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Bissau : manifestation pour réclamer un gouvernement, présidentielle prévue en novembre

Une manifestation à Bissau, Guinée-Bissau, 3 août 2007.

Des partisans de la majorité parlementaire en Guinée-Bissau, dont le chef du principal parti, ont manifesté mardi pour exiger que le président José Mario Vaz nomme un nouveau gouvernement, à six mois de la date proposée pour la présidentielle, selon un document consulté par l'AFP.

Malgré le bon déroulement des élections législatives du 10 mars, remportées par le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) dirigé par Domingos Simoes Pereira, ce petit pays lusophone d'Afrique de l'Ouest peine à sortir de la crise politique qu'il traverse depuis août 2015.

La Commission nationale des élections (CNE) a proposé la date du 3 novembre pour le premier tour du scrutin présidentiel qui doit se tenir cette année, avec un éventuel second tour le 8 décembre, selon un document daté de lundi et consulté mardi par l'AFP.

"Il revient au président de la République de valider la date par décret, au plus tard le 5 août", selon le texte.

M. Vaz, dont le mandat s'achève en juin, a expliqué la semaine dernière qu'il devrait consulter les instances électorales, le gouvernement et les partis politiques, avant de fixer une date définitive.

"Nous exigeons la nomination immédiate et sans conditions de DSP" (Domingos Simoes Pereira) au poste de Premier ministre, pouvait-on lire sur une banderole dans la marche partie d'un quartier de la périphérie nord de Bissau en direction du port, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Le peuple a droit au respect des institutions", "Jomav (contraction du nom du chef de l'Etat) dehors", ont scandé les manifestants, parmi lesquels M. Pereira et Nuno Gomes Nabiam, chef d'un parti allié au PAIGC et premier vice-président de l'Assemblée nationale.

La manifestation était encadrée par un important dispositif de policiers équipés de matériels anti-émeutes et de la garde nationale, une unité d'élite de la police.

- 'Divisions partisanes' -

Par ailleurs, les fonctionnaires, qui avaient observé la semaine dernière une grève de trois jours pour réclamer le paiement d'arriérés de salaires, ont repris leur mouvement mardi pour la même durée.

A Bissau, les ministères et administrations étaient fermés mardi, de même que les écoles et les centres de santé, a constaté un journaliste de l'AFP. Seul l'hôpital Simoes Mendes, le plus grand du pays, assurait un service minimum aux urgences.

"Personne ne nous a appelés pour discuter, ce qui veut dire que le gouvernement ne s'intéresse pas à ses fonctionnaires", a déclaré José Alves Té, le coordinateur de la commission de grève.

Les chefs de mission de l'ONU en Afrique de l'Ouest réunis le 10 mai à Bissau ont déploré la "résurgence de divisions partisanes autour de l'élection des membres du bureau de l'Assemblée nationale" et jugé "cruciale la nomination rapide d'un nouveau Premier ministre par le président de la République".

Le PAIGC et ses alliés contrôlent 54 des 102 sièges du Parlement. Le Madem, formé par 15 députés frondeurs du PAIGC, et le Parti pour la rénovation sociale (PRS) se partagent les 48 restants, respectivement 27 et 21.

Depuis la reprise des travaux parlementaires le 18 avril, les débats achoppent sur le poste de deuxième vice-président de l'Assemblée, revendiqué par le Madem pour un de ses dirigeants, Braima Camara.

Bien que ce poste soit resté vacant, le nouveau bureau de l'Assemblée dominé par le PAIGC a envoyé au président Vaz le nom de M. Pereira comme Premier ministre. Mais le Madem a saisi la Cour suprême et une source à la présidence a indiqué que le chef de l'Etat souhaitait que ce litige soit résolu avant de nommer un Premier ministre.

La crise entre les deux hommes, pourtant issus du même parti, a éclaté lorsque M. Vaz a limogé M. Pereira, qui était alors son Premier ministre.

Elle inquiète d'autant plus la communauté internationale que les élections de 2014 avaient marqué un retour progressif à l'ordre dans ce pays secoué par des tentatives de putsch à répétition.

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Plusieurs blessés suite à l'attaque de la base militaire française à Gao

Des soldats français font exploser des mines terrestres sur le site où un kamikaze a commis un attentat, dans le nord de Gao, sur la route de Gourem, le 10 février 2013.

Un véhicule-suicide a explosé lundi à l'entrée de la vaste base française de Gao, dans le nord-est du Mali, faisant plusieurs blessés militaires et civils, selon les autorités des armées concernées.

"L'attaque a été menée par un véhicule-suicide à 15h45 (locales et GMT) à l'entrée de la partie française du camp de Gao", partagé entre la force française antijihadiste Barkhane, la force de maintien de la paix des Nations unies (Minusma) et les forces armées maliennes (FAMa), a précisé mardi à l'AFP le porte-parole de l'état-major français des armées, le colonel Frédéric Barbry.

"Deux militaires estoniens et un militaire français, blessés, demeurent hospitalisés" sur la base de Gao mais "leur état n'inspire pas d'inquiétude", a-t-il ajouté. Le précédent bilan donné côté français lundi soir faisait état de "trois blessés français et estoniens", sans plus de précision.

Le ministère estonien de La Défense a quant à lui parlé de cinq soldats estoniens blessés.

Une cinquantaine de militaires estoniens assurent à Gao des missions de patrouille et de protection des installations de l'opération Barkhane, qui mobilise 4.500 Français au Sahel et dont la principale emprise militaire au Mali est située à Gao.

Deux civils maliens ont également été blessés dans l'attaque, selon l'état-major français.

A Bamako, une source sécuritaire malienne avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'attaque avait fait "plusieurs blessés dans le camp malien qui se trouve à côté de la partie française du camp, dont deux enfants de moins de huit ans". L'explosion a "soufflé des portes et des fenêtres", selon cette source.

"Deux personnes étaient à bord du véhicule-suicide qui arborait les couleurs de la Minusma", a précisé mardi le porte-parole de l'état-major français, confirmant partiellement des informations de source sécuritaire malienne, selon lesquelles "il y avait au moins trois kamikazes dans le véhicule piégé" qui était "peint aux couleurs des véhicules de l'ONU".

L'un des assaillants, vêtu d'un uniforme rappelant celui des forces armées maliennes, "a été neutralisé par les gardes après être sorti du véhicule armé et faisant des gestes agressifs", selon le colonel Barbry. Le second individu est mort dans l'explosion de la voiture piégée.

Selon l'état-major français, le véhicule s'est d'abord présenté à l'entrée du camp des FAMa, devant lequel se trouvait une longue file de voitures. Les attaquants se sont alors rabattus sur la porte principale de la base côté français.

Il y a un an, en juillet 2018, des soldats français de Barkhane en patrouille avaient été visés à Gao par une attaque à la voiture piégée, qui avait fait quatre morts et une vingtaine de blessés civils.

En avril 2018, des jihadistes avaient tenté de prendre le contrôle du "Super Camp" de l'ONU et de la force française Barkhane à Tombouctou, dans le nord du Mali: un Casque bleu avait été tué et sept militaires français blessés lors d'un assaut d'environ quatre heures.

Le nord du Mali était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit avec Barkhane. Mais des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

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