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Au lendemain des obsèques de George Floyd, son frère témoigne au Congrès

Le frère de George Floyd, Philonise Floyd, donne lors de l'audience du comité judiciaire de la Chambre sur les pratiques de police au Capitol à Washington, DC, États-Unis, le 10 juin 2020. Michael Reynolds / Pool via REUTERS

Le frère de George Floyd doit être entendu mercredi au Congrès, qui se penche sur "la crise de violences et de racisme au sein de la police" des Etats-Unis, au lendemain de l'inhumation de cet Afro-Américain asphyxié par un agent blanc.

La commission judiciaire de la Chambre des représentants, à majorité démocrate, organise une série d'auditions pour appuyer une proposition de loi présentée en début de semaine et qui vise à "changer la culture" au sein de la police des Etats-Unis.

"Nous ne pouvons pas fermer les yeux face au racisme et à l'injustice qui imprègnent trop de nos forces de police", a déclaré Jerry Nadler, le chef de la commission, en ouvrant la réunion. "La nation exige que nous agissions pour obtenir des changements significatifs".

Les forces de l'ordre sont sur la sellette depuis la mort, le 25 mai à Minneapolis, de George Floyd, asphyxié par le policier Derek Chauvin qui l'a plaqué au sol et a appuyé son genou sur son cou pendant de longues minutes.

Depuis, des foules de manifestants sont descendues dans les rues du pays - et même sur d'autres continents - pour réclamer justice et de profondes réformes au sein des quelque 18.000 services de police qui coexistent aux Etats-unis (police municipale, shérifs des comtés, patrouille des Etats...).


Au cri de "Black Lives Matter" (les vies noires comptent), ils ont dénoncé la "brutalité policière" qui vise de manière disproportionnée les Afro-Américains. De fait, près d'un quart du millier de personnes tuées par la police en 2019 étaient noires, alors qu'elles ne représentent qu'à peine 13% de la population américaine.

Face à cette colère, certaines agences ont annoncé de premières mesures: la police de Houston va renoncer à la pratique controversée des "prises d'étranglement" lors d'arrestations de suspects, celle de Minneapolis sera démantelée pour être remise à plat, celle de Washington ne fera plus de place aux syndicats dans les procédures disciplinaires...

Au niveau fédéral, le "Justice and Policing Act", soutenu par plus de 200 élus essentiellement démocrates, entend entre autres créer un registre national pour les policiers commettant des bavures, faciliter les poursuites judiciaires contre les agents et repenser leur recrutement et formation.

- "Le cou du système" -

Mais l'avenir de ce texte est très compromis au Sénat, à majorité républicaine.

Face à cette mobilisation sans précédent depuis le mouvement de lutte pour les droits civiques dans les années 1960, le chef de la majorité à la chambre haute, Mitch McConnell, a toutefois annoncé mardi qu'il chargeait le seul sénateur républicain noir, Tim Scott, de mener la réflexion pour le parti du président Donald Trump sur ce sujet.

En attendant, les élus démocrates ont convoqué plusieurs personnalités mercredi pour dénoncer un problème qu'ils jugent "structurel" et lié à la longue histoire esclavagiste du pays.

Outre Philonise Floyd, les élus doivent entendre l'avocat Benjamin Crump, qui défend de nombreuses familles de victimes, le chef de la police de Houston Art Acevedo ou une responsable de la puissante association antiraciste NAACP, Sherrilyn Ifill.

La veille, Benjamin Crump était à Houston, au Texas, pour les funérailles de George Floyd dont il représente la famille.

La cérémonie "lui a donné la dignité, le respect, l'humanité que les policiers de Minneapolis lui ont nié en restant agenouillés sur son cou pendant près de neuf minutes", avait-il lancé à l'issue des obsèques. "Ce que nous devons faire, avait-il ajouté, c'est garder nos genoux sur le cou du système jusqu'à ce que nous obtenions une justice égalitaire."

Dans l'église, ses proches avaient rendu un hommage ému à leur "superman", leur "doux géant" dont la stature de près de deux mètres n'a pas empêché le drame. Mais des appels plus politiques, à s'attaquer enfin au racisme qui gangrène la société américaine et à "nettoyer la Maison Blanche" avaient également résonné devant son cercueil.

George Floyd a ensuite été inhumé aux côtés de sa mère, Larcenia, décédée en 2018. Lors de son calvaire, il avait supplié le policier Derek Chauvin de le relâcher en implorant "maman".

