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Au moins 12 paysans tués par Boko Haram dans le nord-est du Nigeria


Des membres du personnel de l’Association nationale de gestion des urgences (Nema) évacuent dans un sac en plastic une victime décédée lors d’un échange de tirs entre l’armée et les islamistes de Boko Haram, Nigeria, 27 avril 2018.

Au moins douze agriculteurs ont été tués samedi dans leurs champs par des jihadistes du groupe Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria, selon la milice civile engagée aux côtés de l'armée contre les insurgés.

Les assaillants sont arrivés à bord de deux camions à Kalle, un village situé à une vingtaine de km de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno.

"Ils ont utilisé des machettes pour tuer leurs victimes qui travaillaient dans leurs fermes", a affirmé à l'AFP un leader de la milice civile, Babakura Kolo.

"Jusque-là, nous avons retrouvé 12 corps dans les champs et la brousse environnante", a-t-il ajouté.

Trois personnes ont également été blessées dans l'attaque survenue samedi matin, vers 10H00 locales (09H00 GMT), alors que les agriculteurs étaient en pleine récolte d'arachides.

Les insurgés, qui étaient en possession de fusils, n'ont pas tiré pour ne pas attirer l'attention des soldats nigérians stationnés dans un village voisin, Molai, selon un autre responsable de la milice, Ibrahim Liman.

"Quand les agriculteurs les ont vus s'approcher de leurs champs, ils sont partis en courant dans toutes les directions mais les terroristes les ont poursuivis", a-t-il précisé.

Les insurgés "ont attaqué les agriculteurs avec des machettes, en tuant 12 et en blessant trois gravement", a-t-il confirmé.

Il n'était pas possible de déterminer dans l'immédiat quelle faction de Boko Haram avait mené cette attaque.

La faction loyale au leader historique Abubakar Shekau est connue pour cibler les civils, notamment dans des attaques de villages et des attentats-suicides.

L'autre faction, affiliée au groupe Etat islamique (EI), s'est davantage spécialisée dans les attaques contre les positions de l'armée et les symboles de l'Etat, même si elle a plus récemment été impliquée aussi dans des actions contre des civils.

Les jihadistes s'en sont pris régulièrement à des paysans ces dernières années, pour piller des vivres ou parce qu'ils les accusaient de fournir des renseignements à l'armée.

Avec AFP

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