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Au moins un Casque bleu tué et 44 blessés dans une attaque en Centrafrique


Des Casques bleus dans le PK5 à Bangui, Centrafrique, 30 novembre 2015.

Au moins un Casque bleu a été tué et 44 autres ont été blessés dans une attaque menée par des combattants anti-Balaka, selon le communiqué de la Minusca.

Un casque bleu a été tué et 22 anti-balaka et 21 civils ont été blessés selon le communiqué de la Minusca.

Des assaillants ont attaqué mardi la base temporaire de la mission de l'ONU à Tagbara, à environ 60 km au nord-est de Bambari, selon M. Dujarric.

"Les Casques bleus de l'ONU ont riposté, après plusieurs heures d'échange de tirs, un casque bleu tué et 11 autres blessés. La Mission de l'ONU a déployé des renforts à Tagbara", a précisé le porte-parole de l’ONU.

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L’ONU révèle par ailleurs que sa mission en Centrafrique a découvert des corps de 21 civils, dont 4 femmes et 4 enfants à Tagbara.

"La nuit dernière, les casques bleus ont été informés que le groupe UPC (United for Centre Afrique) avait arrêté 23 personnes, dont 13 femmes et 3 enfants. Ils ont été relâchés pacifiquement à la mission de l'ONU et ont passé la nuit à la base temporaire de l'ONU pour garantir leur sécurité", a affirmé M. Dujarric.

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Les casques bleus ont lancé samedi une opération conjointe avec les Forces armées de la RCA au cours de laquelle ils ont secouru 15 Centrafricains pris en otage par l'Armée de résistance du Seigneur dans le village de Kumbu près d'Obo.

Condamnations

Des renforts ont été envoyés à Tagbara, située à 60 kilomètres au nord-est de Bambari.

Dans des déclarations, le Conseil de sécurité et le secrétaire général de l'ONU ont condamné les attaques contre les Casques bleus et des civils.

"Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus forts toutes les attaques, provocations et incitations à la violence contre la Minusca par des groupes armés et autres individus", indique un communiqué de la plus haute instance de l'ONU.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, "appelle les autorités de la République centrafricaine à enquêter sur ces attaques et à traduire en justice rapidement leurs auteurs", précise un autre communiqué de son service de presse.

Lundi soir, "des éléments de la base temporaire de la Force de la Minusca à Tagbara, avaient été informés que l'UPC (l'Union pour la paix en Centrafrique, ex-Seleka) détenait 23 personnes dont 13 femmes, 7 hommes et 3 enfants", a aussi indiqué l'ONU. Ces personnes ont été récupérées par des Casques bleus avant d'être hébergées sur leur base "afin de garantir leur sécurité", selon l'ONU.

"Rien ne pourrait justifier de tels actes qui peuvent être considérés comme des crimes de guerre", ont souligné les Nations unies dans leur communiqué. "Une enquête sera diligentée afin de ne laisser aucune place à l'impunité", a-t-on ajouté de même source.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. Le renversement du président François Bozizé par l'ex-rébellion de la Séléka avait entraîné une contre-offensive des milices d'"autodéfense" antibalaka, entraînant les 4,5 millions d'habitants dans une spirale de violences.

Aujourd'hui, en dépit de tentatives de médiations pour pacifier la Centrafrique, près de 80% du territoire restent sous la coupe de groupes armés et l'autorité étatique ne dépasse guère les faubourgs de la capitale, Bangui.

Les groupes armés combattent notamment pour le contrôle des ressources. L'intervention de la France (2013-2016) et de la Mission des Nations unies (quelque 12.500 hommes depuis 2014) ont permis début 2016 l'élection d'un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra.

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