'ex-patron du renseignement, entre autres pour "détention arbitraire" et "tortures", au lendemain de l'annonce de son remplacement par le nouveau président de la RD Congo.

Des ONG accusent Kalev Mutond d'avoir fait de l'Agence nationale de renseignement (ANR) une "police politique" au service du régime de l'ancien président Joseph Kabila.

Patron tout puissant de l'ANR depuis 2011, proche de M. Kabila, M. Kalev est l'un des 14 responsables congolais sous sanctions de l'Union européenne (UE) pour atteinte aux droits de l'Homme et entrave à la démocratie.

"Maintenant qu'il n'est plus là, il doit être poursuivi par la justice. Sous Kalev ces huit dernières années, l'ANR a détenu au secret des opposants, des animateurs de la société civile et des mouvements citoyens pendant de longues périodes, sans l'assistance des avocats et des familles", a déclaré à l'AFP Jean-Claude Katende, président de l'Association africaine des droits de l'Homme (Asadho).

Il a cité en exemple Carbone Beni et ses trois compagnons du mouvement pro-démocratie Filimbi, détenus au secret dans les locaux de l'ANR pendant six mois en 2018 sans bénéficier de l'assistance de leurs avocats. Ils ont été libérés en décembre 2018 juste avant les élections du 30.

"Des dossiers sont déjà constitués. Nous comptons les déposer dans deux semaines", a-t-il ajouté.

Le président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice (Acaj), Me Georges Kapiamba, a également annoncé des poursuites "avec un groupe de familles de victimes", "une dizaine", "d'ici le mois prochain".

"Ce sont des victimes d'enlèvements, d'arrestations, détention arbitraire, tortures, mauvais traitements", a-t-il énuméré.

Kalev Mutond a été remplacé à la tête de l'ANR par son numéro deux, Inzun Kakiak.

"Nous espérons que son successeur va opérer une rupture et qu'il va mettre au centre de son travail le respect de la Constitution et des droits humains", a commenté M. Kapiamba.

"L'ancien système était basé sur la répression systématique des opposants et des militants de la société civile", a-t-il jugé. "C'était une police politique en vérité".

M. Katende a mis en garde le nouveau président Félix Tshisekedi de "ne pas nommer Kalev à d'autres fonctions afin qu'il réponde d'abord des faits imprescriptibles de violation des droits de l'Homme qui pèsent sur lui".

Naissance d'un mouvement pro-Duncan pour la réconciliation

Le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan, Abidjan, le 12 janvier 2016. REUTERS/Luc Gnago - RTX221G0

Un nouveau mouvement, "Attoun", proche du vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan, a été constitué mercredi pour "éviter une seconde crise postélectorale" en Côte d'Ivoire où les grandes manoeuvres en vue de la présidentielle de 2020 ont déjà commencé.

M. Duncan est officiellement membre du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) de l'ex-président Henri Konan Bédié (1993-1999), mais il est surtout très proche du président ivoirien Alassane Ouattara qui l'a nommé vice-président à la création de ce poste en 2017 et dont il avait été le Premier ministre de 2012 à 2017.

Anciens alliés, MM. Ouattara et M. Bédié sont à couteaux tirés depuis que ce dernier a claqué la porte de l'ancienne coalition présidentielle, refusant de fondre le PDCI dans le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) qui s'est transformé en parti en janvier.

"Nous sommes à quelques mois de 2020 et aujourd'hui beaucoup des craintes subsistent, nous constatons des risques évidents. Tout le monde se demande : qu'est ce qui va se passer en 2020 ?" a expliqué à l'AFP Zié Daouda Coulibaly, député de Yopougon (quartier populaire d'Abidjan), président du nouveau mouvement "Attoun" et une figure du PDCI.

Le mouvement "Attoun" (mot que deux personnes prononcent lors d'une accolade dans la tradition akan) va soutenir M. Duncan qui "incarne la stabilité, le dialogue et la cohésion", une démarche destinée à "éviter une seconde crise postélectorale en Côte d'Ivoire".

"Nous ne pouvons pas aller à une élection présidentielle qui doit faire peur aux Ivoiriens et aux autres Africains. La Côte d'Ivoire a un rôle de locomotive dans la sous-région", a dit M. Coulibaly, auparavant très proche de M. Bédié.

"Attoun" va lancer très prochainement une caravane de la réconciliation qui va parcourir le pays afin de recueillir des signatures avec des messages pour la paix.

Le PDCI a refusé de fusionner avec le RHDP, accusant M. Ouattara de manquer à sa parole de soutenir un candidat PDCI à la présidentielle de 2020, alors que le PDCI l'avait soutenu en 2010 et 2015.

Le RHDP a néanmoins réussi à débaucher un grand nombre de cadres du PDCI, notamment la plupart des ministres.

La question de la réconciliation reste sensible en Côte d'Ivoire, après les douze années de crise politico-militaire qu'a connues le pays de 1999 à 2011. Elle s'est conclue par des violences postélectorales après le refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à son rival, l'actuel président ivoirien Alassane Ouattara, qui ont fait plus de 3.000 morts en 2010-2011.

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