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Au moins trois civils peuls tués par des chasseurs traditionnels dans le centre au Mali

Des soldats maliens à Mopti, Mali, le 22 janvier 2013

Au moins trois civils peuls ont été tués dans le centre du Mali au cours d'une attaque attribuée à des chasseurs traditionnels, a-t-on appris jeudi de sources associatives et sécuritaire.

L'attaque a eu lieu mercredi dans le village de Soména, près de Djenné (région de Mopti, centre), où "des chasseurs traditionnels armés ont tué au moins trois civils peuls avant de les jeter dans un puits. Plusieurs autres civils peuls sont portés disparus", a déclaré à l'AFP Ousmane Diagayete, président de "Pinal Pulaku Afrique", une association panafricaine regroupant les Peuls.

L'information est confirmée par Abdoul Aziz Diallo, président de "Tabital Pulaaku Mali", principale association peule au Mali.

"Mardi, les chasseurs dozo ont encerclé le village de Soména. Ensuite ils ont égorgé tous les hommes du village avant de les jeter dans un puits", a précisé M. Diallo dans un message accompagné de photos envoyé à l'AFP.

>> Lire aussi : Dans le centre du Mali, un mélange explosif entre jihadisme et conflits communautaires

Une source de sécurité malienne a affirmé que "des civils ont été tués mercredi près de Djénné par des hommes armés", sans plus de détails.

"Les civils peuls sont encore une fois l'objet de la barbarie des chasseurs traditionnels, en toute impunité, ce qui n'est pas du tout normal", a indiqué M. Diagayete.

"Une équipe de sécurisation a été dépêchée sur les lieux pour éviter des débordements", a ajouté la même source de sécurité malienne.

L'incident de Soména intervient à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle au Mali pour lequel 24 candidats seront présents dont le président Ibrahim Boubacar Keïta.

>> Lire aussi : Au moins 32 civils peuls tués dans une attaque de "chasseurs" dans le centre du Mali

Les violences intercommunautaires se multiplient depuis trois ans dans le centre du Mali entre Peuls, traditionnellement éleveurs, et les ethnies bambara et dogon, pratiquant majoritairement l'agriculture. Appelés "dozos" en Afrique de l'Ouest, les chasseurs traditionnels sont, dans le centre du Mali, membres de l'ethnie dogon.

Les Peuls dénoncent régulièrement des exactions à leur encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes, de la part de ces chasseurs armés, tolérés voire encouragés selon eux par les autorités ou l'armée, ce que dément le gouvernement.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Malgré un accord de paix signé en mai-juin 2015, les violences ont persisté et se sont propagées depuis vers le centre et le sud du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

Avec AFP

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Une cinquantaine de migrants entrent à Melilla depuis le Maroc

Un Marocain gravit les barrières de l'enclave espagnole à Melilla, le 21 octobre 2018.

Une cinquantaine de migrants sont parvenus vendredi à entrer à Melilla en franchissant la clôture de cette enclave espagnole en Afrique du nord, a annoncé la préfecture locale.

"Environ 200 personnes ont tenté d'entrer de façon irrégulière et une cinquantaine y sont parvenus", a indiqué à l'AFP un porte-parole des services gouvernementaux.

Ce passage en force, dans la matinée, a fait six blessés légers du côté des forces de l'ordre et deux du côté des migrants, l'un d'entre eux ayant dû être hospitalisé après une fracture à la jambe.

Une centaine de personnes avaient franchi la clôture en mai lors d'une précédente tentative.

"Il n'y a pas tant de pression sur la frontière" que d'autres années, a signalé à l'AFP le porte-parole de la préfecture.

Les villes espagnoles de Ceuta et Melilla, au nord du Maroc, sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique, hautement sécurisées.

Les migrants essayant de gagner l'Europe les prennent régulièrement d'assaut pour parvenir à déposer, une fois en Espagne, une demande d'asile. D'autres tentent de gagner l'Andalousie par voie maritime.

Depuis le début de l'année, plus de 15.000 migrants ont gagné l'Espagne, dont environ 12.000 par voie maritime selon l'Organisation internationale pour les Migrations. Plus de 200 sont morts ou portés disparus.

CAN-2019 - Sénégal-Algérie: la fête a déjà commencé au pays des Lions

L'équipe du Sénégal lors d'un match de qualifications pour la CAN 2019, le 13 octobre 2018. (VOA/Amedine Sy)

Sûrs de la victoire face à l'Algérie en finale de la CAN-2019, les Sénégalais ont déjà commencé à faire la fête à Dakar et dans les villes de province, pavoisées aux couleurs du Sénégal, à quelques heures du coup d'envoi dans la chaleur du Caire vendredi (19H00 GMT).

Fort de son statut de mondialiste, de première nation africaine au classement Fifa, et de l'apport de son champion d'Europe Sadio Mané (Liverpool), le Sénégal rêve de vaincre le signe indien à l'occasion de la deuxième finale continentale de son histoire, après celle perdue en 2002 face au Cameroun.

Depuis le début de la matinée, les rues de Dakar sont rythmées par le son des coups de klaxon, des vuvuzelas et de la musique de son autre star internationale, le chanteur Youssou N'Dour.

Malgré la défaite (1-0) contre ces mêmes Algériens en phase de poules, "on va gagner, Inch Allah (si Dieu le veut). La coupe, ce sera au Sénégal cette année", affirme le vendeur ambulant Ibrahima Diallo, qui a rallié la place de la Nation, dans le quartier populaire de Colobane, plusieurs heures avant le début du match.