Devenu le visage des brutalités policières, l'agent de 44 ans a été inculpé pour meurtre et est détenu dans une prison de haute sécurité. Trois de ses collègues impliqués dans le drame ont également été arrêtés et accusés de complicité.

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Des pirates diffusent une vidéo pornographique durant l'audience de l'adolescent accusé d'avoir piraté Twitter

Logo de Twitter : le 15 juillet, les comptes de certaines des personnalités les plus connues du monde ont été piratés. Un garçon de 17 ans a été arrêté en relation avec ce piratage.

Une audience, en téléconférence, de l'Américain de 17 ans accusé d'être le cerveau du piratage à la mi-juillet de comptes Twitter de personnalités a été interrompue mercredi par une vidéo pornographique, des cris et de la musique rap, rapportent des médias américains.

Organisée sur Zoom, elle devait permettre de discuter de la caution de 725.000 dollars fixée pour le résident de Tampa, en Floride, qui avait plaidé non coupable la veille de la spectaculaire attaque contre le réseau social.

Les interruptions ont été tellement fréquentes que le juge du tribunal local devant lequel l'adolescent comparaissait virtuellement a été contraint de suspendre temporairement l'audience, selon le journal Tampa Bay Times.

Elle a repris peu après et, malgré les nouvelles intrusions répétées de hackers usant de pseudonymes comme "CNN" ou "BBC", le juge a pu se prononcer contre la réduction de la caution demandée par les avocats du jeune homme.

Ce dernier a été arrêté vendredi avec deux jeunes de 19 et 22 ans, dont l'un réside au Royaume-Uni, et est inculpé notamment de fraude électronique.

Les enquêteurs le considèrent comme le cerveau de cette cyberattaque qui aurait permis de récolter plus de 100.000 dollars en crypto-monnaie.

Les pirates ont, selon Twitter, ciblé une poignée de salariés via une opération de hameçonnage par téléphone, afin d'obtenir leurs identifiants.

Ils ont ensuite attaqué 130 comptes, dont ceux de l'ancien président américain Barack Obama, du candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden et des fondateurs d'Amazon, Jeff Bezos, de Microsoft, Bill Gates, ou de Tesla, Elon Musk.

A partir de ces comptes, ils ont envoyé des messages aguicheurs incitant les abonnés à envoyer des bitcoins, une crypto-monnaie, soi-disant en échange du double de la somme envoyée.

L'attaque a écorné l'image de Twitter et relancé les débats sur la sécurité informatique à trois mois de la présidentielle américaine.

Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

Les autorités américaines imposent des sanctions à un homme d'affaires zimbabwéen

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa et le président russe Vladimir Poutine posent pour une photo lors du sommet Russie-Afrique dans la station balnéaire de la mer Noire à Sotchi, Russie, mercredi 23 octobre 2019. (AP Photo/Sergei Chirikov, pool photo via AP)

Le Trésor américain a imposé mercredi des sanctions financières contre l’homme d’affaires Zimbabwéen Kudakwashe Regimond Tagwirei, pour actes de corruption présumée.

Sa société, Sakunda Holdings, fait aussi l’objet de sanctions américaines, selon un communiqué des autorités fédérales.

"M. Tagwirei et d'autres membres de l’élite zimbabwéenne ont fait dérailler le développement économique du pays et ont porté préjudice au peuple zimbabwéen par des actes de corruption", a déclaré le secrétaire adjoint au Trésor, Justin G. Muzinich, dans un communiqué de presse.

Le communiqué indique que M. Tagwirei s’est appuyé sur ses liens avec des hauts fonctionnaires pour remporter des marchés publics. Il aurait aussi bénéficié d’un accès privilégié à des devises, qui sont pourtant en pénurie depuis des années au Zimbabwe.

Homme d'affaires prospère, M. Tagwirei est depuis longtemps lié au parti ZANU-PF au pouvoir au Zimbabwe et à de hauts fonctionnaires, tels que le président Mnangagwa et le premier vice-président Constantino Chiwenga. Ces deux personnalités figurent déjà sur la liste des sanctions américaines.

En vertu des sanctions annoncées mercredi, tous les biens et intérêts de M. Tagwirei et de sa société Sakunda Holdings qui se trouvent aux États-Unis ou qui sont sous le contrôle de ressortissants américains doivent être bloqués et signalés au Trésor.

Le Zimbabwe a été plongé dans la tourmente ces dernières semaines. Des citoyens, encouragés par le mouvement "Black lives matter", sont descendus dans la rue pour protester contre les violations des droits de l'homme et le manque d'aide du gouvernement alors que l'économie vacille sous le coup de la pandémie du nouveau coronavirus.

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