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États-Unis

Biden très attendu pour le premier débat entre favoris de la primaire démocrate

Seulement dix candidats ont été sélectionnés pour une émission marathon de trois heures jeudi soir.

Très attendu après plusieurs gaffes et des doutes sur son état de forme, l'ancien vice-président américain Joe Biden partagera jeudi pour la première fois le plateau d'un débat avec la sénatrice progressiste Elizabeth Warren, qui le suit en tête des sondages pour la primaire démocrate.

Le champ s'est nettement resserré pour ce troisième débat démocrate, avec seulement dix candidats sélectionnés --sur les 20 prétendant à la Maison Blanche encore en lice-- pour une émission marathon de trois heures jeudi soir.

Symbole des différents courants qui opposent les candidats rêvant de défier Donald Trump en novembre 2020, le modéré et grand favori des sondages Joe Biden sera placé au centre du plateau, mais flanqué des sénateurs Warren et Bernie Sanders, qui défendent des positions bien plus à gauche.

Leurs échanges pourraient faire des étincelles.

Pour cette première opportunité de confrontation, Elizabeth Warren pourrait en effet choisir de passer à l'offensive contre le centriste Biden, en nette pole position (29,8% selon la moyenne des sondages établie par RealClearPolitics).

Et alors qu'ils avaient joué la bonne entente entre progressistes lors du précédent débat, la sénatrice et Bernie Sanders pourraient opter pour un autre ton maintenant qu'elle l'a doublé.

Après deux performances réussies lors des premiers débats, l'ancienne professeure de droit à Harvard Elizabeth Warren, 70 ans, a en effet grimpé à la deuxième place, avec 18% des intentions de vote, devant le sénateur indépendant Bernie Sanders (17,7%), doyen de la course à 78 ans.

Si tous deux sont nettement marqués à gauche, le socialiste autoproclamé est en faveur d'une plus grande intervention de l'Etat, tandis qu'Elizabeth Warren, pourfendeuse des grands monopoles, s'est un jour définie comme une "capitaliste jusqu'à la moelle", mais en faveur d'une meilleure régulation.

"Si Warren fait encore un bon débat et continue de progresser dans les sondages, une course à deux apparaîtra plus clairement entre elle et Biden", écrit le statisticien spécialiste des élections américaines, Nate Silver, sur le site FiveThirtyEight. "Mais la réalité sera probablement beaucoup plus compliquée".

A cinq mois du premier scrutin des primaires démocrates prévu dans l'Iowa, le 3 février, tout peut encore changer. Beaucoup ont encore en tête les sondages qui donnaient à cette même époque le sénateur Barack Obama loin derrière Hillary Clinton en 2007.

- Doutes sur Biden -

Joe Biden a multiplié ces derniers mois les dérapages perçus comme plus préoccupants que les "gaffes" qui ont longtemps fait le charme de celui qui a été sénateur pendant plus de 35 ans avant d'être vice-président (2009-2017).

Les questions abondent sur l'état de forme physique et intellectuelle de l'ancien bras droit de Barack Obama, âgé de 76 ans, et certains se demandent s'il tiendra la route de cette éprouvante campagne.

Mais le vétéran de la politique a jusqu'ici balayé ces doutes, fort du soutien d'électeurs qui apprécient encore son côté authentique et de la perception qu'il est le mieux à même de battre Donald Trump, "la" grande priorité pour les électeurs démocrates.

Pour la première fois jeudi, les deux femmes du peloton de tête, Elizabeth Warren et la sénatrice noire Kamala Harris (7%), seront aussi sur le même plateau de débat.

Complètent la liste des participants le jeune maire de South Bend, Pete Buttigieg (4,3%), l'homme d'affaires et seul non-professionnel de la politique sur scène Andrew Yang (2,7%), le sénateur Cory Booker (2,5%), l'ex-élu texan de la Chambre des représentants Beto O'Rourke (2,3%), la sénatrice Amy Klobuchar (1%) et l'ancien ministre d'Obama Julian Castro (0,8%).

Cela pourrait être l'une des dernières occasions pour ces petits candidats de renverser la vapeur.

D'autres n'ont pas été sélectionnés, faute de scores suffisants dans les sondages et/ou de dons venant de particuliers: le maire de New York Bill de Blasio (0,8%) et le milliardaire Tom Steyer (0,5%).

Qualifiés ou pas, Nate Silver avait un message d'avertissement mardi pour les plus petits candidats: "A moins qu'ils ne renversent la situation sous peu, ils sont probablement grillés".

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Donald Trump, grand défenseur du lobby pro-armes, a soutenu les manifestants

Un camion passe devant un panneau de Hino, à Williamstown, Virginie occidentale, le 27 octobre 2017.