"La fête a déjà commencé et l'intensité va monter jusqu'à la fin du match", promet-il, alors que plusieurs centaines de supporters ont commencé à affluer vers ce lieu traditionnel de rassemblement. La place a été transformée en "fan zone" dotée de trois écrans géants et d'un large podium, où des groupes doivent animer une soirée que tous espèrent festive.

- Trottoirs repeints dans la nuit -

Dakar s'est mise sur son 31 pour soutenir ses Lions. "Nous avons nettoyé le quartier", sourit une collégienne, Adama Samb. Autour d'elle, dans les rues populaires du quartier de Bopp, les banderoles, poteaux électriques, troncs des arbres bordant les rues, et même les chaussées et trottoirs, repeints pendant la nuit, arborent les couleurs vert-jaune-rouge du Sénégal.

Un chauffeur de taxi rouspète. Il est "obligé de faire un détour" pour se rendre sur la corniche-ouest, où une autre "fan zone" était en cours d'installation à quelques mètres de l'océan.

Les cafés, restaurants et les centres commerciaux se préparent également à diffuser le match, même si de nombreux Sénégalais comptent le regarder en famille, à la maison.

A Kolda (sud), en Haute-Casamance d'où est originaire la star Sadio Mané, comme à Saint-Louis (nord), fief de l'ailier Ismaïla Sarr, la même fièvre et les mêmes couleurs ont envahi les rues, selon des correspondants de l'AFP.

Réaction des tchadiens sur la mission Apollo 11

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Afrique du Sud : Ramaphosa a trompé le Parlement (médiatrice de la République)

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa s'adresse au Parlement sud-africain le 22 mai 2019 à Cape Town.

La médiatrice de la République sud-africaine a affirmé vendredi que le président Cyril Ramaphosa avait trompé le Parlement sur une donation à sa campagne de 500.000 rands (environ 32.000 euros) faite par un groupe industriel sulfureux.

Busisiwe Mkhwebane, une juriste indépendante chargée de contrôler notamment les agissements de l'exécutif, estime que l'enquête qu'elle a menée prouve que le président, qui a promis à maintes reprises d'éradiquer la corruption dans son pays, a trompé le Parlement de façon "délibérée", quand il a répondu à une question de l'opposition.

M. Ramaphosa avait d'abord affirmé que l'argent versé en 2017 était un paiement à son fils Andile pour un travail de consultant pour l'entreprise de services Bosasa, impliquée dans de nombreux contrats publics suspects.

Il a depuis reconnu qu'il s'agissait d'une donation à sa campagne pour la présidence de son parti, le Congrès national africain (ANC), une bataille intense qui lui a permis de vaincre le candidat choisi par l'ancien président Jacob Zuma.

M. Ramaphosa a vivement réagi au rapport de la médiatrice, jugeant "malheureux", dans un communiqué, que Mme Mkhwebane n'ait pas accordé à ses explications "l'attention qu'elles méritaient".

Il "réaffirme sa détermination et son engagement à lutter contre toutes les formes de corruption" et que "personne, quel que soit le poste qu'il occupe, n'est au-dessus des lois". Ses services ont indiqué qu'il allait étudier le rapport avant toute action.

Il a promis de rembourser les fonds de campagne.

Dans son rapport, publié vendredi, Mme Mkhwebane souligne que "même si le président Ramaphosa a justifié son erreur en affirmant avoir reçu des informations incomplètes ou erronées, il a bien trompé le Parlement".

Selon elle, le président "aurait dû se donner le temps nécessaire pour pouvoir s'informer et donner une réponse exacte" avant de répondre à la question posée par Mmusi Maimane, chef du principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA).

"Je juge donc que la conduite du président Ramaphosa (...) même si elle était de bonne foi, n'est pas à la hauteur de ses fonctions".

Mme Mkhwebane ajoute que la façon dont les fonds ont été déplacés d'un compte à l'autre avant de finir sur celui de la campagne de M. Ramaphosa exacerbe les soupçons de blanchiment d'argent.

Elle demande donc aux procureurs sud-africains d'ouvrir une enquête pour savoir si ces soupçons sont avérés. Elle donne par ailleurs 30 jours au speaker du Parlement pour demander au président Ramaphosa de rendre publics tous les dons qu'il a reçus pour sa campagne.

Réélu en mai, M. Ramaphosa avait fait de la lutte contre la corruption son principal cheval de bataille dans un pays marqué par les scandales de la présidence de son prédécesseur, Jacob Zuma.

Les conclusions du rapport sont "plus préjudiciables que prévu", estime Darias Jonker, du cabinet d'analyse Eurasia, basé à Londres.

"Ce rapport va renforcer les plans de la faction (pro-Zuma de l'ANC) pour neutraliser et destituer Ramaphosa, vu qu'ils sont menacés par sa campagne anticorruption", a-t-il expliqué.

L'ANC est profondément divisé entre partisans de l'ex-président Zuma et soutiens de son successeur Ramaphosa.

M. Jonker a cependant exclu que M. Ramaphosa risque des poursuites pénales ou une destitution par le Parlement "à court terme".

L'AD a demandé que le président Ramaphosa comparaisse devant une commission parlementaire spéciale. "Ce qui est clair, c'est que cette affaire va beaucoup plus loin qu'on ne le pensait initialement", a déclaré M. Maimane.

Pourparlers reportés au Soudan sans fixer une nouvelle échéance

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