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Venezuela : duel de concerts à la frontière autour de l'entrée de l'aide

L'aide humanitaire américaine dans un entrepôt du pont international Tienditas, à la périphérie de Cucuta, en Colombie, le 21 février 2019, à la frontière avec le Venezuela.

Le bras de fer au Venezuela entre l'opposant Juan Guaido et le président Nicolas Maduro se poursuit vendredi sous la forme insolite d'un duel de concerts : l'un pour demander l'entrée de l'aide humanitaire américaine dans le pays, l'autre pour dénoncer une agression des Etats-Unis.

Les deux événements auront lieu à la frontière colombienne, à quelque 300 mètres de distance, de part et d'autre du pont de Tienditas, reliant Cucuta, en Colombie, et Urena, dans l'Etat de Tachira (ouest du Venezuela), et bloqué depuis deux semaines par les militaires vénézuéliens.

"Venezuela Aid Live", le concert organisé à Cucuta par le milliardaire britannique Richard Branson, espère accueillir 250.000 spectateurs et récolter 100 millions de dollars de dons pour la population vénézuélienne.

C'est à Cucuta qu'est entreposé depuis le 7 février le gros de l'aide humanitaire américaine stockée aux portes du pays, que l'opposant Juan Guaido a promis de faire entrer samedi, malgré le refus du gouvernement qui y voit les prémices d'une intervention militaire des Etats-Unis.

Parmi les stars internationales attendues: les Espagnols Alejandro Sanz et Miguel Bosé, le Dominicain Juan Luis Guerra, les Colombiens Carlos Vives et Juanes, le Portoricain Luis Fonsi, ainsi que plusieurs célébrités vénézuéliennes.

Le président colombien Ivan Duque et ses homologues chilien et paraguayen seront présents à l'événement, où 1.500 policiers et militaires seront déployés pour assurer la sécurité.

"Hands off Venezuela" (Pas touche au Venezuela), le contre-concert organisé côté vénézuélien à partir de vendredi et jusqu'à dimanche par le gouvernement, n'a pas encore divulgué ses têtes d'affiches.

Mais des cohortes d'ouvriers s'affairaient jeudi pour installer une vaste scène, a constaté l'AFP.

"Les artistes qui se produiront en Colombie doivent savoir qu'ils commettent un crime, ils donnent leur aval à une intervention militaire", a prévenu Nicolas Maduro.

- "Provocations" -

Après la suspension des liaisons maritimes et aériennes avec l'île néerlandaise de Curaçao, autre point de stockage de l'aide, le chef de l'Etat a ordonné jeudi la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" de la frontière terrestre avec le Brésil, où de l'aide doit également être entreposée.

Il a également menacé de fermer celle avec la Colombie face aux "provocations" et "agressions" de Bogota et de Washington.

"La seule agression contre le Venezela c'est celle du régime illégitime de Maduro contre le droit des Vénézuéliens à la liberté et la démocratie", a répliqué le ministre colombien des Affaires étrangères, Carlos Holmes Trujillo.

Malgré la fermeture de la frontière avec le Brésil, un porte-parole du président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro a écarté tout risque de "frictions" à la frontière avec le Venezuela.

De son côté, Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, a quitté jeudi la capitale avec des partisans pour se rendre par la route à la frontière colombienne, où il espère faire entrer l'aide humanitaire, avec le soutien de "caravanes" de volontaires.

Se tenant éloigné de la presse, le chef de file de l'oppositon, parti dans un convoi de camionnettes aux vitres fumées, n'a fait aucune apparition publique au cours de la journée.

Suivi par l'AFP et d'autres médias, le convoi s'est scindé en deux sur le parcours et il était impossible de confirmer dans quel véhicule se trouvait M. Guaido. Un autre convoi d'autocars, transportant des députés d'opposition, s'est également mis en route jeudi.

La seule intervention de M. Guaido a été l'annonce sur Twitter de l'arrivée dans l'après-midi à Curaçao d'un chargement de vivres et de médicaments en provenance de Miami, et de l'envoi par le Chili de produits de première nécessité à Cucuta.

