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Nigeria

Au moins 10 soldats tués dans une attaque de Boko Haram

Des soldats de la 21e Brigade d'infanterie motorisée patrouillent dans les rues de Buea, région du Sud-Ouest du Cameroun, le 26 avril 2018.

Au moins 10 soldats nigérians ont été tués, neuf grièvement blessés et 12 portés disparus après l'attaque d'un convoi militaire dans le nord-est du Nigeria, revendiquée par l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP).

"Nous avons perdu 10 hommes dans des combats intenses contre les terroristes qui ont tendu une embuscade à nos soldats", mercredi, a expliqué jeudi un officier de l'armée sous couvert d'anonymat. "Neuf autres sont blessés et douze sont toujours portés disparus", a-t-il ajouté.

Le convoi a été attaqué à 06h45 GMT alors qu'il retournait sur sa base à Damboa (Etat de Borno), à 88 kilomètres de Maiduguri, a rapporté une autre source militaire, qui donne le même nombre de victimes.

Les échanges de tirs ont duré près d'une heure, et neuf combattants du groupe djihadiste ont été tués, avant que la colonne de l'armée nigériane ne se replie.

La ville de Damboa, qui se situe à la frontière avec la forêt de Sambisa, est habituellement la région de repli de la faction de Boko Haram dirigée par le leader historique Abubakar Shekau.

Toutefois, l'autre faction rivale du groupe, l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest, ISWAP, a revendiqué cette attaque jeudi, affirmant avoir tué 22 soldats dans le village de Machma, proche de Damboa.

Cette faction de Boko Haram a fait des centaines de morts parmi l'armée nigériane, les milices civiles de protection ou de la force armée conjointe régionale.

Ces dernières semaines, les troupes nigérianes et tchadiennes ont mené de nombreuses opérations militaires dans la région du lac Tchad, faisant pression sur les combattants djihadistes.

Selon des sources sécuritaires, les insurgés ont été forcés de se retrancher vers le Cameroun, notamment dans le district de Kuseri, ou sur les îles qui parsèment le lac Tchad.

Mardi, le gouverneur de l'Etat de Yobe, l'un des Etats du nord-est du Nigeria également touché par le conflit, a appelé au dialogue avec les djihadistes, arguant que la seule force militaire ne mettrait pas fin à l'insurrection.

"Les efforts militaires sont nécessaires, mais nous devons explorer la solution du dialogue", a déclaré Mai Mala Buni. "Comme l'histoire nous le montre, aucun conflit de cette nature, nulle part dans le monde, n'a pu être résolu avec la force seule."

Plus de 35.000 personnes ont été tuées dans ce conflit sanglant qui a détruit le nord-est du Nigeria et plus de 2 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer en raison de l'insécurité permanente dans la région.

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Une attaque jihadiste fait 30 morts dans le nord-est du Nigeria

ARCHIVES - Des soldats nigérians patrouillent le 12 octobre 2019, après que des hommes armés soupçonnés d'appartenir au groupe État islamique d'Afrique de l'Ouest ont fait un raid sur un village, tuant un soldat et trois résidents.

Trente personnes ont été tuées dans le nord-est du Nigeria dans une attaque menée par des jihadistes en représailles contre un raid de l'armée, a-t-on appris mardi auprès de deux responsables de milices.

Cette attaque a été menée samedi dans le village de Mudu, dans l'Etat de Borno près de la frontière avec le Tchad par des jihadistes de l'organisation Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), a-t-on indiqué de même source.

Elle n'a été connue que mardi en raison de la mauvaise qualité du réseau de communications, les jihadistes ayant détruit plusieurs relais de télécommunications dans la région.

Les 30 victimes étaient "des ferrailleurs qui se trouvaient dans la région à la recherche de véhicules calcinés, qui sont nombreux dans les villages du nord de Borno en raison des attaques terroristes", a déclaré à l'AFP Babakura Kolo, chef d'une milice dans la capitale régionale Maiduguri.

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Les hommes tués dans l'attaque étaient venus à pied depuis des camps pour personnes déplacées de la ville de Rann, à 80 km de là.

Selon un autre chef de milice, Umar Ari, l'Iswap a accusé les ferrailleurs d'avoir renseigné l'armée sur leurs positions dans la région.

"Les trente hommes ont eu la malchance de se trouver dans le secteur au moment où les terroristes pleuraient la mort de leurs deux commandants tués dans une opération militaire", a expliqué M. Ari à l'AFP.

Ces dernières semaines, l'armée nigériane a mené avec succès des raids terrestres et aériens contre l'ISWAP et les combattants rivaux de Boko Haram, tuant plusieurs commandants jihadistes.

L'ISWAP s'est séparé de Boko Haram en 2016, et s'est progressivement hissé au rang de groupe jihadiste le plus puissant de la région.

Les deux groupes s'en prennent de plus en plus souvent aux civils, notamment aux bûcherons, aux agriculteurs et aux éleveurs, qu'ils accusent de les espionner.