"Le parti démocrate en Virginie fait tout pour vous priver de vos droits prévus dans le deuxième amendement. Ce n'est que le début. Faites-en sorte que cela n'arrive pas, votez républicain en 2020!", a-t-il tweeté lundi.

Etat frontalier de la capitale Washington, la Virginie, aux traditions ancrées dans le conservatisme, est passée en novembre dans l'escarcelle des démocrates. Ils ont promis de s'attaquer au laxisme qui entoure selon eux le contrôle des ventes d'armes, notamment après le choc provoqué par la tuerie de Virginia Beach, qui a fait 12 morts en mai.

Les textes actuellement à l'étude renforcent l'examen des antécédents judiciaires des acheteurs, interdisent les chargeurs de plus de dix cartouches et l'achat de plus d'une arme par mois. Ils permettent aussi à un juge de saisir les armes d'individus considérés comme dangereux. Un projet d'interdiction à la vente des fusils semi-automatiques a en revanche été abandonné.

Le mouvement de contestation s'est propagé dans l'Etat, et plus d'une centaine de comtés et de localités se sont proclamés "sanctuaires du deuxième amendement".

Les organisateurs de la manifestation de lundi "ont voulu que ce soit un évènement pacifique mais ils ont entraîné quelque chose de plus important qu'ils pourraient ne pas arriver à contrôler", a estimé le gouverneur Northam.

Il a évoqué des menaces "crédibles et sérieuses" de "violences, d'affrontement armé et d'attaque contre le Capitole" ainsi que "des plans d'action provenant de milices et de groupes racistes basés hors de l'Etat".

"On ne veut pas voir de drame comme celui de Charlottesville", a-t-il prévenu, en référence à une autre ville de Virginie où des affrontements entre militants suprémacistes blancs et antifascistes avaient fait une morte et des dizaines de blessés en août 2017.

Des milliers d'Américains manifestent pour défendre le droit de détenir des armes

Le président américain Donald Trump parle de la fusillade en Floride, dans la salle de réception diplomatique de la Maison-Blanche à Washington, DC, le 15 février 2018.

Plusieurs milliers de partisans du droit à détenir des armes manifestaient lundi à Richmond, la capitale de l'Etat américain de Virginie, un rassemblement placé sous haute surveillance de crainte d'actions violentes de la part de groupes d'extrême droite.

"USA! USA!", scandaient les protestataires, pour beaucoup vêtus de blousons de chasse. Venus dès le petit matin par une journée glaciale, ils entendent dénoncer des projets de loi restreignant l'accès aux armes, portés par les démocrates au pouvoir dans cet Etat de l'est du pays.

La place du Capitole, siège du gouvernement local devant lequel se tenait la manifestation, a été placée sous très haute surveillance, avec un important dispositif policier et des portiques de sécurité.

Plusieurs protestataires arboraient des autocollants orange disant "Les armes sauvent des vies".

"Ces dernières décennies, les politiques ont essayé de faire passer des lois qui rendent plus difficile pour les citoyens respectueux de la loi d'acheter des armes à feu. On est sur une mauvaise pente. C'est notre droit constitutionnel, que Dieu nous a donné, de nous armer", dit à l'AFP Brooks, 24 ans, un habitant de Richmond, ville d'ordinaire paisible de 200.000 habitants.

Le jeune homme est venu avec un groupe d'amis dont l'un porte en bandoulière un AR-15 qu'il ne pourra pas emmener dans le rassemblement, les armes ayant été interdites sur le site de la manifestation.

Le gouverneur démocrate Ralph Northam a en effet décrété mercredi l'état d'urgence sur les lieux du rassemblement. En vigueur de vendredi et jusqu'à mardi soir, il interdit le port d'armes à feu (normalement autorisé dans la rue) et d'objets dangereux: battes de baseball, chaînes...

Betty Comerford, 73 ans, est venue de Leesburg, à quelque 200 km de là, et porte une pancarte disant "Les grand-mères pour les armes".

"Les armes, c'est pour se protéger. Les gens fuient quand ils voient des armes", lance-t-elle.

- Deuxième amendement -

Plusieurs mouvements d'extrême droite et groupes paramilitaires ont annoncé leur participation à cette "Journée de lobbying" auprès des élus, organisée par la Ligue de défense des citoyens de Virginie (VCDL).

Cette ligue dénonce ce qu'elle considère comme des coups de canif au deuxième amendement de la Constitution, qui garantit le "droit du peuple de détenir et de porter des armes". Mais cet article fait l'objet d'interprétations divergentes et la Cour suprême a limité ce droit au domicile, laissant les villes et les Etats réguler leur transport.

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