Le jeune opposant de 35 ans, qui a choisi pour l'entrée de l'aide la date symbolique du 23 février, un mois tout juste après s'être proclamé président par intérim du pays, a affirmé que l'aide entrerait "quoi qu'il arrive".

Il n'a eu de cesse d'appeler, en vain, les militaires à se ranger derrière lui.

Le général Hugo Carvajal, ex-chef du renseignement militaire sous Hugo Chavez (1999-2013), recherché par les Etats-Unis pour narcotrafic, a reconnu Juan Guaido et appelé l'armée à rompre avec Maduro.

Onze représentant diplomatiques vénézuéliens aux Etats-Unis ont également apporté leur soutien à l'opposant, a affirmé l'opposition.

Avec AFP

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Présidentielle au Pérou : Fujimori maintient ses accusations d'"irrégularités"

La candidate à la présidence du Pérou Keiko Fujimori (au centre) et ses co-candidats à la vice-présidence, l'ancien député Luis Galarreta (à gauche) et l'avocate Patricia Juarez, font une déclaration à la presse le 6 juin 2021.

La candidate de la droite Keiko Fujimori a réitéré jeudi ses accusations d'"irrégularités" lors du scrutin du deuxième tour de la présidentielle au Pérou, tandis que l'autorité électorale poursuit l'examen minutieux des recours avant de proclamer un vainqueur.

"Il y a des allégations claires d'irrégularités, de manipulations menées par des membres de Pérou Libre", le parti du candidat de la gauche radicale Pedro Castillo, a déclaré Mme Fujimori lors d'une conférence de presse au siège de son parti Fuerza Popular à Lima.

"Nous voulons connaître la vérité, c'est l'appel que nous lançons au Jury national des élections (JNE)", l'autorité chargée d'examiner les litiges, a ajouté la candidate de la droite populiste.

La fille de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000) affirme que des membres du parti de son adversaire ont modifié des procès verbaux dans des bureaux de vote et ont fait voter de faux électeurs en apposant de fausses signatures.

"Nous avons demandé les listes électorales (...) pour comparer les signatures", a-t-elle poursuivi, entourée de ses conseillers, avocats, et des responsables de son parti, sans pour autant fournir de preuves de ses allégations.

"Nous avons déposé 946 demandes de nullité de procès verbaux électoraux, ce qui implique plus de 250.000 suffrages", a précisé Miguel Angel Torres, un des conseillers de la candidate, pendant la conférence de presse où aucune question n'a pu être posée par les journalistes.

Le JNE a toutefois indiqué avoir d'ores et déjà annulé les recours portant sur 200 procès verbaux car arrivés hors délais.

L'autorité électorale n'a toujours pas fixé de date pour la proclamation officielle des résultats.

Au vu d'élections précédentes, la proclamation pourrait prendre jusqu'à trois semaines après le second tour du 6 juin.

Mme Fujimori, déjà candidate malheureuse au second tour en 2011 et en 2016, a réitéré son "engagement à respecter le résultat final". "Mais il est fondamental que toutes ces informations soient connues", a-t-elle insisté.

Pedro Castillo est en tête du second tour avec 50,12% des voix sur 100% des bulletins dépouillés contre 49,87% pour Keiko Fujimori, soit une avance d'environ 44.000 voix.

Le Texas autorise le port d'arme à feu en public et sans permis

Un homme porte un pistolet non chargé lors d'un rassemblement pour les droits des armes à feu à Austin, Texas, le 14 avril 2018.

Le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, a promulgué mercredi une loi autorisant le port d'une arme en public sans permis, dernière d'une série de mesures élargissant les droits en matière d'armes à feu dans les Etats conservateurs aux Etats-Unis.

Cette loi, adoptée en mai par un Sénat et une Chambre des représentants dominés par les républicains dans cet Etat du sud, permet à toute personne âgée de 21 ans ou plus et n'étant pas visée par une interdiction de détenir une arme à feu d'en porter une en public sans permis. Elle doit entrer en vigueur le 1er septembre.

Le texte considère que les Constitutions des Etats-Unis et du Texas autorisent les citoyens à porter une arme à feu et que, par conséquent, il devrait y avoir moins d'obstacles en la matière.

