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Au moins 18 morts dans des violences mardi à Bangui

Des manifestants centrafricains devant le siège de la Minusca (vidéo)
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Des manifestants centrafricains devant le siège de la Minusca (vidéo)

Un cortège d'habitants du quartier musulman de Bangui, le PK5, est venu déposer mercredi matin devant le QG de la mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, les corps de 17 personnes tuées selon eux mardi dans des violences.

Quelques véhicules blindés de l'ONU étaient placés aux abords du camp de la Minusca, qui a été totalement bouclé mercredi matin.

"Hier, ils ont tué beaucoup de gens. Voilà les morts qu'on a amenés ici", a expliqué un homme à l'AFP, devant les corps drapés de blanc posés devant la porte close du QG de la Minusca.

>> Lire aussi : Un Casque bleu tué à Bangui

Mardi, des affrontements ont eu lieu entre une patrouille composée de Casques bleus et de soldats centrafricains, et des milices d'"auto-défense" auto-proclamées dans le quartier musulman du PK5 de la capitale. Un Casque bleu a été tué, huit autres blessés, et au moins 46 personnes ont été blessées durant ces échanges de tirs.

C'est la première fois qu'une telle flambée de violences s'empare de la capitale centrafricaine depuis l'élection de Faustin-Archange Touadéra, en 2016

"Le président Touadéra quand il était en campagne nous a promis de pas toucher un seul cheveu d'un sujet musulman si nous votions pour lui, ce que nous avons fait. Voilà le résultat", déplore Ryad, un manifestant du cortège.

Depuis plusieurs mois, le quartier PK5 de Bangui, où vit la majorité des musulmans de la capitale, est le théâtre de violences meurtrières.

La population commerçante du quartier avait arrêté début 2018 de payer les milices armées pour protester contre leurs violences, qui se sont poursuivies.

Dimanche, l'ONU et les forces de sécurité centrafricaines ont lancé une opération militaire pour démanteler ces groupes armés. L'opération, durant laquelle deux personnes sont décédées et une soixantaine blessées, est toujours en cours.

Mardi, une fusillade a éclaté en milieu d'après-midi à la limite entre le quartier du PK5 et le 3e arrondissement de la capitale.

"Une patrouille de Casques bleus rwandais appuyée par les forces de sécurité intérieure (FSI) centrafricaine et les forces armées centrafricaines (FACA) s'est fait tirer dessus et a poursuivi les assaillants jusqu'au quartier du PK5", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire.

Des occidentaux, en uniforme centrafricain, ont été aperçus aux abords du PK5 dimanche par l'AFP. Des rumeurs ont circulé depuis dimanche sur une présence de soldats russes - en Centrafrique pour former les Faca - dans les combats, sans que l'information puisse être confirmée de source indépendante.

"En repartant vers 18H00, ils ont tracté leur véhicule qui était endommagé et ils ont commencé à faire des rafales, à tirer sur les gens", a indiqué un manifestant à l'AFP. Les échanges de tirs ont cessé vers 19H00, a constaté l'AFP.

Ces violences interviennent alors que le chef du département des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, et le commissaire pour la Paix et la Sécurité de l'Union africaine (UA), Smaïl Chergui, sont arrivés à Bangui mardi pour une visite conjointe.

Avec AFP

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Le chef d'état major des armées remplacé dans un contexte sécuritaire tendu

Arrestation de militaire au Tchad (VOA/André Kodmadjingar)

Le chef d'état major général des armées tchadiennes, en poste depuis six ans, a été remplacé vendredi soir par le président Idriss Deby, moins de 24 heures après une attaque de Boko Haram dans le sud-ouest du pays qui a fait 23 morts dans les rangs de l'armée.

Par décret présidentiel, le chef de l'Etat a procédé vendredi à plusieurs changements à la tête de l'appareil sécuritaire. Le chef d'état major des armées, Brahim Seid Mahamat, a été remercié, après six ans de service.

Il est remplacé par Taher Erda qui était jusque là chef d'état major de l'armée de terre.

Egalement ancien directeur de la police nationale, M. Erda est un très proche du président Deby, avec qui il a combattu à ses côtés avant son accession au pouvoir en 1990.

Aucune explication n'a été donnée mais ce décret intervient alors que 23 soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une attaque du groupe djihadiste nigérian Boko Haram dans le sud-ouest du Tchad.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières essuyées par l'armée de N'Djamena depuis le début de la lutte contre les islamistes.

La réorganisation des services de sécurité touche également le cabinet militaire de la présidence.

