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Berlin va durcir les conditions du regroupement familial

Des migrants dans une rue de Berlin, 9 décembre 2015.

L'Allemagne, qui veut limiter l'afflux de réfugiés, va durcir ses conditions du regroupement familial en suspendant notamment pendant deux ans la possibilité pour certains migrants de faire venir leur famille, a indiqué le vice-chancelier Sigmar Gabriel.

Les migrants qui bénéficieront de la "protection subsidiaire" n'auront ainsi plus le droit "pendant deux ans" de faire venir leur famille, a indiqué M. Gabriel, ministre de l'Economie et patron du Parti social-démocrate (SPD), qui s'exprimait après une réunion avec les chefs des deux autres formations de la coalition au pouvoir, la chancelière Angela Merkel (CDU) et le Bavarois Horst Seehofer (CSU).

La "protection subsidiaire" est un cran en dessous du statut de réfugiés qui permet d'obtenir une autorisation de séjour pour trois ans et de faire venir sa famille. Moins généreuse, elle est octroyée à certains déboutés du droit d'asile ou du statut de réfugiés qu'on ne peut toutefois pas expulser car ils risquent torture ou peine de mort dans leur pays. Renouvelable, elle limite le premier droit de séjour à un an.

Cette mesure concernera aussi une partie des Syriens, qui ont longtemps bénéficié d'un droit d'asile quasi-automatique. Mais depuis le 1er janvier, Berlin a réintroduit l'examen individuel des demandes, y compris pour les Syriens.

La restriction du regroupement familial était l'un des points âprement disputés de ce deuxième train de mesures, sur lesquels les partenaires de la coalition sont tombés d'accord jeudi soir : CDU et CSU voulaient le réduire drastiquement, ce que refusait le SPD.

L'idée, qui vise à rendre les conditions d'asile allemandes moins accueillantes, avait déjà été avancée en novembre par le ministre de l'Intérieur, le conservateur Thomas de Maizière, qui voulait y inclure les Syriens.

"Personne ne sait combien de personnes en Syrie ou dans les Etats frontaliers attendent que leurs demandes de regroupement familial soient approuvées", avait-il dit devant les députés du Bundestag (chambre basse).

Outre le placement de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie sur la liste des pays d'origine "sûrs" -- ce qui limitera de façon drastique les cas dans lesquels les ressortissants de ce pays pourront obtenir l'asile --, les partis de la coalition gouvernementale ont également décidé de faciliter l'apprentissage pour les jeunes demandeurs d'asile et de donner la priorité pour le regroupement familial aux futurs réfugiés "venant de Turquie, du Liban ou de Jordanie", a encore indiqué M. Gabriel, selon lequel il s'agit d'un "bon compromis".

"Je crois qu'aujourd'hui était un bon jour, puisque nous avons mis en route" ces mesures, a déclaré Mme Merkel après une réunion avec les patrons des Länder, les Etats régionaux allemands.

"Je me sens conforté par cette journée", a ajouté la chancelière, qui avait été très critiquée ces derniers mois, jusque dans son camp conservateur, pour sa politique migratoire.

Egalement salué par la CSU et son président Horst Seehofer, qui n'avait pourtant pas été avare de critiques envers la chancelière, ce compromis a été vivement critiqué par une importante association d'aide aux réfugiés allemande, Pro Asyl, qui l'a qualifiée de "décision tout à fait amère".

Avec AFP

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Israël signe un accord de paix avec les Emirats arabes unis

Le ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une cérémonie à l'occasion de la remise à l'armée de l'air israélienne du système d'interception David's Sling ("Fronde de David"), le 2 avril 2017.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu s’est félicité, jeudi, de la normalisation des relations entre l'Etat hébreu et les Emirats arabes unis. Pour lui, une nouvelle ère commence dans les relations entre Israël et le monde arabe. 

M. Netanyahu a déclaré, lors d'une allocution télévisée, avoir eu une discussion trilatérale avec le président américain Donald Trump et le cheikh émirati Ben Zayed. Les trois hommes ont convenu d'un accord de paix complet avec des échanges d'ambassadeurs et des échanges commerciaux y compris des vols directs entre Abou Dhabi et Tel-Aviv".

"Les Emirats vont investir des sommes importantes en Israël. Il s'agit d'une ouverture pour la paix dans la région", a affirmé le Premier ministre israélien, se félicitant de ce troisième accord de paix avec un pays arabe, après l'Egypte et la Jordanie.

La normalisation des relations entre l'Etat hébreu et les Emirats faisait partie du plan Trump pour le Proche-Orient; qui prévoyait aussi l'annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies juives en Cisjordanie occupée, un projet décrié par les Palestiniens et plusieurs pays européens et ceux de la région.

Cette normalisation aura pour effet de "reporter" les projets israéliens d'annexion, a dit M. Netanyahu qui affirme n'avoir pas "renoncé" à cette option.

Pour le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, la normalisation des relations entre Abou Dhabi et Tel-Aviv "ne sert pas la cause palestinienne" et constitue un "chèque en blanc" pour la poursuite de "l'occupation" par l'Etat hébreu.

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