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Birmanie : le régime sortant promet un transfert de pouvoir pacifique

Le président birman Thein Sein (L) quitte le bureau où il a voté le 8 novembre 2015. (AFP PHOTO)

Malgré des résultats définitifs qui peinent à arriver, la Ligue nationale pour la démocratie est donnée largement en tête des élections législatives birmanes. Sa chef, Aung San Suu Kyi, doit rencontrer le président birman.

Le gouvernement sortant en Birmanie a promis, mercredi 11 novembre, pour la première fois, de "transférer le pouvoir pacifiquement" si la victoire de l'opposante Aung San Suu Kyi aux élections historiques de dimanche se confirme.

"En tant que gouvernement, nous nous soumettrons au choix des électeurs et nous transfèrerons le pouvoir pacifiquement", a annoncé le ministre de l'Information Ye Htut dans un communiqué officiel.

"La Ligue nationale pour la démocratie l'a emporté dans de nombreux endroits, félicitations pour cela", ajoute le communiqué, précisant que des "discussions" auraient lieu après la publication des résultats définitifs. Ceux-ci pourraient encore prendre plusieurs jours.

Aung San Suu Kyi a appelé mercredi à des pourparlers "la semaine prochaine" le président et le chef de l'armée, héritiers de la junte l'ayant confinée pendant plus de 15 ans en résidence surveillée. Le président lui a proposé en retour une rencontre en tête-à-tête.

Lenteur de la commission électorale

Les résultats des élections de dimanche tombent chaque jour au compte-gouttes, mais la LND est d'ores et déjà donnée largement en tête.

Elle a encore raflé 179 des 323 sièges à la chambre basse du Parlement (contre 17 à l'USDP, le parti au pouvoir), selon le dernier décompte publié mercredi. Et 77 des 168 sièges de la chambre haute (contre 4 à l'USDP).

La lauréate du prix Nobel de la Paix, icône dans son propre pays, a été réélue députée dans sa circonscription rurale de Kawhmu.

Mais les soupçons se multiplient autour de la lenteur possiblement délibérée de la commission électorale, dans ce pays où l'administration reste largement dominée par des fonctionnaires au passé militaire.

Une alternance historique est théoriquement en marche, mais elle est donc suspendue pour l'heure à la publication des résultats.

Le président français François Hollande a eu une conversation téléphonique avec l'opposante birmane, rappelant que "la France restait très attentive au respect de la volonté du peuple birman".

Extrême prudence de la LND

La stratégie de la LND ces derniers jours a été de laisser au gouvernement post-junte le temps de "digérer la nouvelle", sans mettre d'huile sur le feu, dans ce pays d'Asie du Sud-Est où "faire perdre la face" à son adversaire en fanfaronnant est considéré comme une erreur stratégique.

D'où l'extrême prudence avec laquelle manoeuvre jusqu'ici Aung San Suu Kyi, évitant les apparitions publiques et faisant démonter l'écran géant et les hauts-parleurs devant le siège de son parti.

Les partisans de "la Dame de Rangoun", qui étaient descendus dans la rue en nombre dimanche et lundi pour célébrer la victoire, respectent jusqu'ici la consigne de rester chez eux.

Suu Kyi s'apprête à reprendre le chemin de Naypyidaw, à cinq heures de Rangoun, pour la reprise de la session parlementaire lundi, qui lui fournira l'occasion de rencontrer discrètement le président Thein Sein.

En effet, bizarrerie du système politique birman, l'assemblée sortante va se réunir à partir de lundi, Aung San Suu Kyi et sa quarantaine de députés de la LND se retrouvant coincés jusqu'à fin janvier dans le rôle d'opposition parlementaire, face aux 331 députés de l'USDP pro-pouvoir.

Le nouveau Parlement n'entrera en fonction que début 2016, sans doute en février ou mars. Viendra alors le temps du lancement des réformes par Aung San Suu Kyi et son équipe.

Le temps est aux négociations avec un pouvoir militaire qui s'arroge toujours, de par la Constitution, 25 % des sièges de députés, lui donnant de facto un droit de veto, qu'Aung San Suu Kyi a annoncé qu'elle combattrait, en temps voulu.

