Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Europe

Bélarus: l'OSCE dénonce des "tortures" et appelle à annuler la présidentielle

L'opposante Svetlana Tikhanovskaya en conférence de presse le 10 Aout 2020 à Minsk.

L'OSCE, dans le premier rapport majeur indépendant publié sur le Bélarus, appelle à annuler les résultats de la présidentielle d'août et décrit des "tortures systématiques" et des "violations massives des droits de l'Homme".

"Il y a des preuves accablantes montrant que les élections présidentielles du 9 août 2020 ont été falsifiées et que des violations massives et systématiques des droits de l'Homme ont été commises par les forces de sécurité en réponse à des manifestations pacifiques", selon ce document discuté jeudi à Vienne devant le Conseil permanent de l'organisation.

Le rapporteur Wolfgang Benedek, déjà auteur en 2018 d'une étude internationale démontrant les persécutions du pouvoir en Tchétchénie, a collecté des centaines de témoignages, accompagnées de photos et vidéos.

Il évoque des "tortures et traitements inhumains ou dégradants (..) généralisés et systématiques", visant les protestataires mais aussi des passants qui se trouvaient au mauvais endroit.

Dans ce texte, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) demande de nouvelles "véritables" élections répondant à des critères internationaux", en présence d'observateurs indépendants.

Agissant sur requête de 17 Etats, dont la France, les Etats-Unis ou le Royaume-Uni, M. Benedek a reçu 700 observations écrites et procédé à des entretiens en ligne faute d'avoir pu se rendre sur place, le Bélarus ayant refusé de coopérer.

Depuis sa réélection contestée le 9 août, le chef de l'Etat Alexandre Loukachenko, 66 ans dont 26 au pouvoir, fait face à un mouvement de protestation historique qui réunit chaque semaine des dizaines de milliers de manifestants.

Cette enquête "met en lumière la fraude qui est au cœur des élections présidentielles et les actions abjectes du régime de M. Loukachenko", a réagi dans un communiqué le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab.

"De nouvelles élections libres et justes doivent désormais être organisées", a-t-il insisté.

Les Etats-Unis ont livré le même message, par la voix de leur ambassadeur auprès de l'OSCE, James Gilmore. "Ces abus épouvantables ont lieu au cœur de l'Europe en 2020", s'est-il insurgé, appelant à la tenue d'un scrutin en toute transparence.

Figure de proue de l'opposition, exilée en Lituanie, Svetlana Tikhanovskaïa se trouvait à Vienne jeudi pour rencontrer les ambassadeurs de l'OSCE et s'entretenir avec le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Toutes les actualités

Turquie : un hélicoptère militaire s'écrase, 11 morts dont un général

Des soldats turcs chargent un avion-cargo militaire avec un don d'équipement de protection individuelle offert par la Turquie pour aider les États-Unis à combattre le coronavirus, à l'aéroport Etimesgut près d'Ankara, en Turquie, le mardi 28 avril 2020.

Onze militaires turcs, dont un officier de haut rang, sont morts jeudi quand l'hélicoptère qui les transportait s'est écrasé dans le sud-est de la Turquie, a annoncé le ministère de la Défense, évoquant un "accident".


"Neuf soldats héroïques sont tombés en martyrs et quatre ont été blessés dans cet accident", a déclaré le ministère dans un communiqué, précisant que celui-ci s'était produit dans la région de Bitlis.

Le ministère de la Défense a ensuite indiqué que deux autres militaires avaient succombé à leurs blessures.

Selon un député du parti au pouvoir AKP, Tolga Agar, le général Osman Erbas, qui commande la huitième armée, figure parmi les morts.

Selon le ministère de la Défense, l'appareil, un Cougar fabriqué par Airbus, a décollé de la ville de Bingöl pour se rendre à Tatvan peu avant 11H00 GMT, puis a disparu des radars une demi-heure plus tard.

Les autorités sont parvenues à localiser le lieu du drame après avoir déployé des drones, un avion de reconnaissance et un autre hélicoptère.

