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Afghanistan : plusieurs policiers tués par erreur dans un bombardement américain

Les militaires américains et ceux de l'OTAN à Kabul en Afghanistan.

Au moins huit policiers qui combattaient les talibans dans le sud de l'Afghanistan ont été tués jeudi soir par erreur lors d'un bombardement aérien américain, ont indiqué vendredi des responsables.

Au cours de combats intenses avec les talibans à Lashkar Gah, dans la province du Helmand, "nos partenaires afghans (...) ont demandé un soutien aérien de précision", a indiqué le porte-parole de l'armée américaine en Afghanistan, le Colonel David Butler.

Il a ensuite expliqué qu'une "unité de coordination afghane" avait "signalé et confirmé que les zones étaient libres de forces amies" mais que "malheureusement elles ne l'étaient pas et un tragique accident s'en est suivi".

"Des forces de sécurité afghanes ainsi que des combattants talibans ont été tués lors de ces frappes", a-t-il ajouté sans avancer de bilan.

"Nous regrettons ces pertes de vies tragiques de nos partenaires" et "examinons le malentendu pour nous assurer qu'il ne se répètera pas", a ajouté le Colonel Butler.

Le bilan exact variait selon les sources entre 8 et 18 policiers tués et une dizaine blessés.

"Je confirme qu'il y a eu un bombardement aérien sur la police afghane et que huit policiers ont été tués et 12 autres blessés", a indiqué à l'AFP le porte-parole du gouverneur de la province du Helmand, Omar Zwak.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Nasrat Rahimi, a fait état dans un message à la presse de huit policiers tués et 11 blessés et indiqué qu'une "délégation conjointe (avait) été nommée pour enquêter".

Ataullah Afghan, chef du conseil provincial du Helmand, a pour sa part donné le bilan de 18 policiers tués et 14 blessés.

Seules les armées de l'air afghane et américaine mènent des opérations aériennes en soutien au troupes au sol. Elles ont intensifié ces derniers mois leurs frappes contre les talibans et le groupe Etat islamique.

Selon l'US Air Force Central Command, les Etats-Unis ont largué 7.362 bombes en Afghanistan en 2018, le nombre le plus élevé depuis au moins 2010.

Dans l'un des plus meurtriers tirs amis, 16 policiers afghans avaient été tués en 2017 cibles par erreur d'une frappe américaine dans le Helmand.

Le nombre de civils tués lors de ces frappes aériennes a lui aussi fortement augmenté cette année, selon l'ONU.

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Lutter contre le paludisme depuis l'espace : l'ambition de la Nasa en Birmanie

Anopheles gambiae : le moustique qui propage le parasite du paludisme.

Plusieurs maladies véhiculées par les moustiques sévissent encore dans certaines régions d'Asie du Sud-Est, la dengue, le virus Zika, le chikungunya, mais aussi le paludisme contre lequel la Nasa expérimente depuis l'espace une nouvelle technique en Birmanie afin de tenter de l'éradiquer.

Les scientifiques de l'agence spatiale américaine, en partenariat avec des chercheurs de l'université américaine du Maryland, exploitent des données satellitaires regroupant divers facteurs environnementaux comme la température, l'humidité du sol, les précipitations et la couverture forestière.

Ils les combinent ensuite avec des données socioéconomiques comme la densité de la population et le nombre de déplacements transfrontaliers.

L'objectif est d'identifier à l'avance les zones particulièrement sensibles au paludisme, pour que du personnel qualifié et des médicaments puissent être acheminés à temps afin de prévenir une éventuelle épidémie.

"Beaucoup de personnes utilisent dans une certaine mesure la modélisation spatiale (...) Mais pas avec la même intensité et les mêmes capacités que celles que nous avons ici", explique à l'AFP Tatiana Loboda, la scientifique qui pilote le projet en Birmanie.

L'expérimentation a débuté en 2017, mais l'équipe de la chercheuse a déjà constaté une forte corrélation entre le taux de déforestation et la maladie.

Une théorie (qui reste à prouver) est que ces zones, comprenant souvent des exploitations forestières, des mines et des plantations, accueillent un nombre particulièrement important de travailleurs migrants ou saisonniers qui transportent avec eux de nouvelles souches du parasite.

La tâche des scientifiques est délicate en Birmanie où plusieurs régions, théâtres de conflits entre l'armée et des factions rebelles, sont très difficiles d'accès. "Je voudrais couvrir l'ensemble du pays en effectuant des déplacements aléatoires (sur le terrain), mais je ne peux pas", déplore Tatiana Loboda.