Les violences jihadistes ont fait plus de 40.000 morts et obligé quelque 2,2 millions de personnes à quitter leurs foyers dans le nord-est du Nigeria depuis 2009, selon l'ONU.

La plupart des personnes déplacées vivent dans des camps et dépendent de l'aide alimentaire fournie par les organisations humanitaires. Beaucoup d'entre elles se voient obligées d'abattre des arbres dans cette région aride pour obtenir du bois de chauffage, et de récupérer des ferrailles qu'elles vendent pour acheter de la nourriture.

Les violences jihadistes au Nigeria se sont étendues au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins. Pour les combattre, les armées des quatre pays, ainsi que celle du Bénin, ont réactivé en 2015 une Force multinationale mixte (FMM), créée en 1994 mais très peu opérationnelle depuis.

Élu décapité au Nigeria: aucun suspect n'a été identifié

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Un élu nigérian porté disparu a été décapité

La police nigériane de l'État d'Anambra

La police nigériane a découvert la tête coupée d'un législateur de l'État qui a disparu la semaine dernière dans l'État d'Anambra, dans le sud-est du pays, où le gouvernement accuse les séparatistes d'avoir perpétré une série de meurtres et d'enlèvements, a annoncé dimanche la police.

Okechukwu Okoye, un législateur de l'assemblée de l'État d'Anambra et son assistant ont disparu le 15 mai. Sa tête a été retrouvée samedi soir dans un parc de la zone du gouvernement local de Nnewi sud, a déclaré le porte-parole de la police de l'État d'Anambra, Tochukwu Ikenga.

"Le législateur a été tué. Sa tête a été retrouvée le long de la route de Nnobi. Il n'y a pas encore de suspect en garde à vue", a déclaré Ikenga. Le gouverneur de l'État d'Anambra a offert une récompense de 10 millions de nairas, soit envitron 24 000 dollars, pour des informations sur les tueurs.

Au début de ce mois, des hommes armés ont tué et décapité deux soldats dans l'État voisin d'Imo.

Le gouvernement accuse le peuple autochtone du Biafra (IPOB), un groupe séparatiste nationaliste au Nigéria qui vise à restaurer la République du Biafra, une région du sud-est qui a fait sécession avant la guerre civile nigériane et a ensuite rejoint le Nigéria après sa défaite face à l'armée nigériane. L'IPOB réfute toue accusation.

Le sud-est du Nigeria est secoué par l'insécurité et les violences, alors que les enlèvements contre rançon sont courants dans le nord-ouest.

Lapidation d'une étudiante: fin du couvre-feu dans le Nord du Nigeria

Le Nigeria est divisé de manière presque égale entre un Nord majoritairement musulman et un Sud à majorité chrétienne.

Les autorités de l'Etat de Sokoto, dans le nord-ouest du Nigeria, ont levé vendredi un couvre-feu mis en place après des troubles provoqués par le meurtre d'une étudiante chrétienne accusée de blasphème.

La semaine dernière, des dizaines d'étudiants de l'école Shehu Shagari ont lapidé leur camarade chrétienne Deborah Samuel puis brûlé son corps après avoir lu un commentaire qu'elle avait posté sur les réseaux sociaux, considéré comme offensant à l'égard du prophète Mahomet. L'affaire a suscité l'indignation à travers le pays et de nombreux appels ont été lancés pour que les coupables soient traduits en justice. Dans la foulée, la police avait indiqué avoir arrêté deux suspects.

Le lendemain de leur arrestation, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Sokoto pour exiger leur libération, détruisant des commerces et provoquant des affrontements avec les forces de l'ordre. Pour contenir les troubles, les autorités ont ensuite imposé un couvre-feu total dans la ville.

"Le gouverneur de l'Etat de Sokoto, Aminu Waziri Tambuwal (...) a levé le couvre-feu imposé sur la métropole de Sokoto avec effet immédiat", a indiqué le commissaire régional de l'Information, Bajini Galadanci, dans un communiqué.

Le gouverneur exhorte la population à "respecter la loi" et à rester calme, insistant sur la "nécessité d'une coexistence pacifique entre les habitants de l'Etat", a affirmé M. Galadanci. Selon le communiqué, le gouverneur a également interdit tout rassemblement public à travers l'Etat pour maintenir la paix.

Lundi, les deux suspects ont été traduits en justice à Sokoto où ils ont plaidé non coupable de meurtre, ont affirmé des sources judiciaires locales. Le juge a ordonné qu'ils soient placés en détention provisoire dans l'attente d'une décision sur leur demande de libération sous caution, ont ajouté ces sources.

Le Nigeria, géant de 215 millions d'habitants divisé de manière presque égale entre un Nord majoritairement musulman et un Sud à majorité chrétienne, est l'un des pays les plus religieux au monde. Dans l'islam, le blasphème, en particulier contre le prophète, est passible de la peine de mort selon la charia, instaurée en 2000 dans 12 Etats du nord nigérian.

Soupçonné de malversations, le contrôleur des finances du Nigeria suspendu

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