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Vif débat démocrate, Joe Biden attaqué de toutes parts

L’ancien vice-président Joe Biden, pendant l’une de ses interventions lors du deuxième des deux débats des démocrates organisés par CNN le 31 juillet 2019 au Fox Theatre à Detroit.

Le favori de la primaire démocrate Joe Biden a essuyé de vives attaques mercredi lors d'un débat avec ses rivaux, qui ont passé au crible ses positions passées sur l'immigration ou la politique pénale depuis son engagement public il y a près de 50 ans.

L'ancien vice-président de Barack Obama, 76 ans, avait livré une prestation assez terne lors du précédent débat en juin, s'est montré cette fois plus incisif face à l'assaut en règle de ses concurrents.

C'est même lui qui a a attaqué en premier une de ses principales rivales, Kamala Harris, sur ses propositions en matière de couverture maladie. "Soyons franc, vous ne pourrez pas battre Donald Trump avec un double discours sur ce plan", lui a-t-il lancé.

La sénatrice noire lui a rendu la pareille en revenant sur le sujet, qui avait été au coeur de leur premier affrontement, fin juin lors du premier débat: ses relations passées avec des ségrégationnistes.

"Si ces ségrégationnistes s'étaient imposés, je ne serai pas sénatrice aujourd'hui", lui a-t-elle lancé. "Et Barack Obama n'aurait pas été en mesure de vous nommer" à ses côtés, a-t-elle ajouté.

Joe Biden devance largement ses concurrents dans les sondages avec le soutien de 32% des électeurs démocrates, loin devant les sénateurs progressistes Bernie Sanders et Elizabeth Warren qui sont au coude-à-coude à 15%, ce qui en fait une cible naturelle de ses rivaux.

Mais le ton s'est fait particulièrement dur mercredi, notamment sur son bilan en matière de justice pénale, sur l'immigration ou les droits des femmes.

Le sénateur noir Cory Booker a reproché au vétéran de la politique américaine - qui fut sénateur pendant 36 ans - d'avoir mis son nom sur "toutes les lois pénales" depuis les années 70, responsables de l'incarcération de millions d'Américains.

"La maison est en feu et vous avez une responsabilité", a poursuivi le sénateur. "Il y aujourd'hui des gens en prison" à cause de ces lois. "On ne parle pas du passé, on parle du présent!"

- "Crime" -

Joe Biden a également été étrillé pour son refus de dépénaliser les entrées clandestines aux Etats-Unis, à la frontière mexicaine en particulier. "Si vous entrez illégalement, on doit pouvoir vous expulser. C'est un crime", a-t-il répondu sans sciller.

Kamala Harris est aussi revenue à la charge sur le soutien apporté pendant des années par Joe Biden à une loi interdisant d'utiliser des fonds fédéraux pour financer des avortements.

Mais la sénatrice, quatrième dans les sondages, n'est pas non plus sortie indemne du débat, les piques ayant fusé dans toutes les directions.

La parlementaire Tulsi Gabbard lui a reproché d'avoir, en tant que procureure générale de Califonie, fait emprisonner 1.500 personnes pour des délits liés à la marijuana et d'avoir conservé un système de liberté sous caution injuste pour les plus pauvres.

Pourtant, tous les candidats avaient prôné dans leurs propos liminaires les valeurs de l'unité pour battre Donald Trump et restaurer "l'âme" de l'Amérique.

"La personne qui doit le plus apprécier le débat en ce moment, ça doit être Donald Trump", a reconnu réaliste Cory Booker.

Le président républicain accuse régulièrement Joe Biden d'être "endormi", "moins en forme" qu'avant, mais prédit sa victoire à la primaire.

Selon le site RealClearPolitics, qui compile les différents sondages, le milliardaire républicain perdrait face à Joe Biden, très populaire dans les milieux ouvriers grâce à ses origines modestes et sa personnalité chaleureuse.

- "Conte de fées" -

Compte-tenu du nombre inédit de prétendants à l'investiture démocrate, le débat avait été scindé en deux parties, avec dix candidats chaque soir.

Le premier volet, mardi, avait déjà jeté une lumière crue sur les lignes de fractures au sein du parti entre Elizabeth Warren et Bernie Sanders, hérauts de réformes radicales, et une série de partisans du pragmatisme qui leur avaient reproché de faire des promessses de "contes de fée".

Les débats ont été "animés", mais "je pense que c'est sain", avait ensuite commenté le chef du comité national démocrate Tom Perez. Il y a "indéniablement de grosses différences d'opinions", mais ce sont "les électeurs qui vont choisir la ligne du parti".

Le premier vote de la primaire démocrate aura lieu dans le petit Etat de l'Iowa, le 3 février 2020.

Avec AFP

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Donald Trump accorde une grâce présidentielle à son ancien collaborateur Michael Flynn

Le conseiller à la sécurité nationale, le général Michael Flynn, fait une déclaration lors d'un briefing quotidien à la Maison Blanche à Washington, le 1er février 2017.

Le président américain Donald Trump a gracié mercredi son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn qui avait plaidé coupable d'avoir menti au FBI lors de l'enquête sur l'ingérence russe dans les élections présidentielles de 2016.

"C'est un grand honneur pour moi d'annoncer que le général Michael T. Flynn a obtenu une grâce complète. Félicitations à @GenFlynn et à sa merveilleuse famille, je sais que vous allez maintenant passer un Thanksgiving vraiment fantastique !", a écrit M. Trump sur Twitter.

Général d'armée à la retraite, M. Flynn a plaidé coupable en 2017 d'avoir menti au FBI sur les interactions qu'il a eues avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis dans les semaines précédant l'inauguration de Trump en janvier 2017.

Il a depuis lors cherché à retirer son plaidoyer, arguant que les procureurs avaient violé ses droits et l'avaient dupé pour qu'il accepte de plaider coupable. Sa condamnation a été reportée à plusieurs reprises.

Il s'agit de la grâce la plus médiatisée accordée par M. Trump depuis son entrée en fonction. Entre autres controverses, le président américain avait auparavant suscité un tollé en graciant les militaires accusés de crimes de guerre en Afghanistan. Il a aussi essuyé des critiques en accordant la grâce présidentielle à Joe Arpaio, ancien shérif du comet de Maricopa, en Arizona, accuse de racism notoire.

Le général Flynn, 61 ans, a été le premier conseiller à la sécurité nationale du président Trump. Il est limogé en 2017 après 24 jours à son poste à cause d’une controverse liée aux contacts de l'ancien général avec l'ambassadeur russe à Washington de l'époque, Sergei Kislyak.

Avant d’intégrer l’équipe de M. Trump, Michael Flynn était à la tête de l'Agence de renseignement du Pentagone, un poste qu’il est contraint de quitter en 2014, en partie à cause de son style de gestion et de ses opinions sur la manière de lutter contre le militantisme islamiste.

C’est en 2016 qu’il entre dans l’équipe de campagne de M. Trump.

Outre le general Flynn, d'autres anciens collaborateurs du president ont été condamnés pour divers crimes à l’échelle fédérale, notamment Roger Stone, conseiller et ami de longue date de M. Trump, et Paul Manafort, son ancien directeur de campagne.

Selon le quotidien USA Today, la grâce accordée à M. Flynn a suscité une réaction rapide de la famille du général qui a salué cette decision, que l'opposition démocrate a vite fait de condamner.

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