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Ahmadinejad dit qu'un de ses alliés est en grève de la faim en prison


L'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son proche allie Hamid Baghaei en conférence de presse, Téhéran, le 12 avril 2017

L'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad a indiqué qu'un de ses proches alliés, Hamid Baghaie, avait entamé une grève de la faim en prison après avoir été arrêté, jugé et condamné pour des motifs politiques.

Dans une lettre adressée au guide suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, et publiée par le site Dolatebahar, proche du guide, l'ex-président ultraconservateur affirme que "l'appareil judiciaire a condamné (Hamid Baghaie) à la peine la plus sévère possible, sans aucune preuve, sous le couvert d'accusations financières et à huis clos".

M. Baghaie, qui a été vice-président de M. Ahmadinejad, a été condamné à 15 ans de prison pour détournement de devises (3,76 millions d'euros et 590.000 dollars) et incarcéré ce mois-ci.

"M. Baghaie (...) est en grève de la faim depuis 14 jours pour protester contre cette injustice", écrit M. Ahmadinejad, qui en appelle au guide suprême. La santé de M. Baghaie "se détériore, il est à l'isolement depuis le jour de son arrestation".

Un autre ancien vice-président de M. Ahmadinejad, Rahim Mashaïe, a été arrêté ce mois-ci après avoir manifesté devant l'ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran contre l'incarcération de M. Baghaei.

MM. Ahmadinejad et Baghaie avaient été interdits de se présenter à l'élection présidentielle l'an dernier par le Conseil des Gardiens de la Constitution, organisme chargé de l'organisation de la plupart des élections en Iran.

Cité dans plusieurs affaires judiciaires impliquant certains de ses proches pour corruption, M. Ahmadinejad, président entre 2005 et 2013, a multiplié ces derniers mois les saillies virulentes contre le pouvoir, en particulier contre l'Autorité judiciaire.

Dans une précédente lettre à l'ayatollah Khamenei, le mois dernier, il avait demandé "la tenue immédiate d'élections présidentielle et parlementaires libres, sans l'intervention du Conseil des Gardiens de la Constitution ni interférence des appareils militaires ou de sécurité de façon à ce que le peuple puisse choisir sans contrainte".

En Iran, le populiste Mahmoud Ahmadinejad est détesté des réformistes, qui l'associent au mouvement de répression sanglant qui a suivi sa réélection contestée en 2009, mais il garde un certain soutien au sein des classes les plus pauvres, qui ont bénéficié pendant ses deux mandats d'importantes subventions étatiques.
Avec AFP

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