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Boko Haram tue neuf villageois dans le nord-est du Nigeria


Des Nigériens se déplacent vers un abri, le 25 mai 2015.

Neuf personnes ont été tuées et neuf autres blessées dans l'attaque par des membres présumés du groupe islamiste Boko Haram de deux villages du nord-est du Nigeria, a déclaré jeudi une milice anti-djihadiste.

Des militants venus en camionnette ont attaqué les localités de Kalari Abdiye et Amarwa, à une vingtaine de kilomètres de la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri, mercredi soir.

"Les hommes armés, qui étaient manifestement des combattants de Boko Haram, ont tué neuf personnes et en ont blessé neuf autres", a déclaré à l'AFP Ibrahim Liman, responsable d'une milice civile locale engagée aux côtés de l'armée contre Boko Haram.

"Ils ont attaqué les villages vers 20h30 (19h30 GMT) quand il pleuvait et que les gens étaient à l'intérieur". Les villageois effrayés se sont précipités dehors où ils ont été abattus aveuglément", a déclaré un autre responsable milicien, Babakura Kolo.

"Les deux villages ont été complètement brûlés par les assaillants ", a-t-il ajouté, donnant un bilan similaire. Les deux villages se trouvent dans le district de Konduga, dans l'État de Borno, qui a été attaqué à plusieurs reprises au cours des neuf années d'insurrection de Boko Haram qui ont fait plus de 27.000 morts dans le nord-est du Nigeria, selon des chiffres de l'ONU.

En décembre dernier, six personnes ont été tuées dans un attentat-suicide sur un marché bondé d'Amarwa, tandis que 10 personnes ont perdu la vie en avril où deux femmes kamikazes ont attaqué le village. On ignore laquelle des deux factions Boko Haram était derrière les attaques qui n'ont pas été revendiquées.

Les combattants fidèles au chef Abubakar Shekau ont pris pour cible sans discrimination des civils, utilisant en particulier des kamikazes et des raids. Une autre faction soutenue par le groupe de l'Etat islamique s'est davantage concentrée sur l'attaque de cibles militaires et gouvernementales.

Mais des éléments plus radicaux en auraient pris la direction, faisant craindre une recrudescence de la violence contre les populations. Lundi, cette faction a exécuté une sage-femme du Comité international de la Croix-Rouge qui avait été enlevée avec deux de ses collègues lors d'un raid il y a six mois, ce qui fait craindre pour la vie des otages toujours détenus.

Avec AFP

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