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Les musulmans en colère contre l’interdiction des activités religieuses dans les espaces publiques au Bénin


Des musulmans prient dans une mosquée de Californie

"Ceux qui sont prêts à mourir pour cette cause, n’ont qu’à lever leurs mains. Rendez-vous vendredi prochain", a lancé devant des centaines de fidèles un des responsables de la communauté musulmane à Cotonou, les appelant à braver la décision du gouvernement portant interdiction des prières et autres activités religieuses dans la rue et les espaces publics.

La communauté musulmane du Bénin est très en colère suite à la décision du gouvernement portant interdiction des prières et autres activités religieuses dans la rue et les espaces publics. Sur la liste d’activités interdites en plein air s’inscrivent entre autres la prière musulmane des vendredis, le chemin de croix des chrétiens catholiques pendant la période pascale et autres démonstrations de revenants qui conduisent souvent au blocage des voies empêchant la fluidité de la circulation.

Mais c’est la communauté musulmane s’est singulièrement sentie visée par la décision au point où certaines personnalités politiques d’obédience musulmane sont montées au créneau pour appeler les musulmans à passer outre la décision du gouvernement en occupant les rues et espaces publics les vendredis.

Des personnalités politiques du haut de leur estrade appellent presque à la rébellion. Elles étaient nombreuses à monter au créneau pour dénoncer une injustice, selon leurs dires, contre la communauté musulmane.

Pour la première fois, les esprits se sont échauffés depuis que l’opération de libération des espaces publics a démarré.

Un comité de crise a été mis sur pied pour essayer de contenir la colère des uns et des autres.

Le président de ce comité Abdouramane Salam penche pour un règlement en douceur du conflit mais trouve quand même osé le fait que le gouvernement s’en prenne à la croyance des Béninois.

Pour le ministre de la justice Joseph Djogbenou le gouvernement n’a jamais interdit une quelconque manifestation de la foi mais refuse que les espaces publics servent de lieux de manifestation de cette foi là

Aboulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du développement, le gouvernement fera tout pour que cette crise ne prenne pas des proportions inquiétantes.

Vendredi, l’appel au non-respect de la décision du gouvernement n’a pas été respecté. Un repli stratégique en attendant la réunion de crise avec le chef de l’état en week-end. Précisons que les autres communautés religieuses ne se sont toujours pas prononcées sur la décision.

De Cotonou Ginette Fleure Adande pour VOA/Afrique

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