Le gouverneur Abbott compte présider une cérémonie de promulgation du texte jeudi, d'après le journal Texas Tribune.

Il avait fait savoir qu'il promulguerait la loi si le texte était voté par les deux chambres. "C'est quelque chose qu'une vingtaine d'autres Etats ont adopté, et il est temps que le Texas l'adopte aussi", avait-il déclaré en avril sur la radio locale WBAP.

Mais les opposants, en particulier les démocrates au Texas et dans l'ensemble du pays, ont affirmé qu'un assouplissement des règles sur les armes à feu allait générer davantage de violence.

Ils ont notamment cité en exemple la fusillade dans la capitale texane Austin ayant fait un mort et 13 blessés la semaine dernière, ainsi que celle dans un supermarché d'El Paso en 2019 qui avait fait 22 morts et 23 blessés.

L'élue texane à la Chambre des représentants des Etats-Unis Veronica Escobar a estimé mercredi que M. Abbott avait "choisi de trahir les victimes de la violence par armes à feu" en promulguant la loi.

"Malgré un soutien important pour une législation visant à prévenir la violence par armes à feu, les Républicains, menés par un gouverneur couard, sont davantage intéressés d'attirer l'attention du lobby des armes qu'ils ne le sont de prévenir la violence par armes à feu et de rendre hommage aux victimes et aux survivants d'El Paso et à travers le Texas", a-t-elle tweeté.

L'électorat s'y oppose

La majorité des électeurs texans ne pense pas que le port sans permis devrait être autorisé, rapporte le quotidien Houston Chronicle, citant un sondage réalisé par l'Université du Texas et le journal Texas Tribune.

Le sondage, dont les résultats ont été révélés en avril de cette année, révèle que 59 % des électeurs texans sont contre. Toutefois une majorité de républicains y sont favorables (56 %) tandis que les démocrates de l'État s'y opposent massivement, 85 % d'entre eux affirmant que personne ne devrait être autorisé à porter un pistolet sans permis.

Après Biden-Poutine, Moscou salue le "bon sens" américain sur le dialogue stratégique

Le président russe Vladimir Poutine, s'entretient avec le président américain Joe Biden, lors du sommet États-Unis-Russie à Genève, en Suisse, le 16 juin 2021.

Moscou s'est félicité jeudi de l'engagement des présidents russe et américain à un dialogue sur la "sécurité stratégique" et le désarmement nucléaire, voyant les Etats-Unis revenir au "bon sens", au lendemain du premier sommet entre les deux dirigeants.

Vladimir Poutine et Joe Biden ont paraphé un court texte affirmant leur volonté de mettre en place un "dialogue sur la stabilité stratégique", notamment sur la question du contrôle des armements nucléaires, alors que les Etats-Unis, sous la présidence de Donald Trump se sont retirés d'accords bilatéraux et multilatéraux.

"Même si c'est un texte très court, c'est un document commun sur la stabilité stratégique qui relève de la responsabilité particulière de nos pays pas seulement envers leurs peuples, mais devant le monde entier", a estimé Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, à l'antenne de la radio Echo de Moscou.

De son côté le vice-ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Riabkov a qualifié la perspective d'un dialogue sur le désarmement nucléaire et le rejet de la guerre atomique de "réussite réelle".

Après le prolongement in extremis du traité de désarmement New Start en début d'année par Joe Biden, "c'est le deuxième pas de Washington en direction d'un retour au bon sens", a-t-il jugé, cité par le quotidien Kommersant.

Selon lui, le dialogue sur la stabilité stratégique entre Russes et Américains doit commencer sous peu: "C'est une question de semaines, pas de mois".

La Russie et les États-Unis détiennent toujours, à eux deux, plus de 90% des armes nucléaires dans le monde, selon le rapport 2020 de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).

A l'issue de leur sommet à Genève, MM. Poutine et Biden ont jugé leur dialogue constructif, tout en constatant leur rivalité et de profondes divergences sur un grand nombre de dossiers.

Les relations russo-américaines n'ont cessé de se dégrader depuis des années, laissant craindre une nouvelle course aux armements.

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