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Amnesty International dénonce l'interdiction d'une conférence de presse à Yaoundé


Amnesty International

Les autorités camerounaises ont, selon Amnesty International, interdit une conférence de presse prévue mercredi à Yaoundé lors de laquelle l'organisation devait faire état de 300.000 lettres demandant la libération de trois étudiants condamnés à 10 ans de prison.

"Les autorités camerounaises ont interdit une conférence de presse d'Amnesty International prévue", mercredi matin à Yaoundé, indique un communiqué d'Amnesty, ajoutant: "les autorités n'ont donné aucun justificatif administratif écrit portant sur l'interdiction de la conférence de presse (...) Près d'une dizaine d'agents de sécurité en uniforme et en civil ont envahi l'hôtel très tôt ce matin demandant aux responsables de fermer la salle".

"L'objectif de cette conférence de presse était de partager le contenu de plus de 300.000 lettres et pétitions de personnes du monde entier envoyées au président Paul Biya pour lui demander de libérer trois étudiants condamnés à 10 ans d'emprisonnement par un tribunal militaire pour avoir fait circuler une plaisanterie sur (le groupe jihadiste nigérian) Boko Haram par SMS", selon la même source.

"Ces étudiants n'ont fait que partager une plaisanterie, et pourtant (...) ils pourraient passer dix ans derrière les barreaux et voir leurs perspectives d'avenir détruites", relève Amnesty: "nous nous joignons aux plus de 310.000 personnes dans le monde qui demandent aux autorités camerounaises de libérer ces étudiants".

Fomusoh Ivo Feh et deux de ses amis Afuh Nivelle Nfor et Azah Levis Gob, détenus depuis le 14 janvier 2015, ont été déclarés coupables de "non-dénonciation d'actes terroristes" le 2 novembre 2016.

Ils ont fait appel du jugement. Le procès, repoussé à plusieurs reprises, est désormais prévu le 15 juin, selon Amnesty.

Avec AFP

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