Un général originaire du Tibesti (région du nord-est du Tchad), a notamment été nommé conseiller du chef de l'Etat chargé de la Défense nationale.

Depuis plusieurs mois, l'armée est déployée dans cette région, théâtre d'affrontements récurrents entre des orpailleurs et l'armée.

Par ailleurs, le Président Déby a également suspendu vendredi le chef d'État Major de l'armée de l'air et son adjoint.

Une annonce qui fait suite à la découverte vendredi des débris d'un hélicoptère de l'armée, qui avait disparu il y a plus d'une semaine, dans le nord du pays. Le crash, dont les causes font l'objet d'une enquête, a fait quatre morts.

Immense pays s'étendant de l'Afrique centrale à la bande sahélo-saharienne, le Tchad, allié des pays occidentaux dans la lutte anti-jdihadiste, est confronté à des défis militaires à chacune de ses frontières.

Le nord du Tchad, frontalier du Soudan, de la Libye et du Niger, est une région volatile du Sahel, désertique et peu habitée. Plusieurs groupes rebelles tchadiens ont établi leur base dans le sud libyen voisin.

Fin janvier, des rebelles tchadiens sont entrés depuis la Libye dans le nord-est du Tchad. Des frappes françaises ont stoppé l'avancée de la colonne.

Cyclone en Afrique australe: plus de 650 morts, risques d'épidémies

Une forêt au Mozambique

Le bilan du cyclone Idai au Mozambique et au Zimbabwe s'est alourdi samedi à 676 morts et devrait encore grimper au fur et à mesure de la progression des secours, qui peinent à atteindre des zones encore coupées du monde, ont prévenu les humanitaires, inquiets des risques d'épidémies.

"C'est un désastre naturel sans précédent. La zone affectée (au Mozambique) est d'environ 3.000 km2. Un désastre qui équivaut aux catastrophes majeures", a estimé samedi le ministre mozambicain de l'Environnement, Celso Correia.

"Malheureusement, personne dans la région ni dans le monde ne pouvait prédire un désastre d'une telle ampleur", a-t-il ajouté depuis Beira (centre), la deuxième ville du Mozambique, partiellement dévastée par les intempéries.

Selon le dernier bilan des autorités mozambicaines, Idai, qui a balayé la semaine dernière l'Afrique australe, a fait 417 morts au Mozambique, pays le plus touché.

Au Zimbabwe, 259 personnes ont été tuées et près de 200, dont 30 écoliers, sont toujours portées disparues.

Mais le bilan final sera "bien plus élevé" car "de nombreuses régions sont encore inaccessibles", a prévenu samedi la directrice générale de l'Unicef, Henrietta Fore.

"La situation va encore empirer avant de s'améliorer", a-t-elle mis en garde. "Les agences humanitaires commencent à peine à voir l'ampleur des dégâts. Des villages entiers sont été submergés, des immeubles rasés, des écoles et des centres de santé détruits", a-t-elle ajouté.

Les opérations de secours et d'acheminement de l'aide, avec hélicoptères, bateaux militaires, pneumatiques, de pêche, se poursuivaient samedi dans des conditions difficiles, compte tenu de l'effondrement de nombreuses routes et ponts.

"On n'a rien, les gens meurent comme des chèvres ou des poules. On n'a aucune aide. On meurt de faim", implore un habitant du district de Buzi (centre), l'un des plus touchés au Mozambique.

"Je suis en vie, mais j'ai tout perdu", témoigne Maria Maposa, évacuée en bateau de cette zone.

Samedi matin, une centaine de rescapés de Buzi sont arrivés au port de Beira, où ils ont reçu une soupe et des habits, a constaté un journaliste de l'AFP.

Nombre d'entre eux avaient besoin de soins après avoir été blessés par des tôles soulevées par des rafales de vent proches de 200 km/heure.

Au total, ce sont environ 2 millions de personnes qui sont affectées par le cyclone et ses inondations en Afrique australe.

- Risques de maladies -

"Il n'y a plus personne bloqué dans des arbres", a affirmé samedi Sebastian Stampa du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).

Mais "il y a encore des gens sur les toits" qui ont refusé d'être hélitreuillés, a-t-il ajouté, expliquant qu'ils survivaient en faisant sécher de la nourriture sur des tôles ou des toits-terrasses.

La décrue se poursuivait samedi. Mais Ocha a mis en garde contre de possibles nouvelles inondations en cas de fortes pluies.

A Beira, ville d'un demi-million d'habitants, la population s'attelait à déblayer et reconstruire.

