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Bissau: incinération d'une saisie record de 800 kg de cocaïne

700kg de cannabis 700kg, 10kg d’héroïne, plus de cinq kg de cocaïne, plus de 500 kg de psychotropes, des centaines de kilo de produits pharmaceutiques contrefaites brûlées à Dio au Mali, 28 mars 2018. (VOA/Kassim Traore)

Une cargaison record de quelque 800 kg de cocaïne saisie le 9 mars à Bissau a été incinérée jeudi en présence de membres du gouvernement, dont le Premier ministre, Aristide Gomes, et de responsables de l'ONU, selon des journalistes de l'AFP.

L'instabilité et la pauvreté de cette ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest y ont favorisé l'implantation de narcotrafiquants, utilisant son territoire comme zone de transit de la cocaïne entre l'Amérique latine et l'Europe, sous la protection de hauts gradés.

Lors de la cérémonie en présence d'agents d'Interpol et de militaires de la force ouest-africaine Ecomib, M. Gomes a qualifié la lutte contre le trafic de drogue de "combat vital", à la fois "pour défendre les institutions, pour défendre la République", mais aussi pour attirer les investisseurs.

Il faut "la coopération internationale pour que ça soit efficace. Et on va renforcer la formation aussi pour faire face à ce combat", a indiqué de son côté le ministre de l'Intérieur, Edmundo Mendes.

A la veille des élections législatives de dimanche, ces quelque 800 kg de cocaïne ont été saisis à la sortie nord de la capitale dans un camion frigorifique de poisson immatriculé au Sénégal, destiné à transiter par le nord du Mali, selon la police.

Quatre suspects - deux Nigériens, un Sénégalais et un Bissau-Guinéen - ont été arrêtés, tandis qu'un capitaine de l'armée bissau-guinéenne et deux Maliens étaient toujours recherchés, a indiqué mardi le directeur adjoint de la police judiciaire, Domingos Monteiro Correia. L'un des deux Nigériens arrêtés est un collaborateur du président de l'Assemblée nationale du Niger et le Sénégalais le chauffeur du camion.

Il s'agit de la plus grande saisie de ce type depuis celle de quelque 700 kg de cocaïne pure dans une villa à la périphérie de Bissau en 2007.

L'ONU a salué ces dernières années les progrès réalisés dans la lutte contre le narcotrafic depuis les élections de 2014.

Mais elle a regretté en décembre que depuis avril 2018, date de la désignation d'un gouvernement de consensus dirigé par M. Gomes pour conduire le pays aux élections, la volonté des autorités en la matière se soit "peu affermie".

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Un chef coutumier et 4 civils tués dans deux attaques à Beni

Soldats des FARDC à Paida, près de Beni, dans la province du Nord-Kivu en RDC, le 7 décembre 2018.

Un chef traditionnel et quatre civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans deux attaques dans le territoire de Beni, théâtre de violences permanentes dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris des sources militaire et administrative.

"Nous avons repoussé la nuit une attaque des ADF (Allied Democratic Forces, rebelles musulmans ougandais) à Magboko près d'Oicha. Les combats se sont poursuivis jusqu'à la fuite de l'ennemi que nous poursuivons. Malheureusement, deux civils ont été exécutés", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu (est).

A Eringeti, situé à 30 km de cette première localité attaquée et à 60 km au nord de la ville de Beni, un chef coutumier a été tué avec deux autres civils dont une femme", a indiqué Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

"Si à Magboko, l'incursion des ADF ayant fait deux morts a débuté vers 23 heures, pour le cas d'Eringeti, les enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de cet acte", a précis M. Kibwana.

"Les victimes de Magboko ont été tuées à la machette alors que celles d'Eringeti ont été tuées par balles tirées par des éléments en uniformes non encore identifiés", a souligné Teddy Kataliko, l'un des responsables de la société civile du territoire de Beni.

"C'est inconcevable qu'un chef du village soit abattu dans un milieu où l'armée est déployée", a-t-il ajouté.

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Cette appréciation est remise en cause par un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Le village de Mukoko déserté à Beni après les massacres (vidéo)
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Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

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