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L'ANC confirme "discuter" du départ anticipé du président Zuma


Le sud-africain Jacob Zuma arrive à une cérémonie, en Afrique du Sud, le 6 août 2017.

Le parti au pouvoir en Afrique du Sud a confirmé lundi que des discussions étaient en cours sur la démission du président Jacob Zuma, mais a indiqué qu'aucune date n'avait encore été fixée pour son départ.

"Nous avons convenu que le sujet était entre les mains des responsables. Il y aura des discussions entre les responsables (du parti), le président Zuma et le président (du parti Cyril) Ramaphosa", a déclaré le secrétaire général du parti, Ace Magashule, lors d'une conférence de presse.

"Il n'y a pas de décision prise pour renvoyer Jacob Zuma", a-t-il assuré. "Il n'y a pas de date butoir. On ne fonctionne pas comme ça (...) donnez-nous du temps à l'ANC pour discuter de nos problèmes".

"Nous n'avons pas pris de décision pour dire que le président Zuma doit partir ou que le président Zuma doit rester", a-t-il précisé.

L'ANC est "décidé à regagner la légitimité morale" et est "entré dans une nouvelle période de renouvellement", a assuré Ace Magashule, lui-même impliqué dans des affaires de corruption.

"Nous disons que là où il y a corruption, la justice doit suivre son cours", a-t-il dit.

Au pouvoir depuis la fin officielle du régime d'apartheid en 1994, l'ANC a vu sa popularité chuter depuis plusieurs années, minée par les accusations de corruption qui pèsent sur M. Zuma et les difficultés persistantes de son économie.

Fin décembre, Jacob Zuma a été remplacé à la tête de son parti par l'actuel vice-président du pays, Cyril Ramaphosa, qui avait fait de la lutte contre la corruption son leitmotiv de campagne.

Selon les analystes, ce dernier veut à tout prix se débarrasser du président au plus vite pour permettre à l'ANC de reconquérir ses électeurs avant les législatives de 2019.

Cyril Ramaphosa joue gros: en cas de victoire de l'ANC en 2019, il deviendra chef de l'Etat.

Avec AFP

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