L'électricité était progressivement rétablie dans certains quartiers. L'hôpital a de nouveau été connecté au réseau, selon Celso Correia.

La principale route qui conduit à Beira devrait être accessible dimanche et la voie ferrée est de nouveau utilisable depuis vendredi, "ce qui signifie que l'aide peut arriver plus facilement", s'est-il réjoui.

Des habitants ont commencé à reconstruire avec les moyens du bord des tôles gondolées emportées par le vent, des habitations de fortune.

Dans plusieurs écoles de la ville réquisitionnées, des milliers de rescapés s'entassaient, laissant craindre des épidémies.

"La promiscuité dans les centres d'hébergement, le manque d'hygiène, les eaux stagnantes et infectées posent des risques de maladies comme le choléra, le paludisme et les diarrhées", a prévenu l'Unicef.

Des informations contradictoires circulaient sur d'éventuels cas de choléra.

Le programme alimentaire mondial (Pam), qui distribue la nourriture, a déclenché son niveau d'urgence 3, équivalent aux crises au Yémen, en Syrie ou encore au Sud-Soudan.

"Des dizaines de milliers de personnes ont tout perdu. Avec l'étendue des dégâts qui se précise, le nombre de personnes dans le besoin augmente. On doit faire plus", a estimé le porte-parole du Pam, Herve Verhoosel.

Au Zimbabwe, les rescapés continuaient ce week-end à enterrer leurs morts, tandis que 120 corps ont été emportés par les eaux au Mozambique, selon Ocha.

Cinq morts dont un vice-ministre dans une attaque des shebab à Mogadiscio

La police somalienne et d'autres agents de sécurité enquêtent sur les lieux d'un attentat suicide à la bombe dans la capitale, Mogadiscio, le 1er octobre 2018.

Cinq personnes au moins, dont un vice-ministre du gouvernement somalien, ont été tuées dans une attaque lancée samedi par les insurgés islamistes shebabs contre un complexe administratif de la capitale Mogadiscio.

"J'ai vu les cadavres de quatre personnes, l'un d'eux en uniforme de la police", a dit à l'AFP un témoin, Abdulahi Mohamed. Le sénateur Ilyas Ali Hassan a ajouté que le vice-ministre du Travail et des Affaires sociales, Saqar Ibrahim Abdalla, avait également été tué.

Un premier bilan donné par les services ambulanciers faisait seulement état de onze blessés dans l'attentat à la bombe suivi d'un assaut contre le complexe abritant les ministères des Travaux publics et du Travail. L'opération a été revendiquée par les shebabs.

Un responsable de la police, Ibrahim Mohamed, a ajouté que l'assaut avait pris fin après que la police eut tué quatre assaillants.

"Il y a eu d'autres victimes dont des membres de la police", a-t-il dit sans plus de précisions.

L'opération a commencé par deux explosions près des ministères des Travaux publics et du Travail situés sur une grande rue de Mogadiscio, selon la police et des témoins.

Des hommes armés ont ensuite pénétré dans les bâtiments d'où les forces de sécurité ont évacué de nombreux membres du personnel tandis que des affrontements avaient lieu avec les hommes armés qui avaient réussi à entrer.

L'opération a été revendiquée par le groupe islamiste des shebabs, affilé à Al-Qaïda, qui poursuit une insurrection armée en Somalie contre ce qu'il considère comme une influence hérétique et étrangère.

Les attentats combinant l'explosion de bombes et des assauts d'hommes armés sont devenus une caractéristique des insurgés.

- Attentats en série -

Début mars, au moins 20 personnes ont été tuées dans une attaque des shebabs à Mogadiscio qui avait débouché sur un siège d'environ 22 heures.

Les islamistes ont également revendiqué un attentat à la voiture piégée qui a fait quatre morts et neuf blessés le 7 mars près d'un restaurant de la capitale somalienne, à proximité du palais présidentiel.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebabs ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Les Etats-Unis, qui opèrent en coopération avec l'Union africaine et les forces somaliennes, ont accru le nombre de leurs frappes aérienne contre le groupe: 35 en 2017, 47 en 2018, selon le chef du commandement américain en Afrique.

Les frappes se sont poursuivies début 2019. Début mars, le commandement américain pour l'Afrique (Africom) a annoncé avoir tué 26 shebabs dans une frappe aérienne "ciblée" dans la province de Hiran, au nord de la capitale.

L'armée américaine avait annoncé le mois dernier avoir conduit une frappe ayant fait 35 morts dans les rangs shebabs dans la région de Beledweyne (centre).

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