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Attaque au Burkina: les assaillants étaient "très jeunes" selon la procureure

La procureur du Burkina Faso, Maïza Sérémé, donne une conférence de presse à Ouagadougou, le 14 août 2017.

Les assaillants qui ont perpétré une attaque "terroriste" dimanche soir au Burkina Faso ayant fait au moins 18 morts étaient "très jeunes, de peau claire et noire", a affirmé lundi la procureur du Burkina Faso, Maïza Sérémé.

"Les assaillants étaient très jeunes, de peau claire et noire. Ils sont allés au combat pour mourir", a affirmé Mme Sérémé lors d'une conférence de presse, retransmise par la télévision burkinabè.

La procureure du Faso Maiza Sérémé
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L'attaque, menée par des jihadistes présumés, a visé le café-restaurant Aziz Istanbul, dans le centre-ville, particulièrement fréquenté par des expatriés au moment de la retransmission de grands matchs de football.

Au moins 18 morts lors d'une attaque "terroriste" à Ouagadougou (vidéo)
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"Ils (les deux assaillants) se sont remorqués sur une moto pour arriver sur le lieu du crime. Chacun des terroristes était armé d'un AK47 (fusils d'assaut Kalachnikov, NDLR). Nous avons retrouvé sur les lieux (...) beaucoup de chargeurs, certains ont été vidés et d'autres étaient pleins", a-t-elle ajouté.

La procureur a relevé des "similitudes dans le mode opératoire" avec l'attaque jihadiste sanglante du 15 janvier 2016, lorsqu'un commando avait attaqué avec des armes automatiques le café Cappuccino - situé à 200 mètres du restaurant Aziz Istanbul - et plusieurs autres établissements. Cette attaque, revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait fait 30 morts et 71 blessés, en majorité des étrangers.

L'assaut, donné par les forces burkinabè soutenues par des militaires français, avait duré une douzaine d'heures.

Dimanche soir, "ils (les assaillants, NDLR) ont riposté aux tirs pendant plusieurs heures, avant d'être abattus à l'arrière du bâtiment", a poursuivi la procureur, ajoutant que l'attaque "terroriste" a fait au moins 18 morts.

"22 personnes ont été blessées dont cinq agents des forces de défense et sécurité. 40 personnes ont également été libérées lors de l'assaut des forces burkinabè", a-t-elle précisé.

"Outre les huit Burkinabè, on dénombre un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Turc et deux Koweïtiennes", a précisé la procureur, qui a également fait état de "trois victimes non encore identifiées".

De son côté, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, a fait état de la mort de sept Burkinabè et huit étrangers - un Français, une Canadienne, un Sénégalais, un Nigérian, un Libanais, un Turc et deux Koweïtiennes.

Par ailleurs, selon Ottawa, une deuxième personne de nationalité canadienne figure parmi les victimes.

Une enquête a été ouverte pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, assassinat et tentative d'assassinat".

La procureure du Burkina Faso a également lancé "un appel à témoins afin d'aider à l'identification des complices ou des facilitateurs éventuels depuis la planification jusqu'à l'attaque terroriste".

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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