Paludisme: les médicaments censés le guérir deviennent de plus en plus inefficaces
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Le nombre de décès dus au paludisme a chuté dans le pays de 3.900 en 2010 à 220 en 2017, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que cette maladie connaît une baisse massive du nombre de cas dans le monde depuis une dizaine d'années (-40%) et pourrait être éradiquée "en l'espace d'une génération", selon un rapport publié dans la revue The Lancet.

Mais la Birmanie héberge plusieurs formes de paludisme résistant au traitement standard et les experts craignent qu'elles se répandent notamment en Afrique subsaharienne où se concentre la majorité des décès.

La dengue et le paludisme, deux maladies qui se transmettent via une piqûre de moustique, présentent des signes cliniques relativement semblables (forte fièvre, vomissements...). Les zones les plus exposées au paludisme sont généralement les régions rurales ou reculées, tandis que la dengue est très active dans les zones urbaines ou semi-urbaines.

Papi Wong et Papi Chan : il n'y a pas d'âge pour être militant

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L'Afrique sollicite la générosité de la Chine pour ses projets de développement

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Commerce : la Chine va exempter de surtaxes douanières certains produits américains

Le président Donald Trump et le président chinois Xi Jinping à Mar-a-Lago en Floride le 7 avril 2017.

La Chine a publié mercredi une liste de produits américains qui seront exemptés des surtaxes douanières mises en place l'an dernier, au moment où Pékin et Washington doivent se retrouver en octobre pour des pourparlers commerciaux.

Les deux pays se livrent depuis 2018 une guerre commerciale qui s'est traduite par l'imposition mutuelle de droits de douane sur des centaines de milliards de dollars d'échanges bilatéraux.

Les exemptions annoncées mercredi couvriront 16 catégories de produits, à compter du 17 septembre et pour un an: elles vont des pesticides aux lubrifiants, en passant par certains produits pharmaceutiques, a annoncé la Commission des droits de douane du gouvernement chinois.

C'est la première fois que la Chine publie une telle liste depuis l'application l'an passé de surtaxes de 25% sur une série de produits importés des Etats-Unis.

Des droits de douane punitifs continueront de s'appliquer sur de grandes catégories de produits agricoles made in USA, comme le soja et la viande de porc.

Le gouvernement chinois a toutefois précisé mercredi que d'autres listes de produits soustraits aux surtaxes douanières pourraient être annoncées après étude et "en temps voulu".

Malgré les tensions bilatérales, la Chine et les Etats-Unis assurent maintenir le dialogue. Des négociateurs des deux pays doivent se retrouver début octobre à Washington.

La Corée du Nord annonce avoir encore testé un "lanceur de missiles multiple

Le test de mardi est intervenu quelques heures après que le régime nord-coréen eut affirmé être prêt à reprendre les négociations avec les Etats-Unis, au point mort depuis février.

Kim Jong Un a supervisé un nouveau test d'un "lanceur de missiles multiples de très grande dimension", confirmant des tirs d'essai signalés la veille par la Corée du Sud et alors que Pyongyang a proposé à Washington de reprendre les négociations sur son programme nucléaire.

L'armée sud-coréenne avait fait état d'un nouveau lancement de "projectiles" --un terme par lequel elle qualifie généralement les missiles balistiques de courte portée-- mardi à l'aube depuis le centre de la Corée du Nord. Ces projectiles ont volé environ 330 km avant de s'abîmer en mer du Japon.

L'agence nord-coréenne KCNA a annoncé que Kim Jong Un avait personnellement dirigé sur le terrain cet essai destiné à "mesurer le temps de déploiement" du lanceur de missiles. Elle a indiqué qu'au moins un autre test était encore à prévoir.

Un essai de ce "lanceur de missiles multiple" avait déjà été annoncé fin août par la Corée du Nord, qui a par ailleurs tiré de nombreux autres projectiles depuis le début de l'été.

Le test de mardi est intervenu quelques heures après que le régime nord-coréen eut affirmé être prêt à reprendre les négociations avec les Etats-Unis, au point mort depuis février.

"Nous voulons nous retrouver en face-à-face avec les Etats-Unis fin septembre, à une date et en un lieu dont nous pouvons convenir", avait déclaré lundi la vice-ministre nord-coréenne des Affaires étrangères Choe Son Hui.

Après une dangereuse montée des tensions, les deux pays ont entamé un dialogue inédit depuis la rencontre historique de Donald Trump et Kim Jong Un en juin 2018 à Singapour.

Mais leur deuxième sommet, en février à Hanoï, s'est soldé par un échec: le président américain a refusé de commencer à lever les sanctions en échange d'un simple début de désarmement nucléaire proposé par le dirigeant nord-coréen.

Les négociations sont depuis à l'arrêt, malgré l'annonce d'une relance imminente faite par les deux hommes lors d'un troisième entretien plus improvisé, fin juin à la frontière entre les deux Corées.

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