Les raisons de l'accident n'ont pas été précisées dans l'immédiat, mais d'après des images diffusées par les chaînes de télévision turques, la région où celui-ci s'est produit était baignée dans un épais brouillard.

"Notre douleur est grande", a réagi Ibrahim Kalin, le porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan.

L'ambassade des Etats-Unis à Ankara a fait part sur Twitter de ses "sincères condoléances". "Nos pensées vont aux familles des victimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux blessés", a-t-elle ajouté.

"Nous partageons la profonde tristesse de la Turquie", a déclaré l'ambassadeur de l'Union européenne en Turquie Nikolaus Meyer-Landrut dans un communiqué.

Selon une source diplomatique turque, le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a présenté ses condoléances au ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu, et l'a assuré de "la solidarité" de l'Alliance avec la Turquie.

Les ministres turcs de la Défense et de l'Intérieur devaient se rendre sur les lieux de l'accident dans la soirée, selon les médias turcs.

L'armée turque mène régulièrement des opérations dans le sud-est de la Turquie contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qualifié de "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux.

En 2017, un hélicoptère militaire, également de type Cougar, s'était écrasé dans la province de Sirnak, frontalière de la Syrie et de l'Irak, faisant 13 morts.

La liberté est en déclin pour 75% de la population mondiale

La liberté est en déclin pour 75% de la population mondiale
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:02 0:00

L'avenir de la présence militaire française au Sahel en débat à l'Assemblée française

Un véhicule blindé français passe par le mont Hombori lors du début de l'opération française Barkhane dans la région du Gourma au Mali, le 27 mars 2019.

Les ministres français des Affaires étrangères et des Armées ont défendu jeudi à l'Assemblée nationale la poursuite des efforts militaires français au Sahel, devant des députés soucieux d'en comprendre l'avenir et la stratégie après huit ans de présence ininterrompue.

"Il nous semble aujourd'hui légitime, utile et nécessaire de débattre de la stratégie de la France au Sahel" après huit années d'engagement militaire dont "nous pouvons être fiers", mais à l'important "coût humain" (50 morts au combat) et "financier" (un milliard d'euros par an), a souligné en préambule le député de la majorité présidentielle Thomas Gassilloud (Agir ensemble).

"Si les résultats obtenus sont réels" depuis le sursaut militaire décidé début 2020 au sommet de Pau (sur-ouest), "la situation sécuritaire au niveau régional demeure préoccupante", a-t-il souligné. En matière de gouvernance et de développement, "le bilan reste trop léger". Et sur le plan militaire, "les renforts européens sont précieux mais fragiles", a-t-il constaté, plaidant pour une implication accrue des Etats sahéliens.

"L'opération Barkhane (5.100 militaires français, ndlr) n'est pas éternelle, mais aujourd'hui il n'est pas question de partir parce que nos partenaires nous demandent de continuer à les aider", a réagi la ministre des Armées Florence Parly, selon qui "la sécurité des Français et des Européens en dépend".

Mi-février, le président Emmanuel Macron avait annoncé que Paris ne comptait pas réduire "dans l'immédiat" les effectifs de Barkhane, appelant d'abord à "décapiter" les groupes jihadistes, notamment ceux affiliés à Al-Qaïda, qui continuent d'agir dans la région.

La France lutte "contre les groupes terroristes qui cherchaient hier à y établir un califat islamiste et qui, battus en brèche, poursuivent aujourd'hui une stratégie meurtrière de chaos et de déstabilisation", a fait valoir pour sa part le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, insistant sur la nécessité d'un "sursaut civil" et "de développement", déjà en cours selon lui.

Ali Boumendjel: Macron acte le mea culpa de la France

Ali Boumendjel: Macron acte le mea culpa de la France
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:38 0:00

Plaidoyer visuel de l'UNICEF pour la réouverture des salles de classe

Plaidoyer visuel de l'UNICEF pour la réouverture des salles de classe
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:00 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG