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La Minusca s'attaque aux groupes armés du PK5 à Bangui


Le contingent portugais de la Minusca patrouille à Bangui, le 8 avril 2018.

Les Nations unies et les forces centrafricaines ont lancé dimanche une opération visant des groupes armés dans le quartier du PK5 à Bangui, au cours de laquelle au moins 2 personnes ont été tuées et 56 blessées, selon l'ONU et des sources médicales.

Au moins deux personnes ont été tuées et 45 blessées, selon des sources hospitalières locales et Médecins sans frontières.

Onze Casques bleus, en majorité des Egyptiens, figurent parmi les blessés, dans cette "opération commune" des forces de l'ONU (Minusca) avec les forces de sécurité centrafricaines, a déclaré à l'AFP Hervé Verhoosel, porte-parole de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

Visant "les bases de certains groupes criminels", l'opération menée en coopération avec les forces de sécurité centrafricaines, qui a débuté à 02H00 du matin (01H00 GMT) dimanche "n'est pas terminée" et continuera "jusqu'à ce que l'objectif soit atteint", a souligné M. Verhoosel en fin d'après-midi.

>> Lire aussi : Au moins un Casque bleu tué et 44 blessés dans une attaque en Centrafrique

Huit personnes appartenant aux groupes armés baptisés "Force" ou "50/50" ont été arrêtées par la Minusca, qui a également saisi de la drogue et des munitions après la prise de contrôle des bases, a ajouté le porte-parole.

Cette opération intervient après un regain de violences depuis plusieurs mois dans le PK5, le quartier musulman et poumon économique de la capitale centrafricaine, alors que Bangui était relativement épargnée par les violences des divers groupes armés dans le pays.

Il y a une semaine, une patrouille de Casques bleus avait été prise pour cible par un groupe armé dans ce même quartier, essuyant des coups de feu.

Fin mars, la mission de l'ONU avait menacé de démanteler toutes les bases des groupes armés du quartier si ces derniers ne déposaient pas les armes, selon des sources concordantes.

Mi-février, après des violences répétées, l'association des commerçants du PK5 avait exigé de la Minusca qu'elle démantèle ces groupes armés, accusés de violences et d'exactions envers les commerçants et la population.

>> Lire aussi : Les facilitateurs de l'Union africaine ont rencontré les groupes armés en Centrafrique

Le PK5 a souvent été au coeur des tensions dans la capitale et les dernières populations musulmanes de la ville y vivent retranchées.

Les musulmans centrafricains sont souvent associés à la rébellion de la Séléka qui a renversé le président François Bozizé en 2013 et plongé le pays dans la violence.

L'ex-rébellion a été expulsée de Bangui en 2014 par une intervention militaire internationale.

Avec AFP

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