Avec AFP

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Plus d'un million de décès liés au coronavirus dans le monde

Des travailleurs déplacent un cercueil vers un site d'inhumation des victimes du coronavirus au cimetière de Keputih à Surabaya, en Indonésie, le 15 juillet 2020. (Photo by Juni Kriswanto / AFP)

La maladie COVID-19 a tué plus d’un million de personnes à travers le monde, selon un décompte de Reuters actualisé mardi.

Le nombre de décès dus au nouveau coronavirus cette année est désormais deux fois plus élevé que le nombre de personnes qui meurent chaque année du paludisme.

Le taux de mortalité a augmenté ces dernières semaines en raison de la recrudescence des infections dans plusieurs pays.

"Notre monde a atteint une étape angoissante", a déclaré le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans un communiqué.

Coronavirus: plus d'un million de morts dans le monde
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Il n'a fallu que trois mois pour que le nombre de décès liés à la maladie COVID-19 double, passant d'un demi-million à un million, un taux de mortalité en accélération depuis que le premier décès a été enregistré en Chine début janvier.

Plus de 5 400 personnes meurent dans le monde toutes les 24 heures, selon les calculs de Reuters. Cela équivaut à environ 226 personnes par heure, soit une personne toutes les 16 secondes.

Les États-Unis restent le pays le plus touché, avec 7,1 millions d'infections et plus de 205 000 morts.

La semaine dernière, l’Organisation mondiale de la santé avait noté une diminution globale des infections en Afrique.

100 millions de doses de vaccins en plus pour les pays pauvres

Des chercheurs travaillent sur un vaccin contre le nouveau coronavirus COVID-19 au laboratoire de recherche de l'Université de Copenhague, au Danemark, le 23 mars 2020.

Cent millions de doses supplémentaires de futurs vaccins contre le Covid-19 ont été réservées pour les pays pauvres, a annoncé mardi l'Alliance pour les vaccins (Gavi) qui collabore avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Début août, Gavi et la Fondation Bill & Melinda Gate avait déjà annoncé une collaboration avec le Serum Institute of India (SII), le plus grand fabricant mondial de vaccins en volume, pour livrer 100 millions de doses.

Les vaccins seront vendus à un prix maximal de 3 dollars par dose, avec la possibilité d'en obtenir plus.

Mis au point par les laboratoires pharmaceutiques suédo-britannique AstraZeneca et américain Novavax, ils seront ensuite fabriqués par le SII qui les reversera à la coalition contre le coronavirus lancée par l'OMS et baptisée Covax (Covid-19 Vaccine Global Access; accès mondial au vaccin contre le Covid-19).

Cette collaboration va permettre à l'institut indien d'augmenter dès à présent sa capacité de production afin que, une fois qu'un ou plusieurs vaccins auront obtenu l'approbation réglementaire et le feu vert de l'OMS, les doses puissent être distribuées dans les pays à faibles et moyens revenus pas avant le premier semestre 2021.

Dans le cadre de cette collaboration, le potentiel vaccin d'AstraZeneca sera mis à la disposition de 61 pays, tandis que celui de Novavax sera disponible pour l'ensemble des 92 pays soutenus par le mécanisme Covax.

"Aucun pays, riche ou pauvre, ne doit être laissé en queue de peloton en ce qui concerne les vaccins contre le Covid-19", a affirmé dans un communiqué le Dr Seth Berkley, directeur général de Gavi.

"A ce stade, il est important que les gouvernements, les institutions sanitaires et financières mondiales des secteurs publics et privés s'unissent pour veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte", a renchéri le directeur général du SII, Adar Poonawalla.

Le mécanisme Covax fait partie du dispositif international créé par l'ONU pour accélérer l'accès équitable aux outils de lutte contre le Covid-19, l'Accélérateur ACT. L'ONU n'a toutefois reçu que 3 milliards de dollars sur les 38 milliards demandés.

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Dans ce cadre, AstraZeneca s'est engagé en juin à distribuer 300 millions de doses à Gavi - en plus de l'accord conclu via l'institut indien.

L'OMS s'est fixé comme objectif de disposer de 2 milliards de doses de vaccins d'ici à la fin de 2021, alors que la pandémie du nouveau coronavirus a fait plus d'un millions de morts dans le monde depuis que les premiers cas sont apparus fin décembre en Chine.

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