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Gabon

Ali Bongo bientôt en convalescence à Rabat

L'ancien président du Gabon Omar Bongo Ondimba lors de son 40e anniversaire au pouvoir, à Libreville, le 2 décembre 2007.

Le président du Gabon Ali Bongo Ondimba, hospitalisé depuis le 24 octobre à Ryad, viendra à Rabat "certainement la semaine prochaine" pour une période de "convalescence et de rééducation", a indiqué vendredi une source dans l'entourage du président Bongo.

Le président gabonais "viendra à Rabat dans un établissement hospitalier pour une période de convalescence et de rééducation", selon cette source.

"Les médecins estiment qu'il est transportable même pour un long trajet (...), il respire normalement, il communique de façon cohérente, les progrès sont notables", a affirmé cette source.

Le président Bongo arrivera à Rabat "certainement la semaine prochaine, les médecins sont en train de finaliser le dossier (...), la décision (de venir au Maroc) a été arrêtée il y a 24 heures, conformément à ses souhaits", a-t-elle conclu.

Depuis l'hospitalisation il y a presque un mois du président Bongo en Arabie saoudite, la présidence gabonaise a communiqué officiellement deux fois.

D'abord le 28 octobre pour annoncer que le président avait été admis à l'hôpital du roi Fayçal à Ryad à la suite d'un malaise dû à "une fatigue sévère", consécutive à "une très forte activité ces derniers mois".

Puis le 11 novembre pour dire que le président Bongo était "en phase de recouvrement de la plénitude de ses facultés physiques", reconnaissant ainsi de manière implicite la gravité de son état de santé.

Le porte-parole de la présidence, Ike Ngouoni, n'avait cependant pas précisé le mal dont souffrait le chef de l'Etat, âgé de 59 ans.

Une source étrangère proche du président Bongo avait peu auparavant affirmé à l'AFP qu'il avait "eu un AVC" (accident vasculaire cérébral), cause de son hospitalisation.

"Le pronostic vital n'est plus engagé, il n'est plus sous respiration artificielle" et il se trouve toujours à Ryad, avait déclaré la même source.

Mi-novembre, la Cour constitutionnelle du Gabon a modifié la Constitution pour pallier l'absence du président Ali Bongo Ondimba, une décision dénoncée avec véhémence par l'opposition et la société civile qui parlent de "coup de force".

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L'OPEP va relever le plafond de production pétrolière de 5 pays

Un pompiste remplit une voiture d'essence dans le quartier central des affaires d'Abuja, au Nigeria, le 1er avril 2020.

L'OPEP et les pays alliés, réunis au sein de l’OPEP+, ont convenu dimanche de relever les limites de production imposées à cinq pays, mettant fin à un différend qui avait fait chavirer les prix mondiaux de l'énergie.

Le désaccord, déclenché par la demande des Émirats arabes unis d'augmenter leur propre production, avait temporairement bouleversé une précédente réunion du cartel. Dans un communiqué publié dimanche, le cartel a annoncé que l'Irak, le Koweït, la Russie, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis verraient leurs limites augmenter.

Bonus pour l'Algérie et le Nigeria

Selon les nouvelles limites de production, les Émirats arabes unis pourraient produire jusqu'à 3,5 millions de barils de pétrole brut par jour à partir de mai 2022. Ce chiffre est inférieur aux 3,8 millions de barils par jour qu'ils cherchaient à obtenir au départ. La limite de l'Arabie saoudite, qui est de 11 millions de barils par jour, passerait à 11,5 millions, tout comme celle de la Russie. L'Irak et le Koweït ont connu des augmentations moins importantes.

En Afrique, le Nigeria et l'Algérie pourraient également voir leurs plafonds revus à la hausse.

En perte de vitesse depuis quelques années, l'OPEP a du mal à s’imposer comme dans les années 1970. Lorsque les États-Unis, qui ne font pas partie du Cartel, ont commencé à augmenter leur propre production pétrolière, l’OPEP a dû faire appel à des pays tiers comme la Russie pour diminuer ensemble l’offre pétrolière sur le marché et stabiliser le prix du baril.

