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Au moins deux jihadistes présumés tués par l'armée française au Mali


Des soldats de la force française Barkhane à Inat, Mali, 26 mai 2016.

La force française Barkhane a tué au moins deux jihadistes présumés lors d'un accrochage le 8 septembre au Mali, au sud-ouest de Gao, a annoncé jeudi l'état-major des armées françaises.

"Le recoupement de différents indices a permis l'identification de campements de groupes armés terroristes" à Ndaki, près de la frontière avec le Burkina Faso, a déclaré le colonel Patrik Steiger lors du point de presse hebdomadaire de la Défense.

Une opération a été déclenchée le 8 septembre au lever du jour avec des hélicoptères d'attaque Tigre et des groupes de commandos montagne et parachutistes héliportés, appuyés par des Mirage 2000 et des drones Reaper de renseignement, a ajouté le porte-parole de l'état-major.

"Les commandos ont été pris à partie, ont riposté, tuant deux membres des groupes armés terroristes avant de s'emparer de l'objectif", a poursuivi le colonel Steiger.

Ils ont détruit des pick-ups et motos, saisi des Kalachnikov AK47, des munitions et du matériel permettant de réaliser des engins explosifs, a-t-il précisé.

La France a lancé une intervention militaire internationale d'urgence en 2013 pour stopper des groupes jihadistes, proches d'Al-Qaïda, qui occupaient le nord du Mali.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés par l'opération Serval - depuis devenue Barkhane, 4.000 hommes -, qui se poursuit encore dans cinq pays (Tchad, Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso) de la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l'Europe.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes mais dont l'application enregistre d'importants retards.

Avec AFP

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