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Au Tchad, la France promet à ses militaires des "moyens" contre les jihadistes

  • VOA Afrique

La ministre Florence Parly avec le président Emmanuel Macron en visite sur une base de l'armée française à Istres, France, le 20 juillet 2017.

La ministre française des Armées, Florence Parly, a commencé dimanche une tournée africaine au Tchad où elle assuré les militaires français engagés dans l'opération anti-jihadiste Barkhane qu'ils auront "les moyens nécessaires à l'exécution" de leur mission.

"Vous pouvez compter sur ma détermination pour que vous disposiez des moyens nécessaires à l'exécution de votre mission", a-t-elle déclaré devant le commandant de l'opération Barkhane établi à N'Djamena pour lutter contre les jihadistes en soutien avec les pays de la bande sahélo-saharienne.

"C'est mon combat, il est moins risqué que le vôtre, bien sûr, mais je veux vous le dire, car vous avez sans doute eu écho de récents débats parisiens", a-t-elle ajouté.

Le chef d'Etat-major de l'armée française Pierre de Villiers a démissionné de ses fonctions après s'être insurgé, à huis clos devant la commission de la Défense de l'Assemblée, contre les économies de 850 millions d'euros demandées à la Défense en 2017.

Le 13 juillet, le président français Emmanuel Macron l'a sévèrement recadré devant toute la hiérarchie militaire, jugeant "pas digne d'étaler certains débats sur la place publique".

Mme Parly doit s'entretenir lundi avec le président Idriss Déby Itno, puis au Niger avec le président Mahamadou Issoufou et au Mali avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, selon un communiqué du ministère.

La ministre effectuera une partie de ce déplacement conjointement avec son homologue allemande, Ursula von der Leyen.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l'opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d'une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel: Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso.

Cette force, qui devrait compter 5.000 hommes, nécessite un financement de 423 millions d'euros, loin d'être atteint. Les Etats-Unis notamment se sont montrés très réticents.

Mme Parly "réaffirmera le soutien de la France à la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel", une force "appelée à jouer un rôle essentiel pour combattre le terrorisme et les trafics qui contribuent à l'instabilité de la région".

"Dans les entretiens communs qu'elles auront avec leurs hôtes, au Niger et au Mali, la ministre des Armées et son homologue allemande auront par ailleurs l'occasion de marquer leur appui en équipement et en formation à la force du G5, ainsi que leurs efforts actifs pour mobiliser les partenaires européens et internationaux en soutien de son action", a souligné le ministère.

La France "fait le point" avec ses alliés africains

La ministre française des Armées Florence Parly a commencé à "faire le point" avec trois des partenaires africains de la France (Tchad, Niger, Mali) sur la mise en place de la force anti-jihadistes au Sahel appuyée par Paris.

"Je vais rencontrer le président nigérien et je vais visiter nos forces à Gao avec le président Ibrahim Boubacar Keita. C'est un moment très important puisque la force G5 Sahel se met en place", a-t-elle déclaré après une première rencontre avec le président tchadien Idriss Déby Itno.

Les dirigeants des pays du G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie), aiguillonnés par le président français Emmanuel Macron, ont acté le 2 juillet à Bamako la constitution de cette force antijihadiste conjointe et débloqué des fonds pour commencer son déploiement en septembre-octobre. Cette force doit être commandée par le général malien Didier Dacko.

"Après le sommet extraordinaire de Bamako, il était important de venir faire un point avec le général Dacko sur les étapes qui étaient franchies puisqu'un calendrier a été fixé par le président Macron en lien avec ses homologues du G5 pour rendre cette force aussi concrète que possible", a-t-elle ajouté.

Après avoir salué les "liens anciens et efficaces" de la France avec le Tchad, la ministre devait partir pour le Niger poursuivre sa tournée avec son homologue allemande Ursula von der Leyen.

Avec AFP

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