C’est ainsi que naît en 2016 ce que l'on appelle l'OPEP+.

Les pays membres de l'OPEP sont l'Algérie, l'Angola, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Venezuela. Les membres de l'OPEP+ sont l'Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, le Kazakhstan, la Malaisie, le Mexique, Oman, la Russie, le Soudan et le Sud-Soudan.

Avec Reuters et Associated Press.

Un incubateur pour encourager l’initiative privée chez les jeunes gabonais

Jeune photographe ambulant à Libreville, le 7 juillet 2021.

Grâce à un incubateur de projets de nombreux jeunes gabonais créent leurs propres entreprises et espèrent voir de jours meilleurs après la pandémie.

Au Gabon, le chômage qui était déjà un problème avant la crise pétrolière qui a débuté en 2014, devient une préoccupation plus prononcée avec la crise sanitaire du coronavirus. Un peu plus de 20% des jeunes du pays sont sans emploi. Les plus courageux d’entre eux sont parvenus à créer leurs propres entreprises.

C'est le cas d'Axel, un passionné du numérique qui s’essaie dans la photographie depuis deux ans.

"C’est pour éviter les vices tels que l’alcool, la drogue et le braquage que je me suis lancé dans la débrouillardise. Je fais des recettes de 8 à 10. 000 francs CFA par jour. Avec ce que je gagne, je fais des tontines. Plus tard, je voudrais financer une formation dans la prise de vue", confie-t-il à VOA Afrique.

Les jeunes comme Axel se sont inventés un nouveau métier à Libreville: celui de photographes de rue, encore appelés photographes ambulants. Contre quelques centaines de francs CFA , ils proposent aux usagers de passage des prises de vue dans les grandes artères et surfaces commerciales de la capitale gabonaise.

A Port-Gentil, dans le sud-ouest du Gabon, où les mesures bien que salutaires de lutte contre la pandémie du covid19 ont fini par ruiner l’économie populaire, l’élite politico-administrative de la cité pétrolière vient de mettre en place un incubateur de projets.

Sur 5000 jeunes tirés au sort cette année, un cinquième, soit 1000 personnes, ont bénéficié d’un appui financier. Le programme cible les secteurs du transport, de la restauration de rue et de la manucure-pédicure.

Grâce à cette initiative, inspirée par la politique de l’égalité des chances prônée au sommet, Ghislain Boulingui est aujourd’hui responsable d’un service de transport de proximité.

"Je suis plus que content d’avoir bénéficié de cet incubateur de projets. Avec ma moto je fais le tour de ville pour proposer mes services à la nombreuse clientèle des points stratégiques de Port-Gentil comme son port maritime et les grands magasins. Il m’arrive de faire une recette de 70.000 francs CFA par jour. J’ai pu me libérer de la location en construisant ma maison", affirme-t-il.

Pour Pascal Wouangny Ambourouet, initiateur de l’incubateur des projets d’aide à l’entrepreneuriat, le but est d’aider une jeunesse désemparée par le chômage à s’autonomiser.

"Nous démontrons à partir de cette expérience qui fera certainement école sur l’ensemble du territoire national que la politique de l’égalité des chances n’est pas un vain mot. Le président y tient et c’est une vision que nous ses soldats nous devons appliquer sur le terrain pour le grand bien de notre jeunesse", martèle-t-il.

La Banque mondiale rapporte que 37% des chômeurs au Gabon sont les jeunes. Depuis 2017, l’une des grandes promesses du président Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009, est d’offrir 10.000 emplois par an à la jeunesse. Cette perspective semble avoir pris du retard à cause d’un contexte économique difficile, dû à la crise du pétrole et la pandémie mondiale du coronavirus.

Des enfants survivent en travaillant à la décharge de Libreville

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Entre 20 et 30% de Gabonais n'ont pas d'emploi

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