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Décès d'un ancien leader noir collaborateur de l'apartheid en Afrique du Sud


Un sympathisant du Congrès national africain (ANC) tient une affiche anti-président Lucas Mangope et une jambe de mannequin lors d'un rassemblement à Mmabatho le 13 mars 1995.

Un ancien leader sud-africain pro-apartheid, qui avait dirigé l'un des territoires noirs créés par le régime raciste, est décédé à l'âge de 94 ans, indiquent des sources concordantes.

Lucas Mangope avait été chargé par le régime blanc d'administrer le territoire semi-autonome du Bophuthatswana (nord-ouest de l'Afrique du Sud) de 1977 à 1994, date à laquelle l'apartheid a été officiellement aboli.

"Mangope fait partie de ces personnalités (...) qui ont soutenu la planification sociale de l'apartheid basée sur la division ethnique", a estimé vendredi le Congrès national africain (ANC), le parti actuellement au pouvoir en Afrique du Sud et fer de lance historique de la lutte contre l'apartheid.

Il fut "un fervent opposant du projet de démocratisation de l'Afrique du Sud", a ajouté l'ANC dans un communiqué.

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Pendant le régime raciste d'apartheid, les Noirs étaient non seulement des citoyens de second zone, mais avaient vocation à devenir étrangers dans leur propre pays, pour prendre la nationalité d'un "homeland" ou bantoustan, territoire réservé à leur ethnie.

Le bantoustan du Bophuthatswana était ainsi conçu pour l'ethnie tswana.

Ces "Etats" au découpage territorial fantaisiste n'ont jamais été reconnus par la communauté internationale.

En mars 1994, un mois avant les premières élections démocratiques en Afrique du Sud, Lucas Mangope avait refusé aux citoyens de son enclave de participer au vote.

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S'en étaient suivis plusieurs jours de pillages et de violences dans la ville principale de Mafikeng. Des extrémistes sud-africains blancs étaient alors venus apporter leur soutien à Lucas Mangope.

L'une des images marquantes de la fin de son régime est l'assassinat, devant les caméras, de trois paramilitaires blancs par des soldats du Bophuthatswana.

Une fois l'apartheid aboli, Lucas Mangope avait été reconnu coupable de plus d'une centaine de délits de fraudes et vols, commis pendant ses années au pouvoir.

Avec AFP

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