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Au moins six morts dans un braquage dans l'est de la RDC


Un soldat congolais assure la sécurité devant la Banque centrale de la RDC, à Goma, 26 novembre 2012.

Au moins un policier et cinq autres personnes ont été tués samedi au cours du braquage d'un bureau de transfert de fonds à Goma, la capitale de la province déchirée du Nord-Kivu dans l'est de la République démocratique du Congo, indique une source policière.

"L'attaque d'un shop Airtelmoney (bureau de transfert de fonds de la société de téléphonie cellulaire Airtel, NDLR) a fait six morts dont un policier", a déclaré à l'AFP le général Vital Awashango, le chef de la police du Nord-Kivu, interrogé sur le vent de panique qui s'était emparé de Goma.

Dans les échanges de coups de feu nourris entendus en fin de journée dans la ville, les policiers de faction "ont tué quatre bandits". Un policier et le préposé au bureau ont également trouvé la mort, a ajouté l'officier, assurant que le calme était revenu.

La multiplication des incidents isolés et les foyers de tensions actuels dans plusieurs régions de la RDC rappellent une vague de violences qui avaient éclaté simultanément dans l'est, dans le centre et dans le sud-est vers la fin de l'année 2016, coïncidant avec l'arrivée à son terme du mandat du président congolais Joseph Kabila qui a échu le 20 décembre.

En février, les évêques catholiques disaient redouter "une planification" de ces violences "en vue de retarder ou d'empêcher la tenue des élections" d'ici à la fin de l'année 2017, conformément à l'accord de partage du pouvoir signé le 31 décembre par la majorité et l'opposition en vue de sortir de la crise née du maintien de M. Kabila au-delà de la fin de son mandat.

Dans un entretien avec le journal allemand Der Spiegel, M. Kabila, qui n'a pas signé cet accord, a déclaré n'avoir "rien promis" sur l'organisation des élections avant "fin 2017".

L'accord prévoyait la nomination d'un Premier ministre issu de l'opposition et le déroulement de la présidentielle et des législatives cette année. Mais M. Kabila a nommé un dissident de l'opposition aux fonctions de chef du gouvernement, ce qui a été qualifié de forfaiture par la frange majoritaire de l'opposition.

La province du Nord-Kivu, comme l'ensemble de l'Est congolais, est déchirée par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

